Partagez | 
 

 Journée boutique !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
Invité

MessageSujet: Journée boutique !    
15.02.14 0:10


Journée boutique !


Une nouvelle journée s’écoule. Lentement, les gouttes s’acheminent sur les toits de Sollvaec, coulant le long des gouttières des maisonnées aux façades resplendissantes. La couche de verni cachant la crasse d’en dessous. Depuis plusieurs jours que les nuages grincheux déversent leur contenu, ils finissent enfin par ne plus rien avoir à cracher. Le soleil, arraché à votre quotidien, revient donc fièrement en cette douce matinée, balayant de ses rayons la matière vaporeuse et ses larmes. Brillant fièrement dans la toile azure, et vous inondant d’une douce chaleur.

Accoudée à la fenêtre, tu regardes les fidèles passer sous ta maisonnée. De cette ouverture haut perchée, tu te sens toute puissante. Il te semble que les cieux sont là, tous près. Qu’il te suffirait de tendre le bras, de prendre un peu d’élan, et qu’enfin tu pourrais les sentir cotre ta peau, les palper comme tu le fait avec tes tissus. Mais tu sais que la hauteur possède ses risques. A force de grimper, on finit par se brûler les ailes, et la chute n’en est que plus douloureuse. Fatale. Pourtant, ça n’atténue en rien ton désir de prendre de la hauteur. Ton envie de t’envoler, de battre de tes propres ailes. Après tout, il n’y a aucun mal à réussir à passer dans le quartier moyen. A pouvoir rencontrer de nouvelles personnes, côtoyer de nouvelles âmes partageant tes croyances et tes centres d’intérêts.

Tu restes donc là, accoudée à cette fenêtre, observant la foule. Un sourire benêt s’étirant sur tes lèvres, tu te demandes un instant si les personnes haut gradées ressentent ça, elles aussi, en vous observant de leurs grandes tours d’ivoire. Se sentent-ils plus proche de votre dieu à tous ? Ont-ils l’impression d’être plus en harmonie avec Vaec ? Ou sont-ils simplement satisfaits de voir le peuple à leur pied ? Oui certainement…

Bougeant vigoureusement la tête dans un mouvement linéaire et horizontale, tu chasses ces idées malsaines de te tête. Non, bien sûr que non ! Ces gens sont trop bons pour penser à quelque chose comme ça. Soupirant, tu abandonnes ta contemplation de la vie quotidienne et retournes à l’intérieur de ta petite maison.

Il y fait sombre. Une table, petite et ronde, occupe le centre de la pièce réduite. Tu la traverses et vas dans ta chambre, elle aussi minuscule. Un claustrophobe ne se plairait pas ici. Mais tu t’es habitué à la sensation d’étouffement depuis des années déjà.  Tu t’approches d’une table basse, occupée par un amoncellement de petites bricoles, installée près de ton lit. Cierges,  bâtons d’encens, bijoux… c’est d’ailleurs un de ces trésors (disons cela, car chaque bricole de ce genre est pour toi une merveille) qui t’intéresse. Ouvrant précautionneusement un coffret en bois, à l’apparence vieille et soignée, tu en ressors ensuite un pendentif. Un fil brun, en cuire apparemment, auquel se pend une petite pierre. Elle ressemble à un petit caillou rouge terne, grossièrement taillé. Ton Jaspe brun.

Toujours accompagnée de ce petit sourire discret tu accroches la parure autour de ton coup, et regarde ton reflet dans un bout de miroir brisé. La pierre retombe sur ta robe, faite d’un tissu doux et frais. Ta propre création, que tu exhibes fièrement. Pas un modèle de plus extraordinaire ma foie, l’un de tes premiers exploits tout de même. Inspirant profondément, tu quittes ton appartement, retirant la petite clef de la serrure, et la glissant dans le corset de ta robe pour ne pas la perdre. Puis tu descends les escaliers jusqu’au rez-de-chaussée. Trois portes s’offrent à toi, dans ce petit hall exigüe. La première donne sur une petite habitation : les voisins avec qui tu partages cette maison à l’apparence grandiose. Simplement quand on est à l’extérieur. La seconde, s’ouvre sur le monde. Et la dernière, su ton monde à toi. Sur ton univers. Ton espace. Ton atelier.

Tu ouvres le passage de ton antre, et retrouves avec joie l’habituel désordre que tu as laissé la veille. Tu ranges rapidement les tissus dans leur coffre, sachant tout de même que tu les en sortira dans peu de temps. Tu remets les bobines de fils dans le panier en osier posé au pied de ta chaise de travail. Puis tu ouvres l’étalages, pose une nappe brune, tâchée ici et là de quelques liquides inconnus, qui te font froncés les sourcils un court instant. Pourtant, tu retrouves vite ton sourire et lances à la cantonade, telle une poissonnière :


« Par ici Messieurs, Dames ! Ici, nous avons forcément ce qu’il vous faut ! De la robe de soirée à la tenue de tous les jours ! »
avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
15.02.14 18:20


Oyé oyé !

Feat NEA.


Les voyages ne sont pas tous revivifiants. Partir dans de nouvelles contrées n'est point une partie de plaisir quand cela est imposé. S'éloigner de ses terres pour une mission n'est guère mirobolante. Jolhane n'a guère le temps d'admirer le paysage, de savourer les mets divers, de rencontrer des personnes. Même Sollvaec qui attire l'attention par son architecture sublime, qui éveille les sens par les activités présentes. Pas le temps, l'adage le temps c'est de l'argent fait parti du crédo des mercenaires. La Myrmidon ne fait pas exception. C'est pour cela qu'elle n'a pas créé d'esclandres à la frontière malgré les regards peu avenants et révulsés qu'elle a reçus.

Les pas se dirigent vers une destination précise. Aucune seconde de répit n'est accordé. Seuls quelques hochements de tête sont permis quand les regards se croisent. Rares sont les sourires, qui ne s'esquissent que pour saluer. Le moins d'attention sur soi est important. Créer des histoires en ces lieux risquent de lui attirer des foudres à la fois de la ville mais celles de ses camarades qui patientent bien tranquillement à Asmosa. Les sourcils se froncent à cette pensée mais les échos des multiples étalages déferlent et immergent tout passant.

Mais Jolhane ne s'attarde pas bien que les oreilles rosissent face à quelques promotions ou arnaques. Un panneau,, marqué d'une paire de ciseaux et d'une pelote de laine situe un trésor, un havre de paix perdu parmi les criées des marchands. Un minois éclaire les lieux. Une chevelure se détache du décor. Nea est devant son échoppe, dévoilant  son imagination de tissu. Il est temps de s'annoncer. Il est toujours cocasse de voir la mignonne blonde sursauter et prise à dépourvu

« - Bonjour demoiselle, voici votre cliente du mois ! J'ai une grosse commande pour vous. Vous sentez-vous prête de respecter ce contrat comme vous le faites si bien ? Mais avant...»

Un sourire taquin suit un silence. Jolhane contourne le stand ou du moins, saute par l'ouverture tel un félin agile et se retrouve aux cotés de Nea. Elle met ses mains pour pouvoir se faire entendre et d'une voix forte :

« - Robes, capes, veston ! Tout est possible et présent ! Ne ratez pas ce travail d'orfèvre ! Broderies détaillées, tissus de qualité, que de belles pièces ! Les retouches sont réalisés rapidement et encore si besoin est vraiment nécessaire ! Mais ces créations vous siéront dès le premier essai ! »

Cela peut paraître une flopée de mensonges vulgaires et pourtant la gente se retourne, curieuse de voir si les flatteries de Jolhane sont-elles pures fariboles ou non. Provoquer, dire la vérité, attiser les crédules attirent les clients potentiels. La mercenaire adresse un clin d'oeil à sa jeune amie et la laisse en pâture envers ces fauves affamés. Un murmure se glise dans les oreilles de Nea :

« - Je reste là pour t'aider. Bon courage. Montre-moi que tu sais te vendre et montrer que tes produits sont les meilleurs. »

Code by NKM

avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
15.02.14 22:37


Journée boutique !


La citée divine semble agitée, aujourd’hui. Cachée derrière ta façade, tu regardes le flot agité des passants. Il semblerait que tu ne sois pas la seule à qui l’astre solaire ait manqué, pendant tout ce temps : ses rayons ont l’air d’avoir un attrait sur la population modeste des bas quartiers. Ils sortent tous, comme appelés par la douceur ambiante. Pourtant, ils passent tous sans rien acheter. Quelques personnes font parfois mines de s’intéresser à ta petite boutique, avant de s’en aller, attirés par d’autres marchant qui s’usent à force de s’époumoner. Tu soupires, un peu déçue, avant de remplir, de nouveau, ton thorax d’air frai, et de relancer à la cantonade, tous genre de discours pour vendre tes articles.

Le sourire aux lèvres, tu vois une silhouette féminine s’approcher. Voilà ta chance ! Tu t’apprêtes à l’interpeller, mais finalement, c’est elle qui se campe devant toi. Lorsqu’elle marchait, le soleil dans le dos, tu n’as pas réussi à discerner ses traits. Mais maintenant qu’elle te fait face, tu n’as besoin que de quelques secondes pour la reconnaitre, et ton sourire se décuple.


« - Bonjour demoiselle, voici votre cliente du mois !
-Bonjour Madame ! Ravie de vous revoir à mon atelier !
-J'ai une grosse commande pour vous. Vous sentez-vous prête de respecter ce contrat comme vous le faites si bien ? »

Tu balances ta tête vigoureusement, faisant descendre puis monter, redescendre pour remonter de nouveau le sommet de ton crâne. Une nouvelle mission ? Super ! Tu pourras de nouveau occuper tes petits doigts de fée, les remettre à l’action. C’est donc, toujours rayonnante et un peu impatiente, que tu regardes ta cliente régulière.

Mais à ta grande surprise, elle ne passe pas commande dès maintenant. Non, à la place, elle fait passer son corps, souple et svelte, par dessus la tablette d’exposition, évitant le comptoir comme s’il n’avait même pas été là. Elle se retrouve donc à tes côtés, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Mettant ses mains en coupe autour de sa bouche, elle se met à son tour à jouer la marchande, s’époumonant pour attirer l’attention des passants.

Dans un premier temps, tu l’observes surprise par son initiative. A-t-elle remarqué qu’il n’y avait pas foule ? Sans doute. Ferait-elle ça pour te rendre service ? Tu es instantanément envahie par une bouffée de gratitude, envers cette jeune femme aux aptitudes variées. Mais après tout, une mercenaire est faite pour servir toutes les situations envisageables. Comme à chaque fois, tu as d’ailleurs envie qu’elle te raconte une de ses aventures, et ton habituelle fascination fait son retour au triple galop.

Malheureusement, les histoires, ce sera pour plus tard ! La brune te laisse en effet la place, après avoir fait retourner quelques âmes curieuses. Elle te met sous les feux des projecteurs et retourne dans l’ombre, te glissant à l’oreille qu’il est désormais temps que tu fasses tes preuves, que tu passes à l’action. Tu es donc –presque- seule, face à ces jeunes demoiselles qui s’avancent vers ton échoppe. Ton cœur s’accélère, palpite comme s’il voulait se faire la malle. Ta lèvre frémit, et ton sourire se fane légèrement, devenant crispé. Mais, ne voulant pas décevoir la jeune femme dans ton dos, tu retrouves tes ardeurs. Sourire agréable, salutations aimables, et preuves à l’appuie : tu as tout ce qu’il te faut pour réussir. Rangeant ta peur dans son placard, tu oses braver ton angoisse et les accueilles :


« Bi-Bien le bonjour, Mesdames ! Que puis-je faire pour vous ? Je suis à votre entière disposition. J’ai ici de fabuleux tissus qui n’attendent qu’à être porté ! Et je peux vous assurer que je suis capable de vous concocter des vêtements des plus resplendissants ! »
avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
16.02.14 10:53


Diffamation opulente.

Feat NEA.


