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 L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]

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Naberius
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Naberius
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MessageSujet: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
24.02.14 18:20



L'ombre et la lumière.

Manest. Cette ville était magnifique en surface, mais dans ses basfonds se cachait la plus immonde des raclures, comme dans chaque ville de Meinarest d'ailleurs. Toutes grandes villes engendrent, en plus de la part de lumière dans laquelle les habitants lambda vivaient, une part d'ombre où se déroule une kyrielle d'activité toutes plus illégales les unes que les autres. Nombreux sont ceux qui pensent que ces gens vivant dans l'anarchie la plus totale se jouent totalement de l'autorité en vigueur dans le pays, que ces gens sont au-dessus des rois et des gouvernements et que rien ne peut stopper leurs méfaits. Mais ces personnes sont d'une naïveté déconcertante. Si cette part d'ombre subsiste en chaque royaume, c'est justement car les souverains en ont besoin et se servent de ces organisations pour accomplir toutes les tâches qu'ils ne peuvent faire au grand jour. L'un ne peut vivre sans l'autre, en quelques sortes.

Naberius s'enfonça au plus profond de la ville, dissimulé sous une épaisse cape tombant presque en lambeaux. Il lui fallait être discret en venant dans ce lieu, et se faire passer pour un pouilleux était le meilleur déguisement qu'il avait trouvé. Il se plaça ensuite face à un énorme rocher ayant vaguement la forme d'une grande bâtisse sans porte et sans fenêtre. Le Quartier des Pierres cachait bien des secrets et cet endroit n'était que l'un d'entre eux. Le Souverain observa le mur de pierre étrangement lisse, plaça sa main juste au-dessous d'un oiseau en relief et appuya légèrement sur l'animal. La seconde d'après, le mur se renfonça, et laissa apparaitre une ouverture à peine plus grande qu'un étroit couloir. L'Algiz s'engouffra à l'intérieur tout en réajustant sa cape. Il n'aimait vraiment pas se trouver là, mais il n'avait pas le choix, quelques sombres affaires exigeaient sa présence en ces lieux. Il traversa rapidement le couloir pour déboucher sur une immense salle sombre, éclairé uniquement de quelques chandeliers dont les bougies menaçaient de s'éteindre à tout instant. La fumée emplissaient la pièce et sur le sol, un grand nombre d'Algiz à l'air tous plus louches les uns que les autres buvaient, hurlaient et se battaient sans aucun ménagement. Le Roi remarqua également, dans un des coins de la salle, que des filles de joie s'amusaient avec leurs clients sans aucune gêne. Ailleurs, des esclaves humains subissaient les pires des humiliations sous les regards et les rires moqueurs des Algiz qui régnaient en maître dans cette salle. Ce fut la seule vision qui plût à Naberius, par ailleurs. Il traversa la salle d'un pas décidé, poussant sans aucune retenue les hommes et femmes qui osaient se mettre devant lui, et fut obligé de repousser à trois reprises des catins qui venaient l'aborder. Non, il n'avait pas besoin de ça pour l'instant.

Une fois arrivé au fond de la salle, il poussa un rideau de velours blanc et jaune qui dévoila un autre passage, bien mieux entretenu cette fois. Il traversa le couloir sans faire attention aux somptueuses décorations qui ornaient les murs, et poussa avec force et violence la porte de fer qui se trouvait désormais devant lui. Il arriva dans une autre pièce, bien plus petite cette fois-ci, sans aucune trace de fumée, de saleté ou de déchet, matériel comme humain. Non, il n'y avait là que quelques personnes, dont une qui sortait du lot. Une femme, confortablement installé sur d'énorme tissu regroupé ensemble de sorte à former d'épais et moelleux coussins. Et elle dévisageait le nouvel arrivant, un verre à la main. Naberius ôta sa cape d'un geste et la laissa tomber doucement sur le sol avant de s'avancer vers elle, sans aucune forme de respect. Il réajusta ses cheveux blancs et dévisagea la jeune femme de ses yeux carmin.

"Anhlyr, Anhlyr... Comment peux-tu laisser ces immondes porcs souiller ainsi l'image et l'honneur des Algiz ? Tu oses accueillir ton Roi dans un tel lieu, où débauche et décadence sont les maîtres mots ?"

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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
24.02.14 20:56

Une vision lumineuse
se confronte à la noirceur.
feat Naberius.

La nuit n'est rien. L'obscurité est bien plus profondes chez les êtres aptes à la raison. Même les plus preux ne peuvent se détourner de l'obscénité. Chacun possède sa boîte de Pandore. Les ténèbres se délectent des faibles et se jouent des puissants. Le Quartier des Pierres est un bastion enlacé par les noires profondeurs des âmes, le premier forgé à même la roche. Les souterrains sont une mine d'individus déchus qui ne cherchent plus la rédemption, qui ont cédé à la tentation et qui ne peuvent s'y échapper. C'est un labyrinthe lugubre, presque insalubre, empli de débauches, d'enivrés, de drogués, des voyous en tout genre.

Les apparences sont trompeuses mais tout être innocent ne parvient à voir ce qu'est vraiment ce monde inversé, chamboulé. La lumière est loin d'être absente. Sans elle, ce territoire n'existerait point. Ces lieux vénèrent la lumière plus qu'il n'y paraît. Il y a des règles et des lois pourtant bien plus difficiles à appliquer, à imposer que sur la candide surface. Anhlyr est d'ailleurs dans sa salle avec ses bras droits. Il est temps de nettoyer un peu. Entre une livraison de vin dont la dame des lieux doit goûter le cépage, des décisions sont prises. Depuis quelques temps les lieux s'encrassent dans tous les sens du terme. L'Héron n'apprécie pas que son image soit ruinée par des filles de joie trop dévergondées ou des trafiquants trop peu scrupuleux.

Dans cette salle, une lumière attendue arrive, sans vergogne, sans manière. Anhlyr l'ignore sachant déjà de qui il s'agit. Ses informateurs, ses sens toujours à l'affût. Telle une sommelière, elle goûte le breuvage avant de glisser et se redresser face au roi qui semble bien effarouché. Son ton impérieux et avec une pointe pompeuse amuse la femme-bête. Elle dépose son verre sur une table près d'elle. Ses conseillers et hommes de main s'éloignent dans les ombres, dans les passages secrets. Les voilà, le roi et la régente, seuls face à face. Elle s'approche de lui, sensuelle, humant son odeur trop pure trop parfaite, savourant chacun de ses traits puis elle daigne répondre avec un sourire jovial.

« - Il s'avère que j'ai des comptes à régler avec le peuple des bas fonds. Bien que nous sommes une peste, il y a des lépreux qui sont en train de ternir mon monde. Tu as du en croiser quelques uns ou quelques unes. Tu viens d'interrompre justement une de mes réunions pour mettre les choses en ordre.»

Un silence où se dessine cette fois une expression amère avant de reprendre.

« - Je conçois que mes terres restent nourries dans la débauche et la décadence. Mais cesse donc de jouer les prudes vierges. Crois-tu vraiment que les Algiz, bien que supérieurs aux humains, sont si honorifiques que cela ? J'accueille les indésirables, j'accueille ceux qui salissent Ilmyde, je les gère. Tu as accepté que ce monde existe, que j'existe alors ne viens donc pas renier ces terres qui soulagent ton royaume. »

Anhlyr reste là plantée face à son roi. Elle a du respect pour lui mais elle n'accepte pas qu'il critique tout ce qu'elle fait pour lui, pour que leur royaume se soit vraiment dévoré, pourri avec tant de noirceur. Les ténèbres sont son domaine et sont nullement effrayés par cette lumière royale. L'Héron ne bouge pas d'un pouce, targuant sa Majesté de défi. Elle est là sans aucune défense, l'air fragile et démunie et pourtant, elle le regarde et se tient droite. Elle s'attend à n'importe quelle réaction, son roi ayant tendance à s'emporter ou à dominer. Mais elle a l'habitude. Après tout, le ying et le yang se côtoient depuis des lustres sans vraiment pouvoir vivre sans l'autre.
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
03.03.14 12:08



L'ombre et la lumière.