Les tics, les mouvements anodins, les yeux dérivent sur tel ou tel point, les réflexes, les moues sont tant de détails qui donnent une dimension à l'esprit. Nul ne parvient vraiment à être impassible. Tout dépend de l'individu qui tente d'ouvrir le livre en autrui. L'agitation éveille les sens, la curiosité anime les gestes, le désir dirigent le regard. Jolhane s'amuse dans sa lecture. Son chapitre préféré demeure Nea. Bien que prévisible, les lignes qu'elle trace sont emplis de fraîcheur juvénile. Aujourd'hui, vendre des vêtements semblent anodins et pourtant pour la chevelure d'or, il s'agit d'une aventure d'un quotidien banal.

Les clients semblent satisfaits d'avoir dévorer l'étalage. Leur envie de commérage se rassasie et malheureusement pour eux, ils ne peuvent diffamer à propos de la couturière si jeune et pourtant aux mains habiles. La mercenaire esquisse un sourire avant d'aller fureter dans les étalages à l'arrière pour voir si les pages de l'ouvrage de Nea cachent des péripéties en tout genre. Des paragraphes peuvent être rédigés devant autant de tissus. Des nombreuses dessins peuvent remplir tout un ouvrage. Sans aucune gêne, une main se balade pour caresser les étoles et frôler les croquis. Un foulard attire l'oeil. Il est désormais réservé.

Les pas retournent vers la marchande en herbe qui semble avoir réussir à vendre certains de ses pièces. Son corps est détendu. La voix se fait plus légère, moins tremblotante. Les gestes semblent plus assurés. Le récit continue. Toutefois, un détail fait rosir les oreilles de Jolhane, qui rejoint immédiatement Nea. Cela est bien beau mais les obstacles aiment s'immiscer pour briser l'harmonie. Une dame aussi hautaine qu'une montagne peut l'être semble protester à propos des prix exorbitants de la blonde couturière. Les nouveaux clients hésitent tout à coup, certains reculent. Voilà un démon de conte dont tous aimeraient bien s'en priver.

Jolhane hésite et décide sans cœur de voir ce que Nea va trouver pour sortir d'une telle situation...

Code by NKM

avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
01.03.14 11:52


Journée boutique !


Les visages se retournent, observent avec curiosité, se rapprochent, appelés par la soif de comprendre d’où vient cette agitation. On se presse pour venir au premier rang, pour observer en premier les produits dont on vient de faire l’éloge. On palpe, on teste, on regarde d’un air supérieur avant de se rendre contre. Avant de s’apercevoir qu’en fin de compte, on a peut être pas raison, que cette boutique peut être capable de fournir de bons produits. La face passe d’ombrageuse  à satisfaite.  On s’intéresse, devient intrigué. On continue de t’écouter, glissant un œil aux autres créations que tu offres à leur vue. On caresse de nouveau l’étoffe.

Tu fais partager à leur sens de nouvelles découvertes, leur expliquant avec entrain et emportement quel tissu, quelle technique tu as utilisé pour réussir à confectionner ces habits.  Ravie de voir toute l’attention que l’on porte à tes vêtements. C’est un peu gênant d’être soudainement assaillie de questions, d’être sous le feu des projecteurs. Toi qui n’es habitué à n’avoir que quelques badauds  sur ton chemin, cette agitation féminine te monte un peu à la tête, mais tu ne perds pas pieds. Tu t’affirmes, prenant confiance en toi, en tes capacités. Ta langue se délie et tu t’accordes le loisir de plaisanter avec les potentielles acheteuses.

On t’achète une robe. On dépose quelques pièces d’or sur le comptoir et, satisfait, on s’en va flatter les mérites de ces petits doigts de fée qui se cachent derrière cette boutique. Tu remercies vivement, ne sachant comment exprimer la joie, la gratitude, et la plénitude qui t’envahissent autrement que par des sourires rayonnants et on ne peut plus sincère. Tu t’improvises tour à tour marchandeuse et couturière expresse. On te passe même commande. Tu prends note, invente de nouvelles tenues pour le plaisir de ces dames…

Mais le soleil ne peut briller éternellement. Sa chaleur semble s’atténuer. Sa splendeur décroitre. Et ses rayons semblent bloqués par l’arrivée de la tourmente. La femme semble froide et insensible à ton sourire, à ta douceur juvénile et à ton enthousiasme. Ton charme semble se heurter à sa carapace sans même effleurer sa sensibilité.  L’œil est suspicieux, désapprobateur, et la bouche acerbe. Telle une tornade, elle éclipse les derniers rayons du soleil qui illuminaient l’échoppe. Quelques mots lâchés, et l’on se recule. On se jette des regards en coin, on acquiesce silencieusement à la remarque, et se détourne du comptoir. Mais certaines âmes plus vaillantes restent. Où est-ce simplement l’appel de la ridiculisation publique, qui retient ces esprits malins ?

Ta gorge se serre. Ta voix se coupe et tu restes un instant à observer la femme. Elle est bien vêtue, et semble plus aisée que les autres. Elle se distingue de par son charisme froid. Elle force le respect d’un seul regard. Si ton charme enfantin n’a pas d’effet sur elle, ce n’est pas réciproque. Tu restes bouche bée et perdue. Tes moyens se sont envolés et tu redeviens une petite fille timide. Une petite fille effrayée, qui voudrait se cacher. Seulement voilà, tu n’as nulle part où fuir, et personne derrière qui te cacher. Il y a bien Jolhane, mais elle ne semble pas intervenir. Et puis, c’est à toi de défendre ton honneur. Seulement voilà, que répondre à sa pique ? Tu n’en a aucune idée. Tu baisses la tête, cachant ton visage honteux, et balbutie :
« Je ne… Je ne savais pas, Madame. C’est que… Je ne peux pas vendre à prix plus bas si je veux gagner mon pain… » Piètre excuse qui ne suffit pas. Elle te regarde de haut, et avec un grognement suffisant, marquant tout le dédain qu’elle a pour toi, s’en va flâner près d’autres échoppes, semant le désordre chez quelqu’un d’autre.

On hésite un instant, avant de finalement faire demi-tour. Te voilà de nouveau dans l’anonymat. Tu te retournes vers la mercenaire, la mine déconfite, le regard au bord des larmes devant le désastre.
« Je suis désolée. Je n’ai pas réussi à garder les clients que vous m’avez apporté ». Tu inclines la tête pour la remercier toute fois d’avoir fait cet effort.
avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
03.03.14 13:25


Bombe le torse, Nea.

Feat NEA.


L'index tapote le bras. Le regard est noir. Mais la colère se forge dans l'ombre. Les jambes se retiennent de rejoindre la jeune marchande et la main de flanquer une bonne rouste verbale envers cette empotée bourgeoise. Mais il ne faut pas pouponner. Il n'est guère appréciable et cela sera néfaste pour l'avenir qui se construit peu à peu. Cependant l'envie est irascible. La volonté d'envoyer paître cette vache meuglant s'insinue tentatrice. Les dents crissent, dévoilant une certaine impatience. Les oreilles sifflent. Les murs s'affinent et tout s'entend. La frustration augmente, rongeant les derniers barreaux. Puis la voix de Nea ramène à la réalité.

Jolhane l'observe cette menue amie, qui semble perdre les moyens. Les gestes sont hésitants, désordonnés. Non. Il faut la laisser s'en sortir même si elle revient bredouille. Pourtant le visage de cette opulente et viellote pimbêche s'incruste dans l'esprit. Il n'est pas temps de créer d'esclandre mais il est toujours agréable d'imaginer toutes sortes de tortures les unes plus douloureuses que les autres. Les pleutres clients restants s'écartent. Eux aussi mériteraient un faire-part de la mercenaire, qui se voit alors comme un pourfendeur de chemise de soie. Elle se dit pour soulager sa colère que cela pourrait être une bonne histoire avec un cheval au nom de Tornado.

L'attention est reportée sur la penaude Nea. Un soupir s'échappe. Une pichenette est assénée sur ce front honteux. L'index s'agite. La silhouette dessine une posture assurée. Le visage se fait faussement accusateur. Puis un instant de silence s'écoule avant que la main se pose et ébouriffe sans pitié la longue chevelure. Il faut la requinquer la petite. Bien que Jolhane ait envie de la gâter, son coté pieds dans le plat ne lui permet pas de s'accorder des moments de réelle bienveillance.

« - Taratata. Tu as réussi à vendre quelques unes de tes œuvres. Alors ne te mine pas le moral. Tu es laide quand tu fais cette bouille. »

Jolhane en profite pour relever le visage de sa protégée et lui tirer les joues.

« - Mais la prochaine fois, ose tenir front devant tes clients. Ils sont les rois mais te doivent le respect, toi qui a choisi les tissus, les fils pour satisfaire leur désir, toi qui a passé du temps pour confectionner ces vêtements. Et surtout tu dois être fière de tes créations. Jamais tu ne dois accepter qu'on dénigre ton travail. Et si tu veux tu peux m'engager pour faire comprendre à cette dame qui est la patronne. »

Un petit sourire malicieux et les joues sont libérées. Jolhane tend la main et s'incline avant d'annoncer de vive voix :

« - Tiens et si nous aussi nous nous permettions d'acheter quelques fournitures ? Guide-moi. J'ai envie d'une écharpe tissée. Voudrais-tu bien m'en confectionner une, ma chère Nea ? Je pourrais comme cela t'apporter des clients du monde entier. Après tout, mes histoires doivent te lasser, non ?»

Code by NKM

avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
04.03.14 9:41


Journée boutique !


La tête baissée, tu laisses quelques mèches dégringoler de derrière tes oreilles. Les fils dorés tissent ainsi un rideau te protégeant du regard de Jolhane. Comme si cette muraille de fortune pourrait te protéger de son regard rempli de déception. Malheureusement, ta chevelure n’intercepte pas le soupir de la mercenaire, qui parvient jusqu’à tes oreilles. Ton cœur se serre. Voilà, elle t’en veut. Elle se rend compte que cette intention qu’elle t’a accordé était veine, que toute cette énergie dépensée pour te rendre service n’était qu’une perte de temps, que tu ne la méritais pas. Tu pinces ta lèvre inférieure entre tes dents, la mordant crescendo en sentant tes yeux te piquer et une boule désagréable se nicher dans ton ventre.

Tandis que tu t’apitoies sur ton sort, te montant la tête contre toi-même et ton incompétence, tu ressens uns vive douleur au front. La pichenette assénée par la brune est des plus inattendues, et te fait relever la tête, timidement. Tu risques un regard interrogateur, sourcils levés, en direction de ta protectrice. Un doigt danse devant ton nez, tandis que son visage te réprimande sans qu’elle n’ait besoin de rien dire. Tu sens la honte s’abattre sur toi. Ta morsure s’intensifie, à tel point que la douleur te fait grimacer et tout lâcher. Le silence est insoutenable et ton regard fini par fuir, observant un tableau moins lourd de reproches.

Puis une main vient mettre la pagaille dans la chevelure. On astique ton crâne avec bienveillance, créant un sac de nœuds sur ta tête. Tu te laisses faire, trop surprise par le geste pour réagir et essayer de riposter. De nouveau, les yeux se hissent vers la jeune femme, remplis de questions. Elle ne t’en tient pas rigueur ? Tu n’oses espérer autant, et pourtant… Son dialogue semble affirmer ce que tu souhaite. Sa dernière remarque fait immédiatement remonter le coin de tes lèvres, rassuré, et les yeux semblent s’assécher de toute cette eau qui les avait auparavant envahit.

Une main délicate et douce vint attraper ton menton, et finit de redresser ta tête. Tu lui fais face, délivrée de ces sentiments parasites. Sourire. Voilà ce que tu sais faire de mieux, et avec bon cœur. Ses doigts viennent ensuite pincer tes joues puis tirer légèrement et amicalement dessus. Tes sourcils glissent pour se rencontrer au dessus de ton nez, et tu laisses un gémissement à mi chemin entre la plainte et le rire s’échapper de tes lèvres rougies.