Cette sale petite... Comment osait-elle manquer ainsi de respect à son roi ? En temps normal, Naberius n'aurait pas hésité à lui rappeler leurs différences de rangs par la manière forte, mais pas avec elle. Non, pas avec un membre de la race des Hérons. Ce peuple Algiz était réellement différent des autres Algiz et bon nombre de légende circulait à leurs sujets, comme quoi ils seraient envoyé par Grayling elle-même, qu'ils sont des êtres presque divin... Et il était vrai que leurs beautés ainsi que leurs étranges pouvoirs avaient de quoi forcer l'admiration. Le Souverain d'Ilmyde les trouvait passionnant, et il souhaitait ardemment les faire tous quitter l'immonde Sollvaec pour les faire revenir en Ilmyde, leur véritable patrie. Mais celle-là avait tendance à se montrer trop critique envers son souverain. Certes, elle aidait le pays en agissant ainsi dans l'ombre, mais Naberius n'appréciait pas cela. Il ne voulait pas que son royaume puisse posséder une telle part d'ombre, il détestait cette impression de ne pas tout contrôler. Et il haïssait encore plus cela lorsque des évènements que la jeune femme aurait dû gérer quittaient son monde secret et souterrain pour venir ternir la face visible d'Ilmyde. C'était dans cette optique qu'il rendait visite à Anhlyr aujourd'hui.

"Souviens-toi bien de qui je suis, Anhlyr. Ne t'avise jamais de me manquer de respect, tu m'entends ?"

Ce serait les seules reproches qu'il lui ferait quant à son manque de bonne manière. Après tout, il y avait plus important à faire. Comment avait-elle pu faire une telle erreur dans le travail que lui donnait son Roi ? Il ne lui avait pourtant pas demandé grand-chose.

"Mais bref, reprenons le vif du sujet... tu te souviens qu'il y a quelques semaines, je t'ai demandé de rattraper un esclave humain qui s'était enfui d'un des manoirs de Valtac ? Tu te souviens également de mes consignes ?"

Bien sûr qu'elle s'en souvenait, le message était on ne peut plus clair. Retrouver ce déchet et lui passer l'envie de fuir... Définitivement. Elle devait le faire tuer à vue, et avait même reçu des fonds imposant pour servir de récompense à qui le tuerait. Car oui, jamais un Héron ne tenterait de tuer quiconque eux-mêmes, c'est une idée hautement improbable pour eux.

"Ce que je veux savoir, c'est pourquoi cet esclave, dont tu devais te charger, a réussi il y a un jour à rentrer dans le domicile de ses propriétaires et a réussi à tuer leur fille ainée dans son sommeil ?"

Le ton de sa voix avait changé du tout au tout. S'il y avait bien une chose que Naberius ne supportait pas, c'était que des humains puissent atteindre la gloire de son pays. Et là, un humain avait tué une Algiz ? Un ancien esclave, qui plus est. Et alors que le Loup Blanc avait pris toutes les mesures nécessaires pour se débarrasser de ce gêneur il y a plusieurs jours, rien n'avait été fait ? Il savait qu'Anhlyr était compétente, suffisamment pour retrouver un misérable esclave isolé, même sur un territoire qu'elle ne gère normalement pas. Il voulait des explications. Il s'approcha alors de la jeune femme, la toisant de son regard vermeil. On pouvait facilement lire la colère dans ses yeux, une colère à même de figer quiconque.

"Réponds-moi. Pourquoi ton travail n'a-t-il pas été fait correctement ?"


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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
03.03.14 17:52

Les erreurs écrasent,
la révérence s'impose.
feat Naberius.

L'amusement emplit l'être. La réaction impulsive et effarouchée tend à faire sourire. Manquer de respect ? Quand l'héron a-t-il osé ? Juste parce qu'elle constate ? Puisqu'elle défend ses terres ? A cause de sa honnêteté ? Le roi devrait faire attention. N'est-ce pas une preuve d'une loyauté envers lui ? Apparemment, il ne l'approuve pas. Maudit mâle alpha. Le visage se penche. Y a-t-il quelque chose qui irrite tant les crocs d'Ilmyde ? Anhlyr, elle-même ? Surement. Il faudrait cependant qu'il parvienne à faire la part des choses. Le sujet n'est pas là. Ils se regardent comme des chiens de faïence.

Le silence, la stature droite sont les seules réponses. Les bras se croisent. La patience est de mise. Le loup rôde autour de sa cible qui ne faillit pas. Avoir peur de menaces ? Futilité. Les traits se détendent. Alors que le maître de la surface paraît bien amère. Cela sent les reproches à plein nez. La femme Algiz fixe sans perdre le contact avec son seigneur, toujours revêche. Dire qu'il s'est déplacé pour la voir, il s'agit d'une affaire sérieuse et importante pour lui. Anhlyr soupire en silence, attendant le courroux verbal avec lassitude. Lui remonter les bretelles ne l'ébranlera pas mais le roi est le roi. Sans lui, elle n'existerait pas. Alors elle attend la verve assassine.

Le monologue du roi s'ensuit. La femme-bête acquiesce par moment, sourcil droit relevé. Pourquoi parler d'une telle affaire ? Naberius sait comment elle agit et les risques qui encourent quand il lui demande un service. Les souvenirs n'ont nul besoin d'être ravivés. Toutes les affaires sont ancrées en elle. Elle grimace alors qu'elle se remémore l'exécution de cet esclave. Sa mémoire est sans faille, son estomac aussi s'en souvient. L'état de choc l'a trop marqué à vif. Le visage se crispe, les yeux rivés sur son roi. Qu'insinue-t-il ? La dame des lieux n'apprécie guère la tournure de la conversation.

Puis les révélations tombent. Elle ne doute pas des informations du roi, qui lui-même est entouré de bons éléments. Anhlyr ignore cet air des plus vindicatifs de son roi. Ce n'est pas cela qui la préoccupe. Elle ne réagit même pas à l'accusation qu'elle n'est qu'une incapable. Elle ne l'est pas. Ironie ce soir qui se jette dans la gueule du loup avec une impulsivité juvénile. Il s'approche. Elle ne recule pas, ni ne tremble, bien qu'elle reconnaisse qu'il en impose. Seul détail qui la trahit ? Sa respiration quelque peu saccadée. Elle sourit. Une de ses mains va se caler sur sa joue. Elle réfléchit, calme.

« - Je crois que mes hommes sur cette affaire m'ont trahi tout simplement. Ah sache que j'aurais bien voulu garder cet humain avec moi au lieu de le tuer. Ils sont utiles dans mon monde. La prochaine fois, je suivrais mon intuition.»

Elle pivote lentement et récupère un sceptre qui brusquement tinte. Un tigre surgit, s'incline devant le roi avant de rejoindre sa chef, attendant les ordres. Elle s'excuse d'un hochement de tête envers Naberius avant de caresser son fidèle, l'embrasser sur le haut du crâne avec tendresse.

« - Amène-moi Taylhen et Crohal. Prestement. Ils sont en train de s'amuser avec les maudites humaines. Ils ont sali notre nom. Je dois exécuter notre serment. J'aurais besoin de toi pour les exécuter après leur témoignage.»

L'Algiz la fixe et quitte les lieux dans un passage secret. Anhlyr se retourne et s'incline devant le maître d'Ilmyde. Ils sont à nouveau seuls. Elle se doit de s'excuser. Elle n'est pas encore une bonne dirigeante. La ceinture doit se serrer. Encore une autre question à régler lors de la réunion. L'héron le reconnaît et concède à la fureur de son roi. Tout compte elle est encore une incapable mais sa fierté l'empêche de montrer sa déveine.

«  - En attendant ta sentence envers mes anciens camarades ainsi que tes réponses, que dis-tu de réfléchir à propos de ma punition. J'ai été dupée et négligente. Mes excuses. »
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
09.03.14 19:28



L'ombre et la lumière.

Malgré l'angoisse que pourrait provoquer une telle situation,
Anhlyr parvenait à garder un calme et un sang-froid incroyable et ce même avec Naberius qui lui lançait des regards assassins. C'était une qualité remarquable. Mais Naberius ne s'en rendrait sans doute pas compte tout de suite, la colère étant pour l'instant la seule chose qu'il éprouvait. Une trahison hein ? Comment cela avait-il pu arriver ? Surtout que les conséquences étaient désastreuses. Naberius avait reçu le noble dont la fille avait été tué un jour plus tôt et calmer les choses s'étaient avérés difficiles. Et le principal problème était désormais qu'un esclave en fuite, assassin de surcroit, se baladait en Ilmyde. Et il y avait fort à parier que ses envies de vengeance n'étaient pas totalement assouvies. Il fallait retrouver cet homme, les meilleurs éléments de la garde de Naberius étaient sur cette affaire mais ce n'était visiblement pas suffisant. La jeune femme proposait à son roi une punition quant à son erreur, mais malheureusement il ne pourrait pas l'appliquer de suite. Il avait besoin d'elle et de son influence grandissante au sein des quartiers les plus obscurs de la ville pour le retrouver. Car il était improbable que l'esclave se trouve en Valtac, cela serait bien trop dangereux pour lui. Non, soit il séjournait désormais dans un des villages d'Ilmyde, soit il avait trouvé refuge à Manest, parmi ses nombreux secrets. Et ça, c'était une hypothèse plus que plausible.

"Ta punition devra attendre et je sais à quel point cela t'attriste mais j'ai besoin de toi pour quelque chose désormais. Je refuse que cette ordure parcoure librement mes terres. Je veux que cet assassin soit retrouvé le plus rapidement possible."

Il fit quelques pas autour de l'Algiz Héron, comme un chasseur autour de sa proie. La pression était la meilleure façon de s'assurer du bon travail de ses subalternes selon lui.

"Et aussi, Anhlyr... Je le veux vivant, cette fois-ci. Il semblerait que je ne puisse te confier certaines tâches trop délicates, aussi vais-je devoir m'en charger."

Il s'était arrêté juste en face d'elle et la dévisageait. Il faisait toutefois attention à ne pas la toucher. Les Hérons ne supportaient pas la violence sous de nombreux aspects et l'animosité qui parcourait le corps de Naberius en cet instant ne lui aurait sans doute pas plu. Et une dernière chose l'intriguait... comment cette femme traitait ses hommes ? Ses traîtres, qui plus est ? Il souhaitait voir quelle punition allait s'abattre sur eux. Il partit alors s'installer dans l'immense regroupement de tissus et de coussin qui était bien assez grand pour accueillir trois ou quatre personnes et observa le Héron, un mince sourire sur les lèvres.

"Ah, ne fais plus attention à moi pour l'instant... Je veux voir comment tu gères cette situation de crise... Agis comme si je n'étais pas là."

Cette place était réellement confortable, effectivement... Peut-être devrait-il songer à remplacer son trône par ceci ? Bien que le trône lui apportait un prestige inégalé.


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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
10.03.14 15:02

Une détermination,
des conséquences.
feat Naberius.

Spoiler:
 

Les yeux se croisent. Anhlyr montre clairement qu'elle est froissée. Pourquoi un homme-loup aussi beau peut-il aussi être enfermé dans une sphère ancrée dans le passé ? Comment peut-il être aussi méfiant envers son peuple ? Pourquoi la voit-il comme une hérésie qui ne devrait pas exister ? Elle est là, à se confronter à lui. Puis le contact visuel est rompu. Et Sieur Naberius s'amuse à prendre la place de la régente noire, qui se retourne vers lui, ses vêtements glissant sur sa peau diaphane. Ni l'atmosphère, ni l'ambiance ne conviennent au roi. Anhlyr se permet un sourire presque enfantin. Puis à nouveau, cet air urticant et presque condescendant. Elle pose ses mains contre ses hanches, l'air courroucé avant de l'ignorer, pivotant vers les portes qui s'écartent brusquement.

L'Algiz sous forme de tigre est là, avec deux corps sur son dos. Le corps d'Anhlyr tremble. Son instinct lui dit de fuir, de ne pas regarder les deux traîtres qui roulent violemment au sol. Elle ne cligne pas des yeux mais sa silhouette est rigide. Elle a envie de crier pour laisser échapper la douleur agonisante qui naît en elle. Mais la dirigeante doit montrer ce dont elle est capable. Elle ne fuira pas. Elle punira. Alors elle attend, quasi en apnée. Les deux malotrus se relèvent tant bien que mal, s'agenouillant devant elle. Le tigre part se mettre aux côtés de l'Héron comme pour la soutenir. Elle s'abaisse et l'embrasse à nouveau avant de tonner clairement :

« - Vous êtes bien pitoyables, pourritures. Vous avez perdus votre statut d'Algiz, vous n'êtes plus que des pourceaux. Vous connaissez nos règles ici. Personne ne se souviendra de vous. Vous n'avez même plus de famille... »

L'un des hommes-bêtes agrippe la jambe d'Anhlyr qui brusquement lui assène un coup brutal de sceptre qui tinte. Le traître voltige un peu plus loin. La réaction de la femme-oiseau ne se fait pas attendre. Elle titube et tombe sur son fidèle félin. Les larmes coulent. La main se pose sur le cœur qui bat à tout rompre. Le souffle est une torture ardente dans sa gorge. Mais personne ne bouge alors que le deuxième luron pourrait facilement tuer sa maîtresse. Mais quelque chose l'en empêche, surement les croyances à propos des Hérons surement par le fait qu'il n'y pas assister à une telle colère de la part d'elle. Un feulement inquiet résonne. Le tigre  regarde tristement Anhlyr, qui tente de se relever avec son sceptre. Sa voix est torturée mais emplit de haine sans nom.

« - Le pardon n'est pas accordé ! Comment osez-vous croire que je serais clémente ? Si vous êtes encore vivants, putrides déchets, c'est parce que vous devez à votre peuple des explications pour votre traîtrise. Qui vous a engagé pour salir mon nom ? Où est cet esclave ? Osez penser mentir une seule seconde, votre mort sera moins douce ! »

Son corps est encore faible, tremblant. Il convulse même parfois. L'envie de rendre ce que contient son estomac surgir mais elle se mord les lèvres. Le tigre se mue en forme humaine pour la soutenir. Si Anhlyr semble complètement oublier Naberius, lui jette un coup d'oeil au roi. Le don de l'Héron s'anime, prêt à écouter ce discours révélateur. Une voix criarde transperce alors la pièce sombre :

« - Quelqu'un qui c-c-co-complote contre vous, quelqu'un qui n'apprécie pas votre impo-po-portance montante, quelqu'un qui ne supporte pas de v-v-vous voir proche du roi Naberius, un de ses proches et l'un des vôtres. Il veut votre mort, dame Anhlyr. Il doit garder l'esclave près de lui, dans les c-ca-carrières.»

L'homme-bête se tait et le courroux tombe. Baisant la joue du précédemment tigre, elle s'éloigne de lui pour rejoindre Naberius. Des cris sonnent derrière son dos mais elle ne se retourne pas. Elle ferme les yeux, la main agrippant son sceptre avec les forces qui demeurent, son autre poing est tellement serré que les ongles ont lacéré la peau. Quelques gouttes de sang tombent mais sont omises. La voix fébrile d'Anhlyr tente de sortir mais elle s'écroule, glissant le long de son bâton. Elle est essoufflée mais tient à dire à son roi une chose :

« - Je sais où se trouve exactement l'esclave, mon seigneur. »
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HRP : La partie sous spoiler correspond à des réactions d'Anhlyr par rapport aux piques de Naberius. MAis comme ce n'est pas très utile j'ai mis sous spoiler car le post est conséquent et bien long et que ces détails ne changent pas grand chose à la trame. Désolée pour le pavé TwT.
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
12.03.14 0:23



L'ombre et la lumière.

La scène qui se déroulait sous les yeux de Naberius lui inspira une grande pitié. Voir cette femme qui devait aider le pays à imposer sa domination peiner à ce point à rendre sa sentence... C'était amusant et ridicule à la fois. A l'instant même où elle assomma l'un des deux traîtres de son sceptre, son corps montra à quel point son organisme ne supportait pas la violence. Une chute, sans plus, sur son fidèle suivant. Pathétique était sans doute le mot approprié, mais après tout Naberius la comprenait un peu. Elle était de la race des Hérons, qui refusait le combat physique et qui, pour la plupart, ne pouvait supporter la violence donc en un sens, il ne pouvait rien lui dire. Mais n'empêche, quel soulagement pour lui d'être né en tant que Loup. C'était bien plus simple à vivre, surtout dans un tel monde. Il n'écoutait qu'à moitié les réprimandes d'Anhlyr, trop occupé à observer les réactions de son corps, et n'émergea que lorsqu’un des deux hommes parla enfin. Quelqu'un qui n'appréciait pas son importance montante ? Pourtant, les personnes au courant de l'arrangement entre le Roi et elle n'était que peu nombreux... Un conseiller aurait-il donc trahi son Souverain ? La punition allait être sévère... Mais pour l'instant, le plus important était l'humain. Il fallait le retrouver et l'anéantir. Vraisemblablement, il devait être dans les carrières de Manest avec le commanditaire... Parfait, il n'aurait donc pas à attendre trop longtemps pour assouvir sa soif de violence. Il observa Anhlyr se rapprocher de lui en lui annonçant qu'elle connaissait l'emplacement de l'esclave. Grâce à ses pouvoirs mystiques, ou plutôt car elle savait qui avait fait le coup ? Qu'importe, il venait de trouver la sentence idéale à lui faire subir. Il se leva dans un large sourire et observa son interlocutrice avant de poser son index sur ses lèvres pour la faire taire.

"Ne me dis rien, je vais découvrir cela par moi-même et de la façon qui me parait la plus... Approprié. Et ne t'avise pas de détourner le regard une seule seconde Anhlyr."