Retenant toujours ton visage en otage, Jolhane te remplit la tête de recommandations. Tu acquiesces comme tu le peu, n’osant pas trop bouger de peur de trop tirer sur tes joues. Tu sens une fois de plus une bouffée de reconnaissance pour elle, qui fait tant pour t’aider.
« Et si tu veux tu peux m'engager pour faire comprendre à cette dame qui est la patronne. » Un sourire t’est envoyé, et tes bajoues sont libérées. Tu le lui rends de bon cœur, et la remercies de nouveau, sans toute fois répondre, pensant qu’elle n’est pas sérieuse.

Une courbette, une main tendue. Tu y glisses te petits doigts agiles. Puis de nouveau un discours, que tu écoutes avec attention, comme chacun des mots qui sortent de sa bouche. Sa proposition de se balader un peu à l’extérieur, pour faire des achats, est accueillie avec un petit cri de joie, et un hochement vigoureux de la tête. Sa commande s’insère dans ta mémoire, et ton esprit vagabond commence déjà à confectionner mentalement sa demande
. « Après tout, mes histoires doivent te lasser, non ?» Tes traits prennent des accents outrés, choqués. Pensait-elle réellement cela ? Car elle était à dix milles lieux de la vérité ! Tu lui réponds donc avec fougue, renforçant tes paroles avec des gestes des bras : « Oh non Madame ! Vos histoires sont toujours accueillies avec joie ! Je ne me lasserai jamais de vous écouter ! Vous vivez des aventures si… Si incroyables ! Parfois je me dis que j’adorerai être comme vous… Bien sûr, je ne serai jamais aussi courageuse. Mais de toute façon, vous les vivez pour nous deux, ces péripéties ! » Tu lui souris pleinement, dévoilant une rangée de dents blanches, dont les quelques imperfections donnent du charme à ton minois.

Tu te retournes ensuite et débarrasses ton comptoir de son bazar, tu refermes l’ouverture, vous plongeant dans la pénombre. Puis tu attrapes un panier et une bourse bien maigre avec quelques pièces pour refaire ton plein. Tu attrapes la mercenaire par le coude, et la tire à l’extérieur (en passant cette fois par les portes
. « Vous n’avez qu’à me raconter une histoire en route, qu’en dites vous ? »
avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
04.03.14 22:51


Promenons-nous parmi les couleurs.

Feat NEA.


La fontaine de jouvence crée l'envie illusoire. La quête d'une telle légende semble mener vers la perte et les conséquences ne sont que l'effet tant fui. Pourtant, en ce moment-même, Jolhane a trouvé l'elixir de vie. Nul besoin de partir loin. La jeune couturière est là, candide, enjouée, sincère. Cela vaut bien toutes les merveilles au monde. Ici, la paix réside. Pas de missions, pas d'emprise du travail ne viennent entraver l'esprit harassé de la mercenaire. Bien que le visage s'assombrit devant cette naïve éloquence de Nea, la Myrmidon ne cherche pas à briser l'instant enthousiaste. Malgré le sourire qui se fait morose face aux dires de la cadette, l'aventurière ne pite mot, se désirant pas effacer la joie sur ce visage d'ange.

Il semblerait que la Sollvaenne ait elle-même puiser dans sa fontaine pour redoubler d'efforts, pour prouver qu'elle n'est plus dévastée par la malhonnêteté abondante de rares mais avares clients. La fine lame se détend. Mais la réalité est là, planant au dessus de l'aînée. Les hurlements des divers marchands alentour couvrent les réflexions et le remords qui tendent leur filet vers Jolhane. IL vaut qu'un jour elle fasse descendre Nea de son nuage. Les péripéties comme le dit si bien les blondes ne sont guère de tout repos. Il arrive que des mauvais rêves brise la sérénité du sommeil. Mais cet ouvrage rempli de vérité sera ouvert plus tard.

Nea se plane là, bien plus droite et robuste qu'elle ne laisse transparaître. Jolhane jette un coup d'oeil vers ses affaires. Pas de commentaire. Les bras se décroisent et n'ont le temps d'agir autrement. Le corps entier se voit embarquer dans une course effrénée. Un œil se ferme face à cette promenade quelque peu précipitée.Une question fuse aussi vite que l'écho des pas. La réponse n'est pas dite. Les rênes sont tirés. Les pieds s'ancrent. Le bras prisonnier tire fortement la demoiselle pressée pour qu'elle se retourne vers Jolhane, qui agite à nouveau son index. Le sourire n'a pas quitté son visage mais une moue mutine et un clin d'oeil indique l'amusement.

« - Oh là là, gente Nea. Ne penses-tu pas que partir dans tous les sens sans un vrai but peut nous faire rater de bonnes occasions et des promotions les plus intéressantes. Tu connais mieux les lieux que moi, mais j'ai une meilleure vision des choses. Que penses-tu de nous allier pour cette mission ? Tu seras mon guide. Tu m'aiderais si divers obstacles comme la qualité et le prix des tissus. »

A nouveau les cheveux blonds sont ébouriffés. Le souffle retrouve un rythme lent. Jolhane attend la réponse et profite de leur proximité pour échanger la bourse de Nea contre la sienne alors que son amie tente de remettre sa chevelure dans un bon état. Ni vu ni connu. Il s'agit là d'un apiement d'avance pour sa commande. Mais cela est un secret cocasse. Puis sa voix reprend calme :

« - Tu vois lors de mes mission, il faut prévoir, observer, imaginer des solutions avant de tomber dans les pièges ou obstacles que peuvent apparaître. C'est difficile, les erreurs sont nombreuses mais ainsi on limite la casse. Maintenant, guide-moi et apprends-moi donc à éviter de me faire avoir dans la caverne de la couture. »

Code by NKM

avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
15.03.14 12:32


Journée boutique !

Tes doigts fins se ferment avec assurance sur la sphère froide accrochée à la porte. D'une main habile, tu exerces une rotation rapide sur la poignée, et ouvres avec aisance la lourde porte, habituellement grincheuse et grinçante. Le battant s'ouvre, déversant dans le couloir étroit la lumière extérieure, apportant la chaleur de l'astre solaire sur vos silhouettes fines. Verrouillant ton bras autour de celui de la mercenaire, tu fais mine de continuer ton chemin jusqu'a la ruelle de Sollvaec. Seulement, la jeune femme à tes côtés ne l'entend pas de cette oreille, et tandis que tu t'avances hors de ton antre, elle tire avec une force étonnante sur vos liens. De la surprise ou sa force, tu ne sais pas exactement qu'elle est la fautive, mais tu te retrouves à faire un bond maladroit en arrière pour ne pas t'étaler de tout ton long sur le sol crasseux.

De nouveau, l'index danse devant ta face étourdie, mais cette fois, aucune trace de culpabilité ou de remord. Une pointe d'incompréhension peut-être, mais aucun souci, car Jolhane te rassure : l'expression est espiègle, le sourire doublé d'un client d'œil complice. Tu écoutes une fois encore ses propos, plein de sagesse comme à chaque fois. Sa proposition est pertinente et semble plutôt amusante. Tu esquisses donc un sourire frais à l'idée de faire équipe avec la mercenaire. Sa main viens se nicher sur ton crâne et retrouve sa place pour ébouriffer les fils d'or. Tu fronces le nez en essayant d'y remettre de l'ordre, agitant tes doigts agiles pour démêler la chevelure.


« Je suppose que c'est la meilleure chose a faire. Et puis, ça me permettra de mettre en application les conseils qu'on m'a donné. Vous verrez, grâce à ça, votre commande sera exceptionnelle. Vous ne regretterez pas de m'avoir fait confiance ! »dis tu avec un sourire lumineux. Tu repenses à cette journée avec Aveleen, la jeune et talentueuse couturière d'Asmosa, ton idole si l'on peut dire, où vous avez toute les deux échangé. Cet apprentissage a été bénéfique et il est temps que tu le mettes en application.

Tu réfléchis donc, comme te le conseil la conteuse d'histoire, à tous ces pièges dans lesquels vous pourriez tomber. C'est quelque chose de nouveau pour toi, ta vision parfaite du monde ne te prépare pas aux malfrats qui pourraient te causer des ennuis. Tu ne réfléchis donc à ces soucis qu'une fois que tu en as jusqu'au cou. Mais là, tu as une mentor pour t'empêcher de tomber dans ces pièges. Tu essayes donc de penser: que faut-il éviter ?


« Mmh... Il faudra faire attention à la qualité des tissus, et être sûr que sa provenance est bien celle qu'on nous indique. La résistance du tissu varie parfois de l'endroit d'où il vient. Ça permet donc de varier sa facilité à le travailler. De plus, il faut être sûr que les couleurs ressortent de la même façon à l'extérieur qu'a l'intérieur d'une échoppe, si on n'y prend pas garde, les couleurs feront un malheureux mélange ! Ça aussi, il faut y penser : avant de commencer nos achats, il faut penser a la couleur de base, tu me montreras une couleur qui te plait, et on pourra accorder d'autres nuances ou teintes qui s'assemblent bien. »

Ton discours semble enflammé, tu parles de ton art comme si c'était quelque chose de sacrée, d'une relique. Tes yeux brillent et ta voix est enjouée, tes gestes théâtraux, et ton flot de paroles incessant. Mais une fois ton blabla achevé, tu retrouves ta petite mine gênée, et adresses un sourire discret à la jeune femme qui se trouve à tes cotés. Toujours bras dessus bras dessous, tu reprends ta marche vers la ville, avec moins d’élan cette fois-ci, plus en douceur. « On peut trouver quelques marchands par ici, mais ils ne fournissent pas d’articles de grand choix. Pour en trouver, il faut aller dans les quartiers plus aisés. » Ralentissant le pas, tu te serres plus vers la grande femme, et lui murmures à l’oreille, comme si tu t’apprêtais à lui dire un secret : « Mais je ne suis pas autorisée à passer de l’autre côté… » Bien évidement, si elle pouvait t’aider à passer, ce serait plus facile, pour trouver de la matière…
avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
15.03.14 20:44


Je ne suis pas une mercenaire pour rien.

Feat NEA.


Les nuances sont contées. Les détails sont révélées. La subtilité de l'art du tissu se dévoile parmi les mots de la résidente de la ville. Bien qu'elle paraisse une femme sans manière, la mercenaire sourit, intéressée par un monde qu'elle n'a pu que brièvement frôler dans son enfance. Après tout, d'autres personnes lui ont appris l'importance de leur métier, la réflexion à propos de leur œuvre. Alors elle écoute, avec un sourire amusé par une verve presque religieuse, alors que leurs pas frappent doucement les pavés des rues qu'elles parcourent. Une question anodine et pourtant utile surgit. Une main caresse le menton, le regard se fait quelque peu trouble, le temps de trouver une réponse adéquate.

Nul personne ne vient les bousculer, Nea faisant garder à les guider correctement. L'Asmosienne ne s'attarde pas sur les étalages. Il arrive même qu'elle évite des obstacles sans le remarquer, par pur réflexe. Elle sèche. Elle ne se souvient pas lors de ses cours de tissage que sa préceptrice lui a appris les nuances de couleur à allier entre elles pour créer l'harmonie. Le changement de ton éveille un abrupte surprise. Le regard glisse vers la couturière, qui montre clairement une gêne qui paraît insondable. Mais sans attendre les raisons sont données. Le nez se rebiffe. Le visage de Jolhane paraît amer.

Ni une ni deux, elle ne dit rien. Elle s'écarte brusquement de son amie pour passer devant elle, s'accroupir, frapper légèrement sur les jambes de la jeune blonde pour la faire basculer. Et la voilà avec Nea, comme bagage sur son dos. Toujours en silence et ignorant les probables protestations ou cris de surprise, la fine lame détale parmi les passants. Se dirigeant d'après ses souvenirs et rares passages à Sollavec, vers les quartiers aisés, elle passe dans les ruelles profitant de boîtes, de cartons, de carriole vide pour grimper sur les toits, le tout en souplesse et agilité. Quelques cris étonnées s'élèvent mais sont superbement ignorés. Et la voix s'élève comme si de rien est,sans le souffle allègrement saccadée par la course. La patience s'installe pour laisser sa cavalière se remettre de ses émotions.

« - Nous n'avons qu'à nous faire passer pour des aisés. Passer sur les toits nous donnera un peu de discrétion. Vu que les gens sont accaparés par leurs achats ou par leur étalage. De toute façon même prises dans le sac, nous ne faisons rien de mal. »

Elle commence à reprendre sa voie rapide et continue dans sa tirade, sur un sujet un peu hors de propos vis-à-vis de la situation.

« - Pour l'écharpe, il faudrait choisir une couleur qui ne gâche pas celle de ma chevelure, assez originale, non ? »

Code by NKM

avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
22.03.14 12:01


Journée boutique !


Un instant, tu te demandes ce qui arrive. Du coin de l’œil, tu vois l’expression de ta partenaire se muer. D’attentive elle passe à soucieuse puis à mécontente, désapprobatrice. Puis sans crier gare, le bras auquel tu t’agrippes t’es arraché, laissant la silhouette se téléporter devant toi. Avant que tu n’ais le temps de réagir, les mains attrapent tes jambes et te hissent haut sur son dos. Tu te retrouves assise confortablement, comme une princesse, à regarder avec étonnement la scène sous un nouvel angle. Voilà qu’elle vient de te faire gagner deux bonnes têtes, par rapport à d’habitude. Non sans laisser quelques cris surpris t’échapper, tu te laisses balader par la mercenaire, qui emprunte un parcours du combattant avec sa charge.

Sous le regard choqué des habitants de Sollvaec, vous vous faufilez à travers les ruelles, sautez par-dessus les obstacles, et avant d’avoir eu le temps de dire ouf, vous vous retrouvez sur le toit d’un imposant bâtiment. Bien que tu n’ais eut aucun effort à fournir –à part peut être essayer de te faire la plus légère possible- tu as le souffle irrégulier à cause de l’émotion. Pendant quelques instants, tu avais l’impression de voler. Les oiseaux ressentent-ils ces sensations excitantes ? Tu ne le sauras malheureusement jamais.

Sous toi, la jeune femme semble quelque peu fatiguée, et tu hésites à sauter de ta place. Après tout, la cavale n’est sans doute pas terminée, il faudra bien redescendre, non ? Tu restes donc installée sur la demoiselle, tandis qu’elle essaye de ramener de l’air frai dans ses poumons à un rythme constant. Une fois qu’un semblant de régularité s’est imprimé dans sa respiration, elle t’expose donc son plan et t’explique à quoi rimait cette petite escapade. Un moyen de discrétion ? Il est certains que les habitants de Sollvaec ne penseront même pas à lever les yeux vers le ciel, si ce n’est pour admirer le soleil et le ciel bleu. En revanche, tu n’es pas sûre que les gardes n’auront pas l’idée de surveiller les lieux. Vous êtes peut être déjà démasquée, et c’est à coup de balais dans le derrière qu’on vous renverra dans le quartier pauvre, tes rêves de pouvoir flâner dans les ruelles animées du quarter moyen avec toi. Et tu te retrouveras obligée de te procurer des tissus de bas étage. Mais n’ayant pas de solution plus sûre, et trop emballée par l’idée d’aventure, tu tais ton appréhension et fais confiance à la mercenaire. Et puis de toute façon, personne n'a l'air de venir vous faire descendre.

Puis elle enchaîne sur un terrain qui t’es un peu plus familier. Tu retrouves de l’assurance et lui répond d’une voix déterminée :
«  Oui c’est sûr. Il ne faut pas se rater sur le choix. Ce serait bête d’avoir d’aussi beaux cheveux et de les assortir à un foulard des plus criards et détonants. » Tu passes une main fragile dans les fils soyeux de la jeune femme, goûtant à leur douceur. Sur ton passage, aucun nœud, et tu descends jusqu’aux pointes de la crinière sans accrocs. « Vous devez drôlement en prendre soin, pour qu’ils soient aussi beau. Si longs et pourtant, ils ne semblent même pas abimés. » Tu l’envies un peu avant de te rappeler que tes propres cheveux ont atteint une longueur presque similaire, et que beaucoup de jeune femme t’ont déjà félicité pour cela. Peut être cette remarque était déplacée ? « Enfin bon. On verra sur place quelle couleur s’accordera le mieux, d’accord ? »

Sentant des picotements désagréables ou bout de tes petits chaussons, tu demandes à te faire poser, ce qui se fait sans trop de dégât. D’abord hésitante sur le sol instable, tu trouves rapidement tes repaires et, les bras tendus pour te faire un balancier, tu t’approches du rebord pour observer la vie grouillante, quelques mètres plus bas. La rumeur s’élève d’en dessous, et tes yeux remplis d’étoiles observes avec avidité la facilité de la vie ici. Sans t’en rendre compte, tu marmonnes à voix haute à propos de ce rêve fou d’habiter ici. Pas suffisamment fort pour que Jolhane puisse t’entendre, mais sans doute assez pour qu’elle ait entendu un bougonnement. Tu te racles la gorge et te retournes vers la brune. « Alors, par où on descend ? J’ai hâte de pouvoir faire partie de la foule ! »
avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
23.03.14 11:20


Petit tour de passe passe.

Feat NEA.


La demoiselle s'agite. La mercenaire frissonne succinctement lorsque sa chevelure est inspectée. Elle hoche imperceptiblement de la tête, tout en veillant sur la légère muraille qui s'élève à la hauteur de murs des habitations. Les yeux suivent les mouvements de foule au sol mais aussi ceux sur le semblant de rempart. Puis une remarque surprend la jeune femme. Prends soin de sa chevelure ? Cela serait une perte de temps, surtout en considérant le nombre de fois qu'elle se bat, qu'elle part en mission sur des terrains qui seraient capables d'effrayer n'importe quel noble, surtout les gentes dames.

Puis la demoiselle aux cheveux d'or descend de son perchoir avec délicatesse. Jolhane se redresse, presque altière, sans répondre à la dernière question qui semble évidente. Elle suit sa protégée et observe aussi la populace toujours aussi agitée, animée de multiples discours. Dommage qu'elle ne sait guère peindre. C'est un beau tabeal qui se dresse là. Mais la mercenaire ne s'attarde pas. Elle a remarqué que les soldats sont absent sur les remparts du à leur tournée. Il ne saurait tarder que la boucle soit bouclée et qu'ils reviennent pas là. Le repérage et la patience sont de mise. Mais il faut faire vite.

Laissant Nea s'extasier de ce monde dans lequel elle vit, l'Asmosienne ne s'attarde plus sur le paysage. Mettant sa main en visière, elle tente de trouver une solution avant que les gardes n'arrivent à leur hauteur et ne les repère. Et par chance, une gigantesque charrette pointe son nez. Apparemment cela serait le foin pour les bêtes en particulier les chevaux.Quelques bottes encadrent une énorme botte de foin séché. Hé bien, le hasard semble pour une fois clément envers Jolhane.

Le regard se tournant de temps en temps vers la muraille séparant les quartiers, la mercenaire compte le timing et se concentre sur la direction de cette cargaison. Puis une fois certaine, elle happe la taille de la couturière de Vaec et hop saute du toit pour atterrir presque en silence dans le foin, profitant du vent pour faire croire que les brins qui déferlent au sol sont du à un caprice du temps. Une fois perchée dessus, avant de se dissimuler dedans, la voix de Jolhane brise le brouhaha alentour :

« - Et hop on passera inaperçue. Cachons-nous et faits attention aux lances que les soldats passeront pour fouiller dans le foin. Reste le plus au dessus, on risque le moins de se faire toucher. Au pire mets-toi au dessus de moi. »

La carriole continue son avancée, s'approchant de la porte vers les quartiers moyens alors que l'épéiste disparâit parmi les brins de paille séchée.

Code by NKM

avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
26.03.14 14:34


Journée boutique !


Ta protectrice semble analyser les alentours pour élaborer son plan. Il semblerait qu’elle n’ait pas réfléchi à comment redescendre avant de se lancer dans ce périple. Une boule nerveuse se niche dans le creux de ton ventre. Il serait tellement bête de devoir rebrousser chemin maintenant, et hors de question de sauter directement dans la rue. Tout d’abord, à cette hauteur, vous auriez toutes les chances du monde de vous casser quelques membres, et puis de toute façon, cette arrivée pour le moins extravagante dans un quartier aisé de Sollvaec ne passerait pas inaperçu, et risquerait de semer le désordre, ce que tu ne veux surtout pas.

Mais bon, c’est elle qui sait ce qu’il faut faire dans ce genre de situations. Après tout, n’est ce pas elle qui se confronte à tout genre de difficultés lors de ses missions ? Et pourtant, elle est encore là, en un seul morceau. Alors pourquoi s’inquiéter ? Délaissant ta mentor une fois de plus, tu te penches de nouveau par-dessus le toit pour observer le marché, cependant assez loin pour éviter tout risque de basculer. Tu surprends ainsi quelques scènes de cette vie quotidienne et agréable : Un enfant jouant avec ses amis, slalomant entre les passants. Quelques marchands essayant de convaincre leurs clients, avec une habilité toute fois supérieur à la tienne. Il faudrait que tu les observes avec plus d’attention, pour essayer de faire comme eux, mais ton regard continue sa route : tu aperçois un groupe d’amis bavardant et riant, un homme essayant de faire la cour à une Dame. Alors que ce spectacle se grave dans ta mémoire, tu sens la jeune femme remuer.

Postée derrière toi, elle enroule un bras autour de ta taille, et avant que tu n’ais le temps de comprendre ce qu’elle s’apprête à te faire faire, tu te retrouves propulsée dans le vide. Si la sensation de t’envoler te paraissait amusante et revigorante il y a encore un instant, cette impression de vertige, elle, t’effraye. Tu te retrouves suspendue dans le vide avant de chuter sans pouvoir rien faire. Un cri se coince dans ta gorge, et tu restes la bouche ouverte sans que rien ne sorte, tandis que ton cœur décrit de folles arabesques dans ta poitrine. Tu fermes les yeux lorsque vous atterrissez. Une sorte d’herbe à la couleur solaire amorti le saut, et vous empêche de vous blesser, mais tu te cognes la tête sur le panier en osier que tu as apporté avec toi avant de partir. L’odeur forte de la paille ne te trompe pas : du foin.

Encore secouée par ton baptême de l’air, Jolhane ne fait qu’accentuer ton appréhension en t’apprenant que tu risques de te faire piquer par les fourches. Tes narines se dilatent et ton visage se décompose sous l’angoisse. Bien que tu sois une Mage, tu n’es pas sûre d’être capable de te soigner, ni de la soigner elle. Tu n’es soudain plus si sûre que ses plans soient toujours des plus géniaux, mais ne bronche pas. Tu te contentes d’accepter sa proposition lorsqu’elle t’offre de te servir de rempart, de couverture humaine. Tu plonges donc dans l’herbe sèche en premier, attendant de sentir le poids de la mercenaire sur ton dos. Une fois cela fait, tu te sens tout de suite plus en sécurité, mais dispose tout de même ton panier au-dessus de ta tête en précaution.

Vous continuez de vous faire transporter en silence, la peur semblant soudain t’avoir coupé la langue. Ton sang pulse dans tes veines et tambourine à tes tympans. Finalement, la charrette s’arrête sous la voix sonore d’un soldat. Tu sens quelque chose remuer sur ta droite, et tu devines qu’ils commencent à inspecter les gros rouleaux qui entouraient le votre. Ton corps se raidit à tel point qu’il te fait mal.
avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
26.03.14 15:17


A destination.

Feat NEA.


« - Mes aventures comportent du risque et sont loin d'être aussi fantastiques que tu ne le crois. Il faut savoir parfois se blesser pour avancer. La preuve ici même.»