C'était son supplice pour avoir failli à son devoir, elle n'imaginait pas pouvoir s'en tirer aussi facilement ? Naberius s'approcha de l'homme assommé à l'autre bout de la pièce et le toisa. Il avait osé trahir son pays... Il ne devait pas s'attendre à un traitement de faveur. Le Roi lui asséna un violent coup de pied dans le visage pour le réveiller, dans un grand cri de douleur. Il y était allé trop fort ? Tant pis. Il agrippa ensuite l'Algiz blessé par le coup et le souleva à quelques centimètres au-dessus du sol sans aucune difficulté. La haine grandissante décuplait la force déjà impressionnante du Loup. Il resserra sa prise autour de la gorge de sa victime tout en le fixant droit dans les yeux. Le Souverain n'était nullement apeuré ou inquiété d'agi ainsi. Au contraire, il était presque heureux. Cela lui rappelait de bon souvenir.

"Tu pensais réellement pouvoir duper ton pays et ton Roi ? Que tu es naïf. Mais je t'offre une chance de te faire pardonner : Dis-moi immédiatement où se trouvent l'esclave en fuite ET l'homme qui l'a employé, je considérerais donc que tu as aidé ton royaume et te récompenserais comme tel."

Ses doigts se serraient de plus en plus, marquant la peau pâle du traître. Naberius sentait que chacun de ses souffles étaient plus saccadés, plus complexe à faire parvenir au reste de son corps... La vie le quittait peu à peu. S'il continuait ainsi, il n'aurait aucune réponse avant qu'il ne meure... Il desserra légèrement son emprise, juste ce qu'il fallait pour lui laisser la possibilité de parler.

"Je... Je crois qu'il se trouve... Dans la deuxième carrière de Manest... Dans une zone non surveillé par..."

C'était largement suffisant, pas besoin d'écouter une seconde de plus ses jérémiades. Il projeta sa cible plus loin dans la salle, juste devant les jambes d'Anhlyr. Parfait, la punition allait pouvoir continuer. Et en même temps, il pourrait s'occuper de ce traître. Parfait.

"Ces informations me suffisent. Tu as obtenu le pardon de ton pays... Mais pas celui de ton Roi."

Dans un léger rire, Naberius se transforma en Loup blanc avant de se jeter sur sa proie. Pensait-il vraiment pouvoir survivre dans cette situation ? Peut-être que oui, peut-être que non, mais cela importait peu désormais. Les pattes avant sur les épaules du traître, l'animal enfonça ses crocs dans la gorge de sa victime et lui trancha net la carotide. Et ce juste devant Anhlyr, qui ne pouvait pas supporter la moindre violence. Voilà, sa punition venait de se terminer. Le Roi repris sa forme humaine, le visage couvert de sang et il observa le Héron, un grand sourire sur les lèvres.

"Je sais exactement où se trouve l'esclave, Anhlyr... Nous partons quand tu seras prête."

Oui, il allait accompagner cette femme pour retrouver l'esclave. Il le tuerait à vue, cela serait sans doute le plus simple.


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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
12.03.14 20:59

Céder devant cela ?
Jamais.
feat Naberius.

Il est à se demander si cela est plus douloureux de supporter ces airs de loup pédant et condescendant que de se donner à la violence et laisser le corps souffrir le martyr. Les regards se croisent et toisent. Satané cabot mal léché.  Même ressentir des sentiments venimeux coûte un prix. Anhlyr s'en mordrait presque les lèvres pour se retenir de réduire en charpie ce doigt impétueux et lui montrer qu'il n'a rien dans la caboche. Il s'adresse de manière si royale et urticante que la régente des lieux ne se retient d'éclater de rire en plein visage de son souverain. Ainsi donc sa punition est de supporter le spectacle d'une parodie d'interrogatoire et de la ô grande sentence qu'il va accorder au traître restant et tremblant derrière eux. Aucune subtilité, aucune envergure n'émane de ce roi, qui n'est que bête. Il ne montre que la grossièreté du peuple des hommes-bêtes.

Sans attendre, elle se retourne vers le futur cadavre, qui semble aussi avoir saisi son funeste châtiment. Il lève le regard vers son ancienne maîtresse, qui lui adresse un regard froid et carnassier. Elle ne le connaît plus. Il n'est plus de ce monde pour elle. La femme-héron glisse son regard sur le seigneur. Elle reste droite, prête à subir cette punition purement immature et qui ne fait qu'entacher son estime envers le roi. Pour elle, ce courroux n'est rien. Seul son corps sera affecté. Son mental lui sera intact, sa fierté sera toujours là. Se laisser abattre par cela ? Cela mal la connaître. Pour elle, la scène qui va se jouer est bien trop clémente pour elle. Le seul qui souffrira vraiment n'est que le dénommé Crohal, recroquevillé sur lui-même.

Seuls des tremblements parcourent l'échine d'Anhlyr au premier coup qui fuse. Elle ne cligne même pas des yeux. Voir quelqu'un asséner un coup est moins brutal que si elle en est l'auteur comme à l'instant précédent. Elle observe. Les jointures blanchissent sur son sceptre. Les yeux s'injectent de sang. Le ventre se tord de douleur muette. Comment oublier cette violence ou du moins l'ignorer ? Se concentrer sur Naberius, ne pas user de son pouvoir. Cela ralentit juste l'échéance mais au moins elle est toujours là. Le dialogue entre les deux hommes n'éveillent pas la curiosité d'Anhlyr. Au contraire, elle en roule des yeux. Tout cela n'est que de la poudre de perlimpinpin. Elle est déjà au courant. Le traître lui a déjà tout dévoilé.

L'agonie de son sujet banni est ressentie. Comme empathie, la dirigeante de la sombre Manest entre en apnée. La respiration devient bordélique, hachée. Mais elle ne fait pas entendre. Sa force diminue elle le sent. Ses jambes se muent en coton. Son corps commence à se courber face aux éclairs de douleur qui traversent son corps. Mais elle doit résister. Il le faut. Son regard est toujours fixé, intense, fiévreux. Puis le corps du malchanceux glisse vers elle. Les yeux demeurent un instant devant ce roi, le toisant avec détermination, avec sarcasme. Elle connaît déjà la suite de la scène. Le mâle alpha en fait trop. Un sourire se dessine narquois se fend sur le visage de l'Héron, qui continue. Crohal n'a que ce qu'il mérite après tout. Ce dernier l'a compris. Il ne regarde pas Anhlyr. Il sait qu'il n'y aura pas de salvation. Sa maîtresse l'a renié, effacé son existence. Il comprend aussi qu'elle le punit aussi de faire subir une telle situation. Il n'est plus.

Les yeux ne se détournent pas, obnubilée par cette gorge déchiquetée. Un hoquet traverse les lèvres d'Anhlyr. Elle se plie en deux mais ses yeux demeurent lumineux maintenant rivés sur ceux du roi loup. Sa main se plaque contre sa bouche. Elle se retient de rendre tout ce qui lui reste dans le ventre. Des larmes de souffrance, de colère parsèment son visage. Mais sa ténacité ne dure plus. Elle tombe sur les genoux, accrochée à son sceptre. Puis l'une des mains frappe le sol pour faire évacuer toute cette peine. Anhlyr, pourtant fixe toujours Naberius, le visage en sueur. Elle ne s'attarde même pas sur le cadavre.

Puis une nouvelle réplique brise et met fin à cette scène macabre. La régente reprend son souffle et reste près du corps sans vie, sanguinolent, encore chaud, qui disparaîtra bien vite. Elle se redresse, titubant légèrement avant d'arriver à la hauteur de son seigneur et de lui montrer qu'elle ne se laissera pas faire par des telles fanfaronnades animales.

« - Nous pouvions y aller. Ah. Juste. Je m'attendais à mieux de vous. Nous sommes plus que des animaux.»

Puis sans rien dire, elle quitte la pièce tout en hélant d'une voix forte dès que les portes s'ouvrent à son passage. Elle n'a pas retrouvé tous ses moyens. Des relents de remontées gastriques sont toujours présents. Son souffle n'est plus que râle. Mais elle avance, prête à corriger ses erreurs, prête à montrer qu'elle ne faillera point devant le maître des Algiz. Alors l'héron se tient droit sans flanchir, ne laissant pas son corps trembler davantage. Elle combattra son sang même si cela la mènera à une mort précoce.

« - Qu'on prépare mes affaires, je pars en voyage et faites de même pour notre invité le roi Naberius. »

Elle se retourne vers le-dit invité et réplique sur un ton provocateur malgré son teint maladif, malgré ses lèvres asséchées, malgré les jointures saillantes de sa main :

« - J'imagine que vous allez me montrer comment faire, mon sire. Je vous suis.»