Les dernières paroles sont prononcées, réelles et réalistes. Pour affronter des obstacles, il faut oser. Il ne faut pas croire que tout serait facile. Il arrive d'y perdre des plumes. La carriole ralentit le rythme. Les protagonistes arrivent au point de non retour. Si les regrets sont là ? Non, du moins pas pour Nea mais oui pour le pauvre homme et sa cargaison, qui n'ont rien demandé que gagner de quoi vivre. Mais aucun geste n'est permis. Des pas feutrés à travers le foin s'annoncent et se rapprochent de la montagne d'or végétal. La mercenaire ressent le corps de sa protégée qui est aussi crispé qu'un robuste tronc d'arbres. L'aînée ne cherche pas à la rassurer, trop occupée à écouter les sons.

Un dialogue se lance entre le livreur et l'un des gardes. Un tintamarre sur les pavés surgit. Les lances vont percer la botte. Mais Jolhane ne montre aucune anxiété. Sa respiration est fluide et calme. Elle a vécu bien pire. Profitant du bruit causé par la fouille, elle enlace la taille de Nea, passe une main au niveau de la bouche de la couturière pour éviter tout bruit malencontreux. Puis selon son ouïe roule légèrement sur les côtés pour éviter les fourches dès que le foin frémit. Tous les deux sont collées l'une contre l'autre et basculent discrètement pour donner l'illusion sur la boette est instable face à la curiosité des hommes en armures. Il arrive qu'une ou deux lames se montrent à leur niveau mais rien de dangereux. La jeune femme parvient à différencier le son qu'elle provoque et celui des lances.

Puis tout s'arrête. Des voix s'élèvent à nouveau, plus sereines cette fois. La carriole se déplace à nouveau. Jolhane ne relâche pas la mage. Les yeux se ferment. Les lèvres susurrent des nombres à la suite dans un rythme régulier, ne s'attardant pas sur le corps émotif de sa cadette. Cela dure un moment. Puis tout s'arrête à nouveau. L'homme qiui dirige la charrette descend. Un silence puis il semble s'éloigner. Impeccable, la mercenaire compte sur cet instant où personne n'est présent pour surveiller la cargaison. L'homme a du aller quérir une personne pour prévenir de son arrivée. Elle a bien jugé son coup. Après tout, cela se déroule ainsi aussi en Asmosa. Il est temps de se dépêcher. Libérant Nea de son emprise elle prononce enfin sa voix se faisant presque mystérieuse.

« - Maintenant suis-moi. Nous sommes arrivés. Tu me diras ce que tu as ressenti. Cela m'étonnerait que tu veuilles me suivre la prochaine fois. Surtout que cette chance ne se réitéra pas. »

Puis elle se redresse et part à l'avant de la carriole, après avoir observé les lieux et satisfaire qu'une devanture les surplombe. Elle se laisse glisser le long de la pente de foin et arrive sur le siège du conducteur. Elle se retourne en tend les bras vers la botte pour réceptionner Nea puis d'un saut elles atterrissent. Tapotant et donc remerciant le boeuf, qui a su garder son calme, elle inspecte rapidement les lieux. Une étable dans une cour d'une bâtisse discrète et loin d'être rutilante. Parfait. Il n'y a personne. L'homme doit discuter à l'intérieur avec son commanditaire. Jolhane élève doucement la voix :

« - Débarrassons-nous de la paille sur nous et allons-y. Nous passerons comme pour des personnes ayant accompagnés le livreur, qui veulent se promener.»

Puis sans aucune gêne, avec confiance, Jolhane avance vers les rues qui vont leur permettre de quitter leur couverture, sachant qu'elles ne seront désormais plus repérées.

Code by NKM

avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
29.03.14 15:53


Journée boutique !


Les muscles se tendent, le corps devient aussi dur que la pierre à mesure que la tension s’accroît. Ils sont là, juste à côtés de vous. Tu as l’impression que le moindre geste vous ferait découvrir, et tu restes aussi immobile que possible, malgré la position des moins agréables dans laquelle tu te trouves. Ton souffle devient irrégulier, et la nécessité de rester discrète, invisible au reste du monde, te pousse à bloquer ta respiration pour ne pas faire de bruit. Un bras vient s’enrouler autour de ta taille, tel un serpent enlaçant sa proie avant de l’avaler, de la plonger dans le néant. Une seconde main vient bloquer tes lèvres, empêchant un cri qui ne demande qu’à être poussé.

Puis l’instant d’horreur commence. Tu entends les pas se rapprocher, sens la paille s’animer. Jolhane t’entraîne dans une chorégraphie, évitant les piques qui se nichent dans votre cachette. Les armes viennent chatouiller le foin un peu trop près de votre localisation à ton goût, mais l’habile mercenaire continue, impassible, à esquiver les attaques inconscientes. Tu essayes de suivre son mouvement du mieux que tu peux, te laissant entraîner puis repousser dans un sens puis dans un autre. Finalement, les voix résonnent de nouveau et pas une goutte de sang n’a été versée.

La charrette s’ébranle de nouveau, tirée par le bétail. Tes muscles se relâchent quelque peu, et tu te rends compte que tu continuais de retenir ta respiration lorsque la bouche s’ouvre pour chercher de l’air, malgré le rempart que créé Jolhane avec ses doigts. La douleur dans ton corps se dissipe lentement, progressivement, perdant de leur rigidité. Puis une fois encore, le véhicule s’arrête, et tu crains un nouvel assaut. Tu entends du bruit à l’avant sans toute fois réussir à identifier les mouvements.

La prise autour de toi se retire, te rendant ta liberté. Des mots sont prononcés à ton oreille d’une voix inquiétante, te faisant réfléchir. Oui, l’aventure n’est définitivement pas pour toi. S’il est vrai que tu rêves d’être plus courageuse, ce n’est pour l’instant que pure chimère, et tu regrettes le coin confortable, ton petit cocon douillet du quartier pauvre. Là où la vie est rude, mais toute fois moins dangereuse que ces péripéties. Tu préfères entendre parler de ces histoires plutôt que de les vivre. Mais tu es toujours là, en un seul morceau, et voyant Jolhane glisser de la meule de foin, tu en déduis que ta fin n’est pas pour tout de suite.

Te hâtant à sa suite, tu découvres que le vieil homme qui s’occupait de la cargaison n’est plus à son poste. Tu n’es rassurée qu’une fois que vous retrouvez le sol ferme, le vrai, pas un support tanguant comme le bois de la charrette. Imitant la mercenaire, tu jettes des coups d’œil aux alentours et découvre une ferme. Sur les conseils de la brune, tu te débarrasses des saletés qui pourraient vous trahir, et vous vous engagez dans le monde festif du quartier moyen.

L’atmosphère est tout de suite plus légère que dans ton quartier d'origine. Ici, l’on voit que tout le monde vit aisément, que les habitants ne sont pas touchés par la faim ni la surpopulation. Qu’ici, ils ne risquent rien. Même si Sollvaec en général est une ville calme, les quartiers pauvres sont moins rayonnants. Les misérables doivent parfois se coucher le ventre vide, les sourires sont plus timides et la vie plus dure se peint parfois sur les visages abattus. Tu as eu la chance de ne pas être touché par cette tristesse, mais qui sait, peut être un jour finiras-tu comme ces personnes ravagées.

Mais une fois encore, ton esprit frivole est à mile lieux de ce genre de préoccupations. Oubliant ta fébrilité face à tes mésaventures, tu es aussitôt absorbée par l’ambiance, souriant à qui veux, et découvrant avec avidité les étales qui s’étendent devant toi. Zappant presque Jolhane, tu te laisses guider par le flot des habitants, voyageant de stand en stand pendant quelques minutes, avant que la présence de ta chaperonne ne te rappelle à l’ordre. Arrêtant de lorgner sur la nourriture fraîche -heureusement, avec le tumulte de la foule, personne n’a pu entendre le gargouillement de ton estomac- tu concentres tes pas vers un point précis : La boutique de tissus. Tes pas sont plus assurés.

Tu as eu le plaisir de t’y rendre une fois ou deux, par exemple quand l’ami de ton frère venait veiller sur toi et t’emmenait de ce côté de la cité. Ses méthodes à lui étaient bien moins extravagantes, et tu n’avais jamais eu à courir autant de risque. Mais en y repensant, tu pourras toi aussi raconter tes exploits aux autres. Cette idée de remet d’aplomb et tu vois cette folie que vient de te faire faire Jolhane comme une bonne chose. Après tout, la vie serait ennuyante, si elle se résumait à de longs jours monotones et semblables les uns aux autres.

Tu tournes au coin d’une rue, toujours bondée à cause du marché, et indique ta destination à Jolhane, en pointant une pancarte :
« Vous voyez ce panneau ? C’est là-bas qu’j’vous emmène ! » Tu forces sur tes cordes vocales pour être sûre de te faire entendre, et accélère pour arriver au plus vite dans ton paradis de tissus.

Ouvrant une porte, tu t’engouffres dans la salle sur laquelle elle débouche. La plus part des gens n’y verraient rien de bien attractif, mais toi, tu as les yeux pétillants, remplis d’étoiles. Un soupir de satisfaction t’échappe, te sentant instantanément à ton aise, dans ton monde. Tu abordes poliment la jeune femme qui s’occupe de la boutique et lui demande de voir les toiles qu’elle pourrait vous fournir, à toi et à ton amie.
avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
31.03.14 19:41


Une étrangère se doit garder son sang froid.

Feat NEA.


Les épaules s'affaissent. Les yeux suivent celle qui s'émerveille et se perd aussi facilement qu'une aiguille dans une botte de foin. Les pas la suivent tant bien que mal, malgré les diverses bousculades ou interventions de vendeurs itinérant. Pas le temps de contempler les lieux, pas la moindre seconde de répit pour percevoir la différence immense entre les quartiers. Des excuses rapides fusent. Les blessés se réduisent au nombre de zéro, même si certains individus mériteraient qu'on leur brise les poignets ou les chevilles. Nea ne disparaît pas du champ de vision, semblant attirée par quelques produits appétissants. Sa campagne faillit la rejoindre avant qu'elle ne s'échappe à nouveau.

Dudiou, cette énergie est harassante à suivre et observer. Mais se permettre de râler et de traîner de la patte est un luxe, surtout quand leur présence dans ces rues ne sont pas vraiment légitimes. Puis peu à peu les rues se font plus discrètes, moins envahies de peuples. La marche ralentit. Le soulagement s'échappe de la fine bouche. Puis la voix légère de la couturière s'élève. Le visage suit le doigt qui révèle une enseigne de bonne finition. Un hochement indique à la plus jeune que la mercenaire la suit, qu'importe le lieu où la première la mènera. Et hop, Nea file  nouveau comme ces fameux feux d'artifice.

Jolhane se redresse. Prenant cette fois son temps, elle se permet de boire une gorgée d'eau de sa fidèle gourde qui ne la quitte jamais. Avant d'entrer dans l'édifice, les mains enlèvent le couvre chef et débroussaillent les cheveux encore envahis par quelques brins de paille séchée. La patience est de mise. Le regard se balade sur les murs, derrière le comptoir, sur la responsable de l'échoppe. Il en émane sérénité et chaleur. Divers étalages se dressent, appâtant le regard de quiconque entre dans cette caverne au trésor. Fils, tissus, bobine, métier à tisser, même un amateur aimerait ces lieux.

S'attardant encore un peu, l'Asmosienne demeure discrète préférant laisser sa comparse s'adonner à sa passion. La myrmidon constate pourtant une certaine lueur de la part de la marchande. Il semblerait que l'épée courte que porte Jolhane ne la rassure guère. Il vaut mieux ne pas trop s'attarder. La mercenaire est peu encline à perdre le eu de discrétion qui lui reste dans la contrée de Vaec. Elle écoute et fait croire qu'elle ne s'est aperçue de rien. Les gestes feignent une désinvolture, un intérêt pour les articles présents. Aucun contact avec les produits n'est permis. Il en faut pas alerter ou brusquer la vendeuse qui semble méfiante, de même ne pas perturber Nea qui vit dans cette ville.