Que la quête commence...
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HRP : Encore un pavé buuuh ;3;. Et je ne fais pas tant avancer le rp en plus ><...
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
17.03.14 22:38



L'ombre et la lumière.

Naberius s'essuya le visage avec un linge que lui avait apporté un Algiz dans l'assistance. Bien serviable d'ailleurs. Il s'essuya tranquillement lorsqu'il remarqua qu'Anhlyr se trouvait juste devant ses yeux et le dévisageait. Pour mieux lui asséner une remarque cinglante. Elle s’attendait à mieux de lui ? On voyait bien qu'elle n'avait jamais vu le jeune Naberius, celui qui tuait à vue, qui plantait ses crocs dans quiconque osait lui répondre et celui qui était connu comme le Tueur des landes enneigés. Il s'était bien calmé, depuis cette période... Qu'aurait-elle pensé de lui si elle l'avait vu quelques années plus tôt ? Mais là n'était pas la question pour le moment... Le principal souci était cet esclave en fuite et son commanditaire. Il posa le linge sur une table non loin sans quitter le Héron des yeux, un sourire sur les lèvres.

"Cet homme ne méritait pas mieux que cela, voilà tout. Pas de compassion pour un traître à sa nation."

Il se dirigea vers la sortie lorsqu'il entendit que son interlocutrice demande à ce qu'on lui prépare ses affaires... Pour un trajet jusqu'aux carrières de la ville ? N'en faisait-elle pas un peu trop ? A moins que ces lieux soient étendu, peut-être... Certes, les carrières étaient un endroit peu recommandable pour ceux qui n'y travaillait pas à cause des couloirs labyrinthiques de ces mines mais en suivant les indications que les ouvriers laissaient, cela devrait aller. Normalement. Cela faisait plus d'un an que Naberius n'était pas revenu dans cette ville, peut-être que les mines s'étaient agrandi avec le temps.

"Tes affaires, pour un voyage ? Anhlyr, il ne s'agit que des carrières... A moins que tu saches pertinemment que l'homme que nous recherchons se terre au plus profond des mines ?"

Il préférait être au courant tout de suite pour ne pas être surpris plus tard. Une virée dans ces cavernes froides ne l'inspirait pas forcément, mais l'idée de répandre le sang d'un traître le réconfortait amplement. Mais qui cela pouvait-il bien être ? Qui pouvait bien, par haine et jalousie envers Anhlyr, mettre en danger l'équilibre de Valtac ? Il étira ses bras en attendant une réponse et récupéra ensuite sa cape. Pas besoin de préparation pour sa part, sa force étant son seul bagage. Peut-être aurait-il dû récupérer son armure ? Non, trop visible... Mais peut-être que le Héron possédait une armure basique pour les Loups ?

"Je t'admets que je ne pensais pas partir en chasse de suite et je ne suis guère préparé. Enfin, préparé... Il ne me manque qu'une armure, car bien que pas forcément nécessaire, cela peut toujours s'avérer utile. En aurais-tu une qui pourrait m'aller ? Je préfèrerais du cuir, si possible. Un cuir de bonne qualité, pas un de ces articles bons marchés qui s'effritent au premier coup. Ah, et veille à ce qu'elle ne soit pas trop serré, mais pas trop ample non plus. Je te fais confiance."

Et en plus, il était exigeant. Mais Lloyd lui avait conseillé, depuis leurs rencontres, de toujours porter une armure pour ses combats, au cas où. Il est vrai que Naberius n'en portait aucune autrefois et bien que cela ne l’ait jamais dérangé, il aurait pu éviter certaines blessures un peu trop douloureuse. Il se réinstalla sur le trône de fortune d'Anhlyr pour attendre, appréciant grandement le confort sans faille de ces coussins.


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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
18.03.14 21:44

Une chasse
brutale.
feat Naberius.

Le roi des hommes-bêtes semble légèrement interloqué face à autant de préparatifs pour une mission qui lui paraît routinière. L'Héron l'observe, un sourcil levé. Mais elle n'as guère le temps de réagir, son souvenir enchaînant tout compte fait une demande des plus précises et pointilleuses. Un sourire étrange se mue sur le minois de la régente des lieux. Elle croise le bras et toise le maître d'Ilmyde en le désignant du menton. Les servants déjà présents ont entendu. Les ordres n'ont nul besoin d'être répété. Les pas se précipitent à la quête de la demande assez singulière du roi.

Anhlyr le rejoint à quelques mètres de distance alors que son nouvel apparat du jour est apporté, une cape de cuir renforcée avec des clous et de la maille, accompagnée d'une combinaison noire avec une matière plus légère. La robe blanche glisse sur la peau et tombe en silence. Elle s'en vêtit en silence, nullement gênée par le regard du loup alpha. Alors que se noue sa chevelure ébène, elle lui répond enfin :

« - Je suis un héron et donc malheureusement encore faible pour contrer vraiment une attaque contre moi. Et je ne veux pas être un poids pour vous. Vous pourrez vous concentrer à déchiqueter notre cible sans avoir une blessée près de vous. Bien que je ne sois pas une grande perte pour vous, n'est-ce pas ?. »

Elle se tait rangeant ses affaires, refusant que ses dames l'aident pour des broutilles. Le regard est lourd. Puis arrive les affaires pour Naberius, qui paraît apprécier le trône de la femme-Héron. Evitant d'en faire la remarque au risque de donner une nouvelle lubie à ce souverain, elle reprend  sur un ton amusé :

« - Après, bien que j'ai pu assister à vous prouesses. Il me semble préférable d'éviter de me faire de faire encore plus ennemis en particulier vos proches, si jamais vous avez la moindre égratignure. J'en connais plus d'un qui vont tenter de m'assaillir de remontrances, et encore c'est un euphémisme car je vous emmène avec moi pour cette affaire litigieuse. »

Anhlyr recule de quelques pas laissant l'une de ses filles donner la tenue que le roi a quemandé. L'algiz se relève et s'éloigne suite à une révérence aux deux puissances qui se trouvent dans la pièce. Mais la dirigeante des souterrains l'interrompt en la relevant pour l'embrasser sur le front. La cadette rougit doucement avant de partir à petits pas joyeux la salle. L'Héron observe son roi avant de répliquer.

« - Vous savez très bien qu'ici, nous recelons des trésors mais aussi une main d’œuvre des plus talentueuses, bien que ses mœurs soient guère en leur faveur. Si vous êtes satisfait allons-y. Ah oui. Je ne connais pas cet Algiz, bien que j'ai vu son visage dans l'esprit de ses déchets. Maintenant partons si vous le voulez bien. Nous avons assez traîné. »

Puis sans rien dire, elle prend les devants avançant à travers les couloirs rocheux et sortir à l'extérieur, ayant récupéré un sac au contenu mystérieux. Le froid éveille les sens. Le regard ne s'attarde pas sur le paysage et les voilà partis. Les pas ralentissent bien que sachant que le roi est largement plus apte à se déplacer sur le terrain, le sang de loup l'y aidant beaucoup. Peu d'individus autre qu'eux sont présents. Rares sont ceux qui s'approchent ou qui découvre l'antre de la femme-bête. Un sourire confiant, cela s'annonce bien, sans anicroche dès le départ. Personne ne s'attardera sur eux. Anhlyr s'éveille alors et ouvre son sixième sens alors qu'ils parcourent un raccourci que seuls de rares personnes parviennent à emprunter pour rejoindre les carrières, un tunnel. L'Héron ne dit rien, écoutant vaguement son roi, lui répondant par des moues révélatrices de ses pensées car concentrée à percevoir la moindre once d'animosité aux alentours alors qu'ils sortent et peuvent observer les carrières de Manest.

Une douleur envahit brusquement Anhlyr qui se fige et recule brusquement dans un bond, emportant Naberius avec elle. Un énorme rocher s'écrase à l'exacte position dans laquelle ils se trouvaient. Essouflée, marquée par cette action violente, elle désigne un point en hauteur non loin d'eux, se basant sur ses ressentis. Sa main tremble face aux vagues de sentiments adverses qui la submergent. Ils savent qu'elle est là alors qu'ils lui envoient des pensées morbides. Sa voix s'effrite mais demeure audible :

« - Nord-Ouest, à 10h. Un tigre. C'est lui le responsable de cet accueil. Nous les avons trouvé plus vite que prévu, je crois. »
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HRP : Pavé un peu brusque mais je ne voulais pas m'attarder sur des détails comme faire une tartine sur le paysage, qui serait inutile et chiant.
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
21.03.14 0:48



L'ombre et la lumière.

Naberius n'observait que du coin de l'œil Anhlyr lorsqu'elle se changeait, préférant détailler les alentours avec précisions. Voici donc où elle séjournait ? Bien que la pièce puisse paraître sombre, la décoration comportait de nombreux détails agréables à l'œil, les murs étaient ornés de somptueux tableaux aux lignes irréprochables. Mais il n'eut pas le loisir d'observer les lieux trop longtemps, le Héron lui répondait enfin, ce qui fit sourire le Roi. Elle pensait être une gêne si elle était blessée ? Mais elle ignorait donc que son Souverain empêcherait à tout prix qu'une telle chose se produise, pour diverse raison. Les gens de sa race sont des êtres mystiques, des Algiz aussi mystérieux que puissant et risquer de perdre une des rares représentantes vivant en Ilmyde était inconcevable. Il s'apprêtait à lui lancer une réplique cinglante lorsque son armure de cuir arriva. Une armure de très belle manufacture, qui devrait également pouvoir suivre les changements de son corps lors de sa transformation. Parfait. Il l'enfila rapidement, n'éprouva aucune gêne à ôter le tissu de ses épaules devant Anhlyr. Bien qu'il soit Roi, avoir vécu dans les landes glacées durant son enfance l'a rendu tout simplement insensible à une quelconque forme de gêne. Après tout, le nombre d'Algiz mort et dépouillé de tout, y compris de leurs vêtements qu'il pouvait voir était tel qu'un corps, d'homme ou de femme, ne le dérangeait plus du tout. Il faisait juste attention de ne jamais paraître nu devant les autres, voilà tout. Une fois paré, il observa Anhlyr qui semblait véritablement apprécié de ses sujets. De ce qu'il voyait d'elle, il l'imaginait plus comme une mère sévère mais douce qu'un véritable dirigeant. Mais bon, cela se modifiait avec le temps, voilà tout.

"Parfait, nous pouvons y aller. Il faudra que tu identifies ce traître pour moi lorsque nous serons sur place, ainsi que tous ses subalternes. Restes à une petite distance derrière moi, et je t'assure que tu ne seras nullement blessée."

Il laissa la jeune femme prendre les devants, marchant lentement juste derrière elle. Ensemble, ils traversèrent la salle que le Roi avait passée un peu plus tôt, toujours rempli de ces déchets que personne ne désirait voir. Des drogués, des tueurs, des voleurs, des trafiquants d'esclaves... La seule raclure que l'on ne trouvait pas dans la demeure d'Anhlyr était les catins. Ils quittèrent l'édifice, les pas d'Anhlyr se faisant soudainement un peu plus lent une fois arrivé dans les carrières. Elle était bien plus frêle que lui, il était normal qu'elle ait un peu plus de mal à avancer. Il ralentit sa marche pour s'adapter à son allure, ne souhaitant pas la brusquer non plus. Tout au long de leur "périple", Naberius s'amusait à poser quelques questions sur les environs, à parler du pays avec cette jeune femme. Il fallait bien couper le silence d'une façon ou d'une autre. Et puis soudain, un grand bond en arrière provoqué par le Héron et, la seconde d'après, un énorme rocher s'écrasa à l'endroit où se trouvait les deux Algiz. Ils étaient donc arrivés à destination. Le Seigneur fit un simple signe de tête vers sa camarade en guise de remerciement avant de fixer la direction qu'elle lui indiquait. Un immense tigre, sans doute plus gros que Naberius transformé se trouvait là. Avec sa carrure, il avait effectivement pu déplacer cette pierre sans trop de difficulté. Mais cela n'impressionnait pas le Roi, loin de là. La situation l'amusait même, aiguisant son amour du combat.

"Souviens-toi, restes à l'arrière, ne tentes rien. Et essayes de ne pas trop regarder non plus."

Que cela devait être dur pour elle de ne pouvoir observer des affrontements physiques. Mais la question n'était pas là. Le combat allait commencer et Naberius allait tout faire pour qu'il soit à sens unique. Il se transforma en un éclair et se précipita vers l'endroit où se tenait le tigre. Il était plus rapide que n'importe quel tigre en Ilmyde, il n'avait pas à s'inquièter de cela. Lorsqu'il arriva enfin à son niveau, il fit une feinte, faisant croire à son adversaire une attaque frontale, facile à contrer d'un puissant coup de griffe. Et à la dernière seconde, le loup blanc se propulsa sur le côté pour attraper la patte qui l'attaquer dans sa puissante mâchoire. Il le tenait. Il le mordit de toutes ses forces avant de relâcher son emprise, et lui fonça dessus, ni plus, ni moins. Une façon de se battre plutôt étrange, mais le Souverain ne souhaitait pas tuer son opposant. Il voulait le contraindre à récupérer sa forme humaine pour pouvoir l'interroger. Alors que l'Algiz en face de lui allait répliquer, Naberius prit les devants et lui asséna un violent coup de patte sur le visage. Peut-être que le tigre allait perdre un œil dans ce combat, qui sait ? Il n'aurait jamais dû s'opposer à son souverain, la sanction allait être rude. La patte toujours sur le visage du félin, le canidé s'avança et planta ses crocs dans la gorge de sa proie, tout en faisant attention de ne pas trop le blesser. S'il mourrait, il ne servirait à rien pour la suite. Tout en le planquant au sol, le Roi renfonça ses crocs un peu plus profondément, l'empêchant de bouger, tout simplement. Et au bout de quelques minutes de lutte inutile, l'Algiz traître reprit sa forme humaine, enfin. Naberius se transforma également et attrapa le colosse d'une main avant de le balancer dans la direction d'Anhlyr, sans trop de délicatesse.

"Tu peux trouver les autres grâce à celui-là ? Où je dois t'en trouver un autre en meilleur état ?"


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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
21.03.14 22:45

Un héron peut
sévir.
feat Naberius.

Le roi, comme à son habitude, montre à quel point tout cela semble n'être qu'un jeu de pouvoir, qu'un prétexte pour montrer ce qu'est un combattant, qu'une excuse pour épancher sa soif de violence. Il s'amuse. L'Héron s'étonne par tant de clame féroce qui émane de lui. On aurait dit un animal à la fourrure ensanglantée peu satisfait, qui cherche encore plus, toujours plus. Un conseil est avisé. La femme-bête sourit avec ironie. Bien sur, elle reste à l'arrière malheureusement, même en se crevant les yeux elle verra tout l'acte entier. Demeurer dans les coulisses ne l'aidera pas à ignorer la scène.

Son pouvoir est toujours actif. Prudent, le personnage secondaire de la pièce a toujours un rôle qui paraît dérisoire et pourtant important. Cette fois Anhlyr sert de tour de guet, via son don. Elle veille aux arrières de son roi, qui semble empli de pensées vindicatives, d'images victorieuses. Mais tout est brut. Les lèvres sont mordues. Même si ce ne sont que l'esprit, que l'imaginaire, cela suffit à entamer le corps de la régente de Manest. Elle est tremblante mais parvient à discerner que le reste de la troupe, illustré par des volutes de lumière, se situe plus loin. Le tigre n'est qu'un éclaireur pour tester leurs forces à eux. Elle fronce des sourcils, il faudra alerter le seigneur loup.

Cependant le répit n'est pas accepté, la facilité n'a pas lieu d'être. Naberius paraît se délecter de sa bataille. Malheureusement pour l'Algiz femme, le roi est bien trop enthousiaste. Le front se fait moite, les mains caressent les tempes pour soulager la douleur puis brusquement surgissent les sentiments du félin ennemi. Etouffant un cri angoissé, Anhlyr se plie en deux, la respiration saccadée. Elle attend, supportant ces aiguilles devenant lames qui parcourent son corps. La fin du combat est perçu. Le visage se crispe fortement. Un soupir de soulagement parvient à s'échapper. La dame se relève du mieux qu'elle peut et patiente guère peu longtemps.

Naberius arrive avec sa prise. L'héron grimace fortement face à cette peinture déchirante qui lui fait face. Puis voilà l'homme-tigre qui atterrit prêt d'elle. Elle le regarde. Pitoyable. Misérable. Etrangement, malgré les sursauts de douleur qui traversent la silhouette de la présence féminine. Ses yeux sont emplis de haine et d'une lueur malsaine. Elle ne répond pas à Naberius. Elle s'accroupit et, malgré une convulsion violente caresse le visage du traître. Sa voix est froide.

« - Tu vas mourir. Alors penses, réfléchis. Combien êtes-vous à trahir le roi, à salir mon nom ? Que préparez-vous ? Qui dirige ? »

Le tigre résiste tant bien que mal. Anhlyr sourit et embrasse le cou blessé de l'agonisant, qui écarquille les yeux. En quelques secondes, il semble ne plus pouvoir se mouvoir. Aucune douleur, aucune violence. La régente sourit. Elle semble avoir des difficultés à se mouvoir mais sort une fiole présente dans sa veste de cuir.