Puis au bout d'un moment, lorsque la discussion semble terminée, la fine lame rejoint avec lenteur son amie pour prendre des nouvelles de ses courses.

« - Alors tu trouves ce qu'il te faut, Nea ? Je me demande ce que tu me réserves. »

Code by NKM



HRP : Désolée je ne fais pas vraiment avancer le rp é_è.
avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
05.04.14 15:10


Journée boutique !


Des murs croulant sous des tapisseries de tissus, les étagères inondées de bobines de fils, prêtes à s’effondrer, les mannequins vêtus de somptueux vêtement dont la technique de fabrication t’échappe encore. Les robes se font la guerre pour attirer l’œil des clientes, mais bien que tu admire le travail effectué, tu ne t’attarde pas sur le produit, préférant te concentrer sur le matériau, la matière brute. L’origine de la création.

La jeune femme semble un peu plus âgée que Jolhane. Pourtant, tu ne lui trouves aucune autre ressemblance. Les cheveux sont roux et bouclés, rattachés derrière la tête par un ruban bleu et fin. Les yeux, ambrés, expriment de la malice mais pas l’étincelle d’intelligence qui brille dans le regard de la mercenaire. Il est clair qu’elle non plus n’a pas l’habitude d’élaborer des plans fantasques. Il semblerait qu’elle ait d’avantage en commun avec toi qu’avec ton amie. A rester dans sa petite boutique, utilisant ses doigts plutôt que le reste de ses muscles.

Lorsque tu l’interromps dans ses comptes, elle redresse ses yeux sur toi, et son sourire éclaire son visage. Elle te demande en quoi son aide pourrait-être utile, et tu lui confie la tâche de te faire découvrir cette matière, ce début de création que tu convoites. Elle t’entraine, de façon charmante et distinguée, jusqu’au mur, et te fais palper, observer les toiles. Tes doigts rencontrent tes trésors, savourant leur touché. Vous vous entretenez sur tel ou tel point, et finalement, lorsque tu tombes sur le tissu, tu sais que c’est exactement celui-ci qu’il te faut. Essayant de ne pas attirer l’attention de Jolhane, tu fais signe à la vendeuse, et intercepte un regard nerveux dans la direction de la brune. Tu tournes la tête dans la même direction, et souriant, tu dis : « Ne vous inquiétez pas. C’est une amie. » Comme si cela allait tout arranger. Mais tu n’as pas conscience de la suspicion plus longtemps, car la silhouette s’en va chercher ta commande.

Tu fais quelques pas plus loin, suivant de loin ton ainée. Puis les pas de la mercenaire la mènent jusque derrière toi. Lorsqu’elle parle, tu sursautes en te retournant. Le sourire se décuple, fourbe, et tes yeux sont rieurs, satisfaits.
« Oui, j’ai trouvé exactement ce qu’il vous fallait. Mais c’est une surprise ! Vous verrez ça quand j’en aurai terminé ! Je vous promets que vous ne serez pas déçu ! » Tu es toute excitée et, comme d’habitude, ta verve est accompagnée de grands gestes.

Les pas se font réentendre dans ton dos. Elle doit avoir ramené ce dont tu avais besoin. T’empressant, tu poses tes mains fraiches sur les yeux de ta cliente.
« Ne trichez pas ! » Lui faisant confiance pour ne pas jeter de regard non désiré, tu rejoins la rousse et lui achètes quelques bobines de fil en plus. Lorsque tu prends ta bourse en main, son poids t’est inhabituel. Et lorsque tu l’ouvres, découvrant ainsi un monticule de pièces dorées ou argentées, tu restes perplexe en regardant le cuir s’ouvrir sur la monnaie. « Quelque chose ne va pas ? » Redressant la tête, tu souris et fais signe que tout vas bien. Tu échanges les produits contre son salaire, et poses ta commande dans ton panier d’osier.

Vous voilà enfin libérer de cette course. Mais devoir retourner aussitôt dans ton monde te rend maussade, ainsi, lorsque tu retrouves Jolhane, tu passes de nouveau ton coude sous le sien, et l’entraine à l’extérieur.
« Vous avez quelque chose d’urgent à faire ? Ou voulez vous continuer de profiter du lieu ? » Le ton ne trompe pas sur tes intentions, et ton désir de flâner dans les ruelles ici haut est sans doute démasqué, mais qu’importe.


Hors RP; T'en fais pas, c'est très bien comme ça.♥
avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
06.04.14 16:07


Une mercenaire fait aussi des emplettes.

Feat NEA.


La réponse fuse, prestement. Nea semble extrêmement guillerette, énergique, presque incontrôlable. La mercenaire se fait embrigader par des réactions rapides sans qu'elle puisse discuter de quoi que ce soit. Les gestes précipités sont tels que l'Asmosienne en arrive même à bouger légèrement pour éviter de recevoir tout coup perdu. Elle n'ose même pas protester en assistant sur le fait qu'elle préfère un travail utile qu'un somptueux vêtement. La déception n'a pas lieu d'être. Alors qu'elle recule d'un pas pour esquiver une main furtive, les lèvres se murent scellées. Comment répliquer sur le fait qu'elle fait confiance en la couturière sans risquer de recevoir un poing fulgurant, réfutant les compliments ?

Alors que l'index se lève pour calmer la jeune demoiselle, la vue s'obstrue brusquement. La bouche est quelque peu ouverte et le corps sursaute doucement. L'entrain de la cadette risque d'épuiser l'aînée, qui se demande comment elle arrive à se remettre de toutes les péripéties vécus il y a même pas quelques instants. La réplique se tait dans la gorge. Oser rétorquer la moindre phrase amènera, semblerait-il le plus grand des courroux que Jolhane n'aura jamais vécu. Soupirant quelque peu accablée, les yeux se ferment et les bras se croisent, montrant que la myrmidon attendrait sans se laisser tenter par la curiosité.

Puis un bras se glisse autour du sien et l'embarque allègrement. L'épéiste avant de sortir lève le bras pour remercier la vendeuse avant de retourner vers l'extérieur. Nea enchaîne de suite. Jolhane inspire et sourit malgré une certaine fatigue et peine à suivre le mouvement de la tornade blonde. Elles arrivent à nouveau dans les grandes rues. Le regard de la mercenaire s'attarde sur la muraille sur les personnes les plus aptes à la repérer, parmi la masse de la populace. Elle n'est pas de base en terrain de paix alors se balader dans ces quartiers doit être placé sur la prudence. Mais elle n'en montre rien. Puis un panneau est repéré. Une auberge assez discrète se dresse sur leur chemin, près d'un apothicaire. Parfait. Les pas s'enchaînent prenant garde à laisser le plaisir à Nea de s'attarder sur quelques étalages ou quelques maisons de bonne facture et représentantes de Sollvaec. La fine alme se permet même quelques regards et sifflements admiratifs devant certaines devantures sculptées.

« - Je pense qu'une pause pour se refaire un peu de force après tout cela nous fera du bien. Viens, allons dans cette bâtisse. Installons-nous et commandons de quoi nous ravir l'estomac. Puis nous irons à l'apothicaire, j'ai besoin d'ingrédients pour faire quelques décoctions. Je peux même te donner une recette pour enlever des tâches tenaces sur des vêtements.»

Code by NKM

avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
09.04.14 16:10


Journée boutique !


Aucune protestation n’est prononcée. Aucune remontrance, de sermon accusateur, ou autre forme de discours rabat-joie. Tu en conclues donc que Jolhane t’accord un délai supplémentaire pour t’amuser dans ce labyrinthe. Pour partir à l’aventure, partir à la conquête de ce monde si différent du tien. Souriant de plus belle face au cadeau qu’elle vient de te faire, tu exerces un pressions sur son bras, comme une sorte de câlin, pour la remercier, puis la libère pour partir t’amuser.

Ton panier à la main, tu pars donc découvrir la seconde facette de la ville pieuse. De ta démarche bondissante, tu traverses les allées, vas d’une vitrine à l’autre, dévorant des yeux les articles que l’on dispose de façon attrayante sur les étalages. La bourse, remplie de pièces, tape contre ta cuisse, et sa présence à ta ceinture te revient à l’esprit. Tu te demandes un instant comment tu as fait pour rater tout cet argent, mais ne t’attarde pas trop sur la question : tu décides de faire un délicieux repas à ton frère et aux autres habitants du complexe. Peut être pourrais-tu inviter Jolhane ?

Celle-ci traine un peu plus loin. Tu arrêtes brusquement ta folle course en plein milieu du chemin, arrachant quelques grincements aux passants qui essayaient d’avancer. L’un d’eux te rentre même dedans.
« Vous ne pourriez pas faire un peu attention ?! » grogne-t-il. Ses gros yeux globuleux te scrutent sévèrement, avant de passer à autre chose, ses lèvres bougonnant toujours dans sa barbe hirsute. Toi, de ton minuscule mètre cinquante, tu le regardes, abasourdie : ce n’est pas de ta faute, il n’avait qu’à regarder où il marchait ! Tu grinces des dents, profèrent mentalement un chapelet de jurons à son attention - qui ne sont pour le commun des mortels que des formules enfantines. Puis, secouant la tête comme pour envoyer paitre ce grossier personnage, tes perles émeraude cherchent un instant la présence rassurante de la mercenaire.

Elle a rapidement avancé, et se trouve presqu’à ta hauteur. Tu la rejoins en quelques pas légers et sautillants. Elle te propose de t’installer dans une auberge pour casser la coute et prendre du repos. Bonne idée. Même si la journée n’est pas vraiment entamée, manger te ferait le plus grand bien. Reprendre des forces ! Même si ce n’est pas exactement ce que voudrait la brune. Tu acquiesces donc avec enthousiasme à son discours, et l’écoutes t’informer de ses futurs plans. Lorsqu’elle te dit qu’elle peut t’apprendre une potion magique pour détacher les vêtements, tu ouvres des yeux gros comme des pièces d’or.
« Vous sauriez faire ça ? » Les étoiles dans tes yeux scintillent de mille feux.

Vous vous frayer un chemin à travers la foule pour atteindre votre gite, ta tête ne cessant de tourner dans tous les sens pour ne pas rater le spectacle de la vie grouillante de ces rues. Tu interceptes un chaste baiser volé, un garçon exhibant fièrement son épée en bois, puis se faisant tirer l’oreille par une femme qui le dispute. Tu achèves sur cette note ton observation, et rattrapes ta guide qui commençait à te distancer.

La porte s’ouvre sur un intérieur chaleureux.  La salle est occupée par une succession de tables longues et rectangulaires. Les bancs semblent attendre que vous vous installiez. Tu ne te prives donc pas. Attrapant la main de ton amie, tu vas t’assoir.
[/i]



HRP : Désolée c'est trop nul T-T Je poste quand même pour pas te bloquer x___x
avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
15.04.14 19:57


Jeu de répliques.

Feat NEA.


C'est un regard intense et lumineusement curieux qui l'observe. Jolhane bombe le torse de fierté, les mains sur les hanches et acquiesce dans un clin d'oeil complice. Encore un peu, on verrait presque son nez s'allonger. Mais trêve de bavardage, il faut rentrer dans l'auberge et quitter ce populace étouffante. Le regard ne s'attarde plus sur les décors mais plutôt sur les pieds lourds de certains passants. Il arrive même à la mercenaire de jouer des coudes pour passer. Elle est loin d'être aussi discrète que sa partenaire du jour, c'est donc une bataille en soi de traverser cette foule horripilante, bruyante et tapageuse. Le soleil frappe aussi assez fort comme moqueur de la souffrance de certains. Ni une ni deux, l'Asmosienne se mut un bœuf humain brisant cette masse humaine en faisant tinter légèrement ton épée. L'arme est un atout convaincant, même si elle est une femme à l'allure frêle.