« - Mes lèvres sont enduites d'un poison, qui réduit ton esprit et son corps à néant. Tu ne seras plus qu'une coquille vide. J'ai l'antidote. Alors réponds. Sinon je permettrais au roi de se débarrasser de toi. Et ta mort sera dans d'atroces souffrances. Choisis.»

Cette fois, les réponses sont servies sur un plateau d'argent. Les yeux du tigre sont injectés de sang. La peur l'envahit. Seules quelques moues nauséeuses montrent que la situation demeure désagréable pour l'héron. Parfait. Sans rien dire, Anhlyr happe le bras du maître d'Ilmyde laissant la vie du traître s'étioler. Il n'existe plus pour l'Algiz femme. Elle pointe en direction de la carrière la plus élevée au nord-est et sa voix s'élève enfin, posée et étrange.

« - Ils sont tous là-bas. Le responsable est entouré de deux, qui osent se nommés Ilmydiens, Agliz, un renard et un loup et de deux humains mages. Nous ne le connaissons pas. Il veut juste nous renverser en passant par moi. Il doit y avoir d'autres traîtres dans nos terres, mon cher roi. Par contre, ils ne savent qui sont les inopportuns et leur nombre. Nous avons donc l'effet de surprise. Avez-vous un plan très cher ? Nous avons encore le temps. Ils semblent rester dans leur tanière. Ces lâches. »
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
25.03.14 21:53



L'ombre et la lumière.

Grayling, que cette femme pouvait-être insupportable ! Elle osait ne pas répondre à son roi, cela était déjà un affront mais Naberius ne dit rien. Après tout, lui non plus n'avait jamais répondu à l'ancien Roi lorsqu'ils s'étaient rencontré. Non, il lui avait juste arraché la tête du reste de son corps. Quoi de plus normal après tout ? Mais le pire, la pire humiliation que ce Héron fit subir au Loup, ce fut sa phrase dirigé au traître. "Je permettrais au roi de se débarrasser de toi." Insinuait-elle que sans son consentement, il ne pouvait agir ? Elle n'aurait pas empoisonné ce misérable qu'il l'aurait tué d'une frappe pour se soulager. Comment osait-elle, la sale petite... Au fond de lui, il savait bien qu'elle ne pensait pas vraiment à mal... Peut-être... Mais sa fierté de Loup venait d'être mise à mal. Il ne pouvait pas ignorer cet affront, c'était trop lui demander. Autrefois, pour quelque chose comme ça, il aurait sans doute tué son interlocuteur, mais il s'était assagi depuis, fort heureusement d'ailleurs. Jamais il n'aurait pu être un Roi apprécié du peuple s'il était encore si violent que dans son enfance. Maintenant, ses sujets voyaient en lui un Souverain Guerrier, prêt à se battre pour son pays. Rares étaient les personnes qui connaissaient cet aspect si barbare de sa personnalité car Naberius parvenait à la dissimuler, ainsi que d'autres traits de caractère ne convenant pas à un monarque. Mais l'adrénaline de l'instant avait ôté toutes ses barrières et la présence de cette seule femme qui, malgré tout ce qu'il pouvait penser d'elle, était une personne en qui il avait confiance n'aidait en rien à le calmer. Alors que sa camarade lui expliquait la situation, le Roi ne l'écouta que d'une oreille, observant les alentours. Un plan ?  Pour défaire quatre traîtres dont deux humains ? Naberius aurait tout simplement pu foncer droit sur eux, il les aurait battus aisément. Mais il n'en ferait rien, pas cette fois. Non, il était trop contrarié.

"Un plan ? C'est plutôt à toi de m'en proposer un, non ? Après tout, sans ta "permission", je ne peux rien faire. Alors je te laisse décider."

Il ne fallait pas oublier une chose chez le Loup Blanc : Il n'avait que 21 ans, il était bien plus jeune que la majorité des soldats et des aristocrates d'Ilmyde. Il n'était un gamin, comme se plaisait à l'appeler Lloyd. Et comme tous gamins qui se respectent, Naberius était susceptible et boudeur. Un trait de caractère que seul Myrrh et Lloyd avait eu l'occasion de voir à ce jour. Si son bras droit le voyait en cet instant... Nul doute qu'il le tuerait, ni plus ni moins. Mais là il était seul avec Anhlyr. Et pour qu'il se montre ainsi devant elle... Soit sa confiance en elle était immense, soit l'affront qu'elle lui avait fait était horrible. Mais sans doute était-ce un peu des deux. Il fit quelques pas, la mine boudeuse avant de se pencher un peu vers l'avant pour que son visage soit en face de celui du Héron. Ses yeux carmins, pour une fois, ne dégageait ni hargne, ni violence, ni froideur. Non, on aurait juste dit un enfant mécontent. Fort heureusement, personne d'autre qu'elle ne le voyait ainsi en cet instant.

"Alors ? Madame Anhlyr aurait-elle un éclair de génie ? A-t-elle un plan parfait pour qu'elle puisse utiliser comme il se doit son petit soldat Naberius ? Oh, et soit dit en passant ! Ce petit soldat est Roi, initialement."

Il tourna le dos à la jeune femme et s'assit sur le sol, toujours boudeur. Un véritable gamin. Si là, Anhlyr n'avait pas compris qu'il était vexé, rien n'y ferait. Heureusement que, comme elle l'avait précisé plus tôt, les ennemis se dissimulaient encore car dans cet état, le jeune Loup ne faisait pas vraiment attention à ce qui l'entourait. Il demeurait là, à observer le ciel, le sol, les insectes qui voletaient autour de lui, tout en faisant attention de ne surtout pas croiser le regard de sa camarade, qui devait avoir bien du mal à comprendre ce qu'il se passait.

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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
27.03.14 21:06

Une réception
foudroyante.
feat Naberius.

Une réaction juvénile surgit, détonante, surprenante. Les oreilles ne veulent y croire. La marche s'arrête. Les yeux fixent le seigneur Loup comme si un imposteur se montre. Bon sang. Après « la punition », monsieur le sire se permet un caprice venu de nulle part. Qu'a-t-elle dit encore ? Lassant, irritant, horripilant, voilà ce qu'il est à ce moment-même. La main se pose contre la front et glisse devant les yeux por se ressaisir et évite qu'un énorme soupir s'échappe. Ce n'est guère le moment de s'effaroucher comme une pucelle ! Et depuis quand le Loup se permet de montrer une telle facette de lui ? Est-il tout compte fait encore immature ? Surement. La femme-bête l'a toujours considéré comme un bon dirigeant, bien qu'un temps soit violent et extrême et voir un mioche faire une telle et ridicule esclandre est déboussolant.

Les lèvres m'émettent aucun commentaire. Sachant que les risques que le discours risque d'être encore pris comme une critique. Puis une deuxième réplique surgit alors que l'Algiz tigre derrière eux entre dans un silence mortel. Le silence les entoure. Anhlyr ne parvient pas à se concentrer sur les sphères qui semblent s'être déplacées tant que son roi joue avec ses nerfs et montre encore une fois un narcissisme sans nom. Les voilà à s'observer à nouveau en chien de faïence. Les épaules d'Anhlyr s'abaissent en voyant ce grand enfant bougonner dans son coin. Une main sur la hanche, un doigt sur la tempe, le soupir sort enfin. C'est en avoir la migraine, surtout qu'elle perçoit toutes les ondes négatives de la part du Loup blanc.

Puis elle saisit cet énervement, grâce à son don. Un quiproquo, un simple quiproquo... Alors qu'elle s'approche pour le taquiner et le calmer, Elle ressent une présence proche. Pourtant elle n'a le temps de réagir et d'alerter son compagnon de route. Quelque chose la frappe violemment. Un cri strident brise la fausse sérénité des lieux. Un éclair venu de nul part a surgi éjectant l'héron à quelques mètres de Naberius. Le ciel nocturne est pourtant clair. Le corps percute un rocher de plein fouet, des étincelles parcourent la fine silhouette, quasi tétanisée. Son pouvoir s'est exacerbé par la rancoeur. C'est en hurlant que le doigt se lève pointant une direction. C'est en élevant la voix enragée qu'Anhlyr donne alors son plan :

« - Ces pourceaux ont osé ! Je suis la tour, je suis vos yeux, je suis celle qui voit tout, Naberius ! Vous serez les crocs. Ce sont les humains qui viennent nous voir. Le premier est à deux mètres à 2h et relance son incantation pour me viser ! Le second à 5m à 10h va la terminer et vous êtes sa cible ! »

Elle termine dans un crachat de sang, glissant le long de la paroi rocheuse. Même penser à la violence n'est pas accepté. Le corps s'exprime et rejette cet esprit vindicatif. Toussant, la bouche ensanglantée, Anhlyr continue à guider son roi jusqu'à ce que le combat finisse. Il faut qu'elle tienne le coup. Il faut qu'elle retrouve ses moyens pour esquiver les sorts. Alors un dernier avertissement surgit entrecoupée par une voix hachée :

« - Ré...duisez-les en mi...ettes ! Je sur...vivrais !»
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
31.03.14 10:04



L'ombre et la lumière.

Un éclair ? Anhlyr venait-elle réellement de se faire frapper par un éclair ? C'était hautement improbable, le ciel était clair pour cette heure tardive. De la magie ? Ces humains... Le cri d'Anhlyr permit à Naberius de trouver dans quelle direction ce mage se trouvait. Les mages, plutôt. Un visait Naberius, l'autre relançait son attaque sur le Héron. Cette dernière semblait déjà dans un sale état... Il n'était pas dit qu'elle supporte un autre assaut. Toutefois, Naberius n'aurait pas le temps de s'occuper des deux arcanistes avant qu'ils n'aient jeté leurs sorts. Que faire, que faire ? Sans une seconde d'hésitation, le Loup se transforma et fonça droit sur l'humain qui visait sa camarade. Il y avait peu de chance qu'elle survive à un autre coup, il fallait donc agir au plus vite. Il arriva au niveau du mage et planta ses crocs dans son torse pour l'envoyer voltigé plus loin. Voilà, le temps qu'il se remette, Anhlyr aura pu suffisamment récupérer pour esquiver les attaques. Avant que le Souverain ne puisse se retourner pour fixer son attaquant, il se prit une boule de feu sur le flanc. Un mage de foudre et un de feu alors ? L'impact fit japper le loup qui avait visiblement du mal avec la magie. Mais qu'ils ne pensent pas que cela suffira pour le mettre hors course. Il se releva et prit la douleur sur lui avant de courir droit sur le deuxième un peu plus loin. Il avait osé le blesser, les choses n'allaient pas si bien se passer qu'avec le premier. Alors que le mage était en train de préparer une autre attaque, l'Algiz lui sauta dessus afin de le plaquer au sol. Dans un grognement sourd, il déchiqueta sa gorge en quelques coups de mâchoires, un effet... Immédiat. Il ne bougeait bientôt plus. Le Roi hurla afin d'indiquer sa victoire. Leurs autres opposants n'avaient qu'à bien se tenir. Il se dirigea ensuite vers le premier humain, pour finir le travail. Ce dernier s'était relevé, et il avait changé de cible ? Il visait Naberius, désormais... La peur dictait ses actions désormais ? Il était un peu tard pour réagir ainsi. Il lui fallait désormais éviter un éclair... Tant qu'il ne courait pas en ligne droite, il n'avait, en toute logique, rien à craindre. Le Loup se mit alors en avançait en "zigzag", tournant et retournant sans aucune logique. Certes, c’était plus épuisant, mais cela lui permettrait d'éviter quelques dégâts supplémentaires. La brûlure qu'il avait subie, bien que légère, n'était décidemment pas agréable. Un éclair fusa juste à côté de lui, ce n'était pas passé loin... Il se lança sur l'humain et mordit une nouvelle fois sur la plaie qu'il avait déjà causée quelques minutes plus tôt. Voilà qui devrait le neutraliser pour un moment... Le souverain retrouva ensuite sa forme humaine et observa sa blessure. Les vêtements avaient brulé, sans doute comme sa fourrure lorsqu'il reçut l'attaque de feu et sous les couches de tissus, la peau avait légèrement brulé... Pourquoi diable n'avait-il pas reçu le coup sur son armure de cuir ? Les dégâts auraient été amoindris. Il attrapa le mage de foudre, passablement énervé et le balança plus loin dans la carrière sans aucun ménagement. Il jeta ensuite un regard à son sujet qui avait reçu un éclair dans la tête un peu plus tôt.

"Anhlyr ? Tout va bien, tu arrives à t'en remettre ? Est-ce qu'il y a autre chose dont je devrais me méfier ?"

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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
03.04.14 19:46

Cessons
les enfantillages,
il est temps.
feat Naberius.

Le choc coupe la concentration. L'éveil est obnubilé. Il faut éviter plus de dommages inutiles. L'esprit se focalise juste sur soi. Les êtres aux alentours s'effacent. Les yeux ne voient plus que cette lueur magique prête à blesser de nouveau. Mais celle-ci s'efface aussi prestement que l'éclair qui a frappé. Un hoquet s'échappe. Le peu de temps de répit accordé est mis à profit. L'esseulée se relève et perçoit une autre aura magique. D'une roulade, l'attaque flamboyante est évitée. Puis la présence intruse s'évapore aussi vite qu'elle n'est apparue. L'adrénaline empêche l'ouïe de transmettre vraiment les données. La réflexion, la perception des sentiments changent. Anhlyr ne réagit pas aux élans de violence, pas même aux images qui surgissent dans son esprit. Etait-ce l'attaque qui a causé quelques dégâts dans son esprit ? Surement.

C'est hagarde qu'elle relève le visage vers son roi, ne le reconnaissant pas un moment. Puis cette voix perce le silence morbide. Les yeux divaguent un instant jusqu'à ce que tous les termes soient saisi. Deux sphères surgissent dans les pensées. La situation ne permet pas ce luxe de paresser. Sans crier gare, alors qu'elle est assise du à son mouvement instinctif, l'héron saisit la main du mâle alpha pour l'attirer au sol et vers elle. Un rocher les surplombe et s'écrase un peu plus loin. La cible est visiblement le roi Naberius. Encore collés l'un à l'autre, la femme-bête fronce des sourcils pour localiser les inopportuns. Aucune grâce dans leur manœuvre, elle est déçue. Les lèvres se glissent vers l'oreille du loup blanc.

« - Un Tigre et un Corbeau au dessus de nous. Notre cible, elle, est partie se cacher. Venez. Je sais comment les éviter. Ils ne connaissent pas les lieux aussi bien que moi. »

Laissant le roi, Anhlyr se redresse et prend la poudre d'escampette, du mieux qu'elle peut évitant un bloc rocailleux. Les pas rapides qui la suivent assurent que la présence et confiance du seigneur d'Ilmyde. Il fait sombre et pourtant elle n'a quasi aucun mal à se déplacer malgré son rythme de pas effréné. Le corbeau est très utile, voir simpliste au point de trahir la position de son maître. Les alentours n'ont plus de secrets, encore plus que la régente des lieues n'en sait. Il est encore plus facile de se placer pour éviter les attaques. Puis d'un coup, l'Algiz femelle semble disparaître derrière un rocher. Il s'agit d'un trou que le volatile ne peut vraiment percevoir, sa vue n'étant pas si adaptée à la nyctalopie. Les pieds atterrissent dans un nouvel dédale souterrain dans les carrières. L'attente de l'arrivée du roi est prompt. La voix s'élève, légèrement tremblante, l'attaque électrique semble encore affecter encore le corps de la femme-héron. Elle parvient à désigner une direction, celle derrière eux deux.

« - Laissons-là leurs enfantillages. Ils ne ne retrouveront pas avant un petit moment. L'intriguant est par là. »
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
13.04.14 20:08



L'ombre et la lumière.

Il avait la vie sauve, grâce à Anhlyr. Peut-être n'aurait-il pas dû la tourmenter à ce point un peu plus tôt ? Pas le temps de penser à tout ça que le Héron lui murmura quelques mots. Ainsi, des Algiz osaient s'en prendre à leur Roi ? Ils ne savaient pas ce qui les attendaient désormais qu'ils avaient tenté de l'attaquer. Naberius n'aurait sans doute pas de repos tant qu’il ne les aurait pas personnellement décapités. Mais cela sera pour une autre fois car dans l'immédiat, sa camarade venait de le tirer dans un trou. Loin de ses ennemis. Certes il était en sécurité, mais... Ca n'était pas réellement ce qu'il souhaitait. Lui, il voulait encore se battre, éprouver sa force. Agir ainsi, priver cet enfant de son terrain de jeu, c'était s'exposer à de grandes conséquences.

"... Tu as raison. Dépêchons-nous d'atteindre ce type, je ne supporte pas l'idée que quelqu'un ose contester mon autorité."

Il parvenait à contrôler ses pulsions, parfois. De très rares fois. Lorsque son rôle de souverain prenait le dessus. Après tout, il était Roi avant d'être guerrier désormais. Et malgré son jeune âge, il lui arrivait parfois de laisser son devoir primer sur ses envies. Son visage avait perdu l'habituel sourire qu'il arborait lorsqu'il se battait et d'un pas décidé, il s