Et voilà Nea qui la rejoint, surement éloignée et distraite par les merveilles des lieux qu'elle a rarement eu le droit de contempler dans son bas quartier. L'aînée s'attarde un peu, les pas ralentissent, patientant. Et voilà devant elles deux, l'auberge. La Myrmidon a à peine eu le temps de constater l'ambiance des lieux que la vivacité de la couturière l'assaille à nouveau. Une nouvelle bourrasque blonde l'embarque pour aller s'installer à une table libre, sans la présence du moindre couvert. Jolhane approuve ce choix, une fois remise, par la tornade de Sollvaec. Elles sont assez discrètes sans trop le paraître. Il faut éviter la suspicion et d'attirer les regards à la fois. Oui, l'épéiste est toujours sur le qui vive bien qu'elle ne le montre pas.

La main se lève, quémandant la venue d'un garçon ou du maître aubergiste. Cette fois, un temps est accordé pour observer l'endroit. Classique mais bon vivant sont de bons qualificatifs pour cette auberge modeste. Les deux dames se situent dans une pièce centrale au rez-de-chaussée alors à l'étage, atteignable par des escaliers au fond, sont protégées par des rambardes les chambres. Tout est en bois massif avec des décorations montrant l'abondance de boissons et des mets qui la maison concocte. Un homme avec un léger embonpoint arrive à leur niveau. Il les salue par un imperceptible mouvement du visage et une expression joviale prêt à recevoir la commande des deux comparses. Il remarque l'épée posée et, proche du siège, de Jolhane mais ne pipe mot ou presque.

« - Alors que voulez-vous, mes p'tites dames ? Je peux vous proposer quelques chose si vous hésitez. Il me semble que vous n'êtes pas de la région, n'est-il pas ? »

Le regarde de la mercenaire se fronce succinctement. Elle n'a guère apprécié cette remarque qui ne l'arrange pas. Ses yeux suivent ceux de l'homme et constate qu'il est fixé sur son arme. Les gravures de son fourreau sont sûrement ce qui lui a mis la puce à l'oreille. Sollvaec reste une ville méfiante après tout... Jolhane mime de se balancer contre sa chaise et mise sur la franchise, tout en désignant Nea. Un sourire est adressée à la cadette pour la rassurer puis la réponse fuse sur le ton badin du serveur :

« - Vous avez l'oeil ma foi. Mais vous n'avez qu'à moitié vu juste. Je suis une étrangère en effet, rendant visite à mon amie que voilà, une fameuse couturière de chez vous. Je prendrais le plat du jour, je vous prie.
- Ravi que vous vous plaisez parmi nous, gente dame.
- Je pense que nous savons tous les deux que je suis loin d'être une gente dame messire.»

Seul un sourire entendu lui répond. Les regards se croisent sans aucune animosité. Puis l'homme reporte son attention sur Nea attendant sa commande sans poser d'autres questions et les quittant toutes les deux pour annoncer la commande...

Code by NKM

avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
25.04.14 22:09


Journée boutique !

Le séant trouve sa place sur la chaise, en face de celui de ton ami. Les yeux, à peine es-tu installée, commencent déjà leurs inspections, se posant sur les moindres recoins, avec attention, mais voyageant trop vite pour réellement tout remarquer. L’endroit semble chaleureux, presque familier, même si tu n’as jamais mis les pieds ici avant. Tu te sens presque chez toi. Tu n’as jamais été dans une vraie auberge, et tu es surprise de voir le contraste avec la taverne du quartier pauvre. Ici, aucun ivrogne. Tu doutes même qu’ils soient tolérés, est-ce qu’on peut décider de ne pas vendre d’alcool à un client, ici ? Là-bas, ça serait bien la dernière chose à faire. Les alcooliques, voilà les meilleurs appâts.

Tu aperçois vaguement deux trois autres clients, à l’opposé de la salle. Ils bavardent discrètement, échangeant des paroles qui te parviennent étouffées. Mais tu ne leur prête pas plus d’attention, trop absorbée par le lieu en lui-même. Tout semble harmonieux, et riche. Les détails prouvent que l’on n’a pas hésité à échanger de la monnaie pour le plaisir des visiteurs. Les pupilles avides d’informations suivent la rambarde en bois, au fond, qui mènent à un étage. Tu te penches en avant, pour mieux voir ce qu’il peut bien y avoir, là-haut. Malheureusement, les portes closes ne t’informent pas plus que ça.

A la demande de la partenaire, un homme à la bedaine commençant à être volumineuse arrive. Il inspire de suite ta sympathie. Tu lui souris, mais voyant qu’il s’occupe dans un premier temps de ta partenaire, tu continues de regarder les alentours, n’écoutant que distraitement ce qu’il se dit à ta table. Tu as tout juste le temps d’observer un pot comportant un bouquet de lavande que Jolhane prend la parole, et ne te ramène avec eux. Les qualificatifs « fameuse couturière » te font rosir de plaisir, et tu ne peux te retenir de décocher un sourire à la mercenaire. Mais tu gardes le silence, arrêtant de faire vagabonder ton esprit. Tu observes le petit jeu entre le serveur et la cliente, ne comprenant pas l’enjeu du défit. Après tout, ta présence dans ce quartier aisé t’apparait presque comme légitime, et tu à oublié où ta place se trouve réellement.

Lorsqu’on te demande de faire un choix, tu juges plus sage d’imiter la vaillante, et commandes la même chose. On tourne les talons et on va annoncer tout ça en cuisine. De ton côté, tu reportes ton attention sur l’asmosienne.
« C’était une drôle d’aventure, que vous venez de me faire vivre… » Un sourire malicieux, et on enchaîne : « Merci, d’m’avoir em’né avec vous. C’était chouette. » N’ayant pas reçu les principes de bonnes manières, tu ne sais pas comment te tenir à table, et adoptes les manières que l’on a, chez toi : sans gène, les coudes se posent sur la table, la tête elle-même empilée sur les poings refermés, une jambe pliée sous ton postérieur, le tout dans une position avachie. « Dites moi, j’peux vous r’poser une question ? » N’attendant pas d’avoir de réponse, tu enchaînes, à voix basse pour ne pas déranger, mais audible pour la brunette : « Où est ce que vous avez appris à vous battre ? » Jolhane avait eu la patience de te conter de nombres histoires qu’elle avait vécu. Mais le récit de son apprentissage n’avait jamais été abordé, et la curiosité maladive et innocente des enfants qui t’habite encore te pousse à demander.
avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
27.04.14 15:24


Vérité et cachoteries.

Feat NEA.


Les commandes sont prises, les verres tintent, les conversations sont éparses et égayent l'atmosphère. Nea s'éparpille et rejoint l'esprit de la mercenaire. Les répliques fusent pendant que Jolhane s'amuse à écouter la couturière, toujours aussi innocente. Nul besoin de se cacher. Personne ne peut les entendre dans le bruit ambiant, sauf si un curieux s'approche de leur table et tend l'oreille vers elles deux. La discrétion dans ce genre de lieu attire les regards, les murs sont plus l'écoute. Être naturel, se fondre dans la masse sont une assurance de pouvoir parler. L'habitante de Sollvaec s'agite, toujours énergique. Au moins elle colle bien à l'univers enjoué. Jolhane sourit avant de froncer les yeux, ne sachant comment répondre à l'interrogation de sa jeune amie.

Malgré la quasi absence de risque, la myrmidon semble perturbée. Ses doigts tapotent la table, dans un rythme aléatoire comme si ce geste la rassérène. Elle n'est pas chez elle ici mais l'a-t-elle jamais été ? Jolhane semble d'un coup pensive, fixant vaguement Nea. Cette dernière ne la trahira pas mais la prudence demeure alors que doit-elle dire ? La prévenir ? La demoiselle aux mains agiles saura-t-elle saisir les enjeux, elle qui vit dans un monde différent de la myrmidon ? Nea n'a du qu'entendre par les mots les conflits, eu vent des confrontations anciennes entre les royaumes. Pourra-t-elle parvenir à saisir l'essence de la vie de l'Asmosienne ? Nul ne le sait. Autant s'élancer. La main ne se meut plus. Le sourire renaît. Il est temps de dévoiler un passé, au nom de Joan.

« - Hé bien. J'ai été noble et élevé à la garçonne. Je suis cadette parmi les filles de ma famille et l'aîné d'un jeune bébé. Dès que j'ai pu porter les armes, j'ai rejoint un temps l'armée avant de partir, de ne plus retrouver ma famille et devenir mercenaire. Cela change des entraînements conventionnels. J'ai pas mal appris par moi-même. »

La réponse semble étrangement floue mais ne cache aucune vérité et ne se dissimule derrière un mensonge. Mais jouer avec les mots, savoir les user pour satisfaire sa vis-à-vis est primordial pour survivre parmi les humains. Jolhane a le regard rieur et attend une réplique de la part de la couturière après l'avoir scrutée, intéressée par sa réaction. L'un des serveurs arrivent pour les servir. Une assiette au doux fumet d'un amalgame de légumes et de viande fumée se dépose. La visage s'incline en guise de remerciement. Le couteau voyage entre les doigts et la voix continue :

« - Voudrais-tu vraiment me suivre dans mes aventures ? Ce qu'on a vécu n'est rien. Quand je voyage, quand je combat, le sang coule autant celui des adversaires que le mien. Je ne crois pas que tes yeux les supporteront et je ne laisserais pas vivre cela de toute manière. Tu es bien trop précieuse pour qu'on te salisse avec de telles images. »

Puis le regard glisse, l'épée de l'Asmosienne s'est volatilisée. Le serveur... Comment a-t-il pu oser ? Le visage s'assombrit. Jolhane ne parvient pas à garder contenance. Il faut partir. Pas de suite, mais il va falloir écourter ce repas. Il faut l'annoncer à Nea et aussi évite de l'inquiéter cette fois elle ne doit pas l'impliquer davantage dans des risques.

« - Et si nous finissons ce mets ? Si nous tardons trop, nous risquons d'avoir des difficultés pour retourner dans les bas quartiers qu'en dis-tu ? »

Code by NKM

avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
28.04.14 18:00


Journée boutique !


Ta question déclenche une réaction inattendue chez la Myrmidon. Nervosité, mal aise… Le regard est vide, pensif. Posé sur toi, mais absent. Les doigts pianotent sur la table, martelant le bois dans un rythme régulier. Pendant un instant, tu as peur d’avoir franchi une limite invisible, la question de trop. Peut être ce récit ne t’a-t-il jamais été raconté, tout simplement parce que la brune désirait garder cet épisode de sa vie secret ? Et voilà que tu la mets dans l’embarras. Tu te mords la lèvre inferieure. Une part de toi n’arrive pas à s’en vouloir et espère toujours que le passé sera conté.

Un sourire s’épanouit sur le visage perdu de la jeune femme, apportant une pointe de douceur sur cette mine devenue inquiétante pendant un instant. L’embarras s’envole, les doigts s’immobilisent. Te voilà satisfaite en entendant les mots s’évader de la bouche. Tes coudes, occupants déjà une superficie proéminente, semblent réclamer plus de terrain encore. Tu te rapproches sur la table, les oreilles tendues comme à chaque histoire. Les yeux suivent les mouvements des fines lèvres, et dans l’esprit se créé en pensé le passé de la femme. Tu t’imagines une jeune fille, un peu moins d’une douzaine d’années, aux cheveux courts et aux traits fins, qui pourrait être Jolhane. Tu la vois avec une épée en bois, donnant des coups contre un épouvantail, dans un champ… Ce n’est pas tout à fait fidèle, mais tu te le représentes bien, là, dans ce carrée d’herbe jaune, adroite et s’efforçant de toucher sa cible.

Le sourire se copie sur tes lèvres, tandis que tes pensées inventent une mercenaire plus jeune. Mais comme toujours le paysage n’est pas assez décrit à ton gout. Cependant, tu sais qu’aucune autre information ne sera donnée. Tu te contentes donc de celles-ci, et commentes : « Ouah, vous étiez noble ? Ca devait être bien ! Mais pas autant que la vie que vous menez maintenant n’est ce pas ? » Du coin de l’œil, tu aperçois un garçon, portant vos commande. Tu retires tes coudes pour libérer la place. Devant toi est déposée une assiette, où des légumes se marient avec une viande. L’odeur réveille ton estomac, et tu renifles le plat, alors que le serveur n’a même pas retiré sa main. Tu dois te souvenir de fermer la bouche pour ne pas laisser un filet de bave dégouliner sur ton menton, signe de ton appétit grandissant.

Sans attendre, tu attrapes les couverts et ne laisses pas plus longtemps tes yeux savourer la présentation minutieuse des aliments. La fourchette pique, le couteau découpe, et tout est enfourné dans ta bouche, par grosses bouchées, laissant les saveurs exquises exploser sur ta langue. Tu ne peux retenir un bruit de ravissement « Mmh », et le sourire te monte jusqu’aux oreilles. La jeune femme en face de toi, plus modérée, reprends le dialogue, et tu partages ta concentration entre le met délicieux que tu avales goulument, et ses paroles. Est-ce que tu supporterais de vivre à ses côtés, vivant une vie aussi dangereuse qu’elle te le dit ? Probablement pas. Tu es bien trop lâche pour oser affronter le monde extérieur, quitter ton foyer, ton nid douillet. Rien que l’escapade de tout à l’heure t’a toute retournée, et sur le moment, tu croyais mourir, même si avec du recul, c’était amusant de braver la justice de la sorte.

En entendant son souhait de te protéger, ton innocence et toi, tu souris de nouveau. Cette attention te touche. Même si tu ne te trouves pas spécialement innocente, bien évidement. Mais tu te contentes de la remercier :
« Merci… Mais je suis sûre que je pourrais être utile, vous savez ! Je vous rappelle que je suis mage blanche, je pourrais vous soigner… Mais vous avez raison sur le fait que je ne sois pas capable de supporter trop de violence. » Tu soupires en t’imaginant le sang couler. Comment fait-elle pour ne pas craindre la mort ? Tu la regardes, pleine d’admiration pour cette femme plein de courage.

Les ordres sont donnés, et tu acquiesces simplement, enfournant une nouvelle fois les légumes dans ta bouche. Il est vrai que tu pourrais rester vivre ici toute ta vie… Ca ne te dérangerait pas plus que ça. Mais tu sais que de l’autre côté du mur, quelqu’un t’attend. Et tu ne peux pas l’abandonner, lui qui est ta seule famille. S’il ne te voyait pas revenir, il serait mort d’inquiétude. Tes sourcils se rejoignent pour fusionner, tandis que tu penses à ton ainé. Est-ce qu’il accepterait de vivre ici, avec toi ? Oui, si tu lui demandais. Il ne t’abandonnerait jamais. C’est la seule chose dont tu es vraiment sûre.

Tandis que les saveurs se succèdent dans ta bouche, tu maintiens la conversation, mettant en évidence les différences entre les deux quartiers. Tout d’abord, la cuisine raffinée. Puis le monde qu’il y a dans les rues. La seule fois ou on peut voir autant de gens, à ne plus pouvoir marcher tranquillement dans les rues, c’est à l’approche de la sainte lignée. Et tu continues ainsi, mais ne ralentissant pas la cadence : les paroles sont prononcées mais entravées par les aliments qui t’empêchent d’articuler.

Tu avales goulûment une dernière fois, et glisses légèrement sur ton siège, le dos appuyé sur la chaise.
« Pouah… Ca faisait longtemps que je n’avais pas mangé ainsi… Je voulais vous inviter à dormir chez nous, avant de reprendre la route, mais désormais, j’aurais honte de vous recevoir et de vous présenter un repas lamentable, en comparaison » Il est vrai que tes petits doigts apprécient également de cuisiner, mais ce ne sont que des plats grossier, bien plus fade que cela. Dans les bas quartiers, on se souci surtout de se remplir l’estomac, et pas de satisfaire ses papilles. Distraitement, tu tapotes la petite bosse sur ton ventre, et tout sourire, t’exclames : « Regardez moi ça ! Mon ventre est gonflé ! » Tu laisses ta tête tomber sur le dossier, et ries à moitié, tout en regardant celle grâce à qui tu as pu manger aussi copieusement.
avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
01.05.14 13:37


La scène se termine et suivra l'acte.

Feat NEA.


Et la voilà engloutissant son repas avec empressement et délectation. L'aînée a eu même le temps de demander un pichet d'eau, discrètement de peur que la couturière s'étouffe tant la vitesse de sa gourmandise est impressionnante. Cette vision, cet enthousiasme engoue la mercenaire qui parvient à se détendre malgré son anxiété naissante. Un sourire s'esquisse face à tant d'énergie puis une légère moue face à la jeune dame au ventre quelque peu rebondi. Jolhane est partagée. Brusquer un appétit rassasié est mauvais, sans compter que le suspicion ne ferait que s'aggraver. Les yeux sont là parmi la masse, observant certainement es deux afin de constater si oui ou non ce duo, particulièrement l'étrangère, est rapporteur de menaces.

Il faut endormir le prédateur, ne pas dévoiler que le manège ne dupe pas, n'émerveille pas assez l'esprit aiguisé. Alors les couverts s'en vont terminer le plat tranquillement, contemplant le pêché goulu qui se donne à cœur joie. Le brouhaha ambiant est toujours présent, le même qu'à leur arrivée. Aucun signe de danger ou de chambardement futur. Il est temps de partir de manière naturelle du moins tant que Nea est présente aux côté de la myrmidon. Une fois l'assiette éclatante suite à un morceau de pain qui sauce le plat, les couverts se reposent et une gorgée est bu pour faire passer tout cela. L'Asmosienne sent quelques regards posés sur elles deux. Il fait quitter les lieux. Il est l'heure. La guerrière se redresse montrant qu'elle est sur le point de départ et sa voix se fait guillerette voir insouciante.

« - Hum, je paie si cela te convient. Je crois qu'après notre virée assez dépensier, nous allons rentrer. Je dois malheureusement partir, non sans t'avoir raccompagner en bonne et due forme. »

Un clin d'oeil est adressé en direction de Nea et aucun regard ne se pose sur autrui ou presque. Les yeux se baladent un peu partout sans s'attarder. Un bras s'écarte assez pour permettre à la cadette très tactile d'enlacer sa main dessus. Les pas s'enchaînent, les planches de bois craquellent légèrement à leur passage, soulignant le léger départ après avoir déposé de la monnaie pour ce copieux repas. Une fois sortie et assez éloignée, Jolhane ne permet pas à sa petite malicieuse de se détacher d'elle. Elle ne compte plus le nombre de fois que la douce péronnelle s'envole parmi les étalages dont elle ne s'en lasse pas. La voix se pose, montrant qu'il faut savourer les derniers moments entre elles :

« - Bien, quand pourrais-je récupérer ton petit chef d'oeuvre ma douce amie ? Préviens-moi, je pourrais revenir dès que tu le souhaites. Nul besoin d'envoyer un messager. Je le saurais. »

L'expression du visage s'étire en un sourire rieur et un regard mystérieux alors que les portes séparant les différents quartiers se dressent à nouveau devant elles et cette fois cela ne sera pas une épreuve de la traverser. Mais une fois arrivées, Jolhane s'arrête et s'écarte de sa partenaire avant de reculer de quelques pas presque dissimulées par la foule encore nombreuse :

« - Si tu veux que je te rejoigne, penses-le et je reviens sinon. Je te dis à la revoyure. »

La réponse est attendue. Aucun enjeu pour Nea. Aucune pression. Jolhane la préservera de son monde belliqueux.

Code by NKM



HRP : Si tu veux qu'on continue pas de souci mais après j'étais tentée de pourquoi pas relancer un autre rp. Comme tu le sens ^^.
avatar
Invité

MessageSujet: Re: Journée boutique !    
28.05.14 13:53


Journée boutique !


Les couverts voisins continuent leur valse, distribuant les différentes saveurs à la bouche fine de la mercenaire. Tu observes d'un air débité ces allers retours dessinés par la fourchette, sachant que ta propre assiette est irrévocablement vide. Tu ne pourrais plus rien avaler de toute façon, mais la gourmandise te fais espérer un nouveau délice qui n'arrivera finalement jamais. Tu restes donc tranquille, et fini par lâcher des yeux ce couvert et cette nourriture si convoitée. Le flot de parole continue de s'échapper de tes lèvres, inlassable, et tu discours sur des banalités, participant au brouhaha ambiant.

Finalement, un dernier coup de pain achève définitivement le repas, et ta compagne te propose de payer les frais, car l'heure du départ retentit. Tu acceptes d'un hochement de tête, et la gratifie d'un sourire, avant de l’imiter à la dernière seconde et de te servir un verre d'eau. Le filet frai s'engouffre entre tes lèvres et tu le sens dévaler ton œsophage. Une fois désaltérée, tu t'empresses de rejoindre ton amie qui t'attendait pour déguerpir. Un bras est discrètement écarté, et l’œil vif le repère : tu glisses tes doigts dans son coude et calques tes pas à sa vitesse tandis qu'elle te conduit à l'extérieur.

L'esprit est à la fois paisible suite à ce copieux déjeuner, et préoccupé. Le départ de la mercenaire est inévitable. Après tout, on ne peut retenir éternellement un oiseau en cage, malgré tous nos efforts. Et il serait cruel de condamner un animal aussi gracieux à une prison. Mais une part de toi souhaiterai que la brune séjourne un peu plus longtemps à tes côtés. Malgré tout, tu n'en dis rien et te contentes de resserrer ta prise autour de son bras.

Mais comme à chaque fois, les pensés sont bien vite bousculées par de nouvelles. Et l'appel du marché se fait entendre. Les yeux se baladent, fouinent dans chaque recoin. Tu te laisses traîner par Jolhane qui ne semble pas vouloir te laisser flâner dans les étalages. Et elle a bien raison, car si non, qui sait quand elle pourra te retrouver ? Tu te laisses donc guider à travers la foule étouffante. Puis la question se pose, et provoque une légère réflexion.
"Et bien, je n'aurai pas besoin de beaucoup de temps. Quelques jours me suffiront, alors repasse lorsque tu le pourras !" Les pensés s'envole vers une seconde réflexion, et c'est à ton tour de questionner : "Comment allez-vous faire pour savoir quand j'aurai terminé, si je n'envoie personne à votre recherche ?" Pour toute réponse, un sourire taquin et un regard couvert de mystère te sont adressés. Tu fais la moue, marquant que cette réponse ne te convient pas, mais ne cherches pas à en apprendre d'avantage.

La rue défile et vous voilà finalement devant le grand rempart, celui qui te condamne à retourner dans ta pauvre demeure, à retrouver la misère de ton quotidien. Quelques paroles sont échangées, comme un au revoir, et la gorge se noue pour prononcer une réponse :
"Eh bien... je suppose que je vous quémanderai bientôt pour vous rendre mon travail. Si non, je ne veux pas vous déranger dans votre travail." Un sourire gêné est dessiné, car à la vérité, tu ne voudrais à l'instant qu'une chose : qu'elle te tienne encore un peu compagnie pour te faire partager ses périples. Mais tu sais que le devoir l'appelle sans doute, et s'est donc résignée que tu vas vers ton destin, retournant vers ta propre cage. Mais pour un temps seulement.
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Journée boutique !    

 

Journée boutique !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [Boutique] La boutique du collectionneur (NANTES).
» [Journée à Thème] organisation des tables de JdR
» [Boutique] A PLEINS REVES Comics Us, Fr (NANTES).
» [S41-E8] Résultats pour la 6ème journée - Nord-Pas de Calais - 03 Mars 2010
» NabzShirt... La [2nde] boutique de Tshirts... Enfin !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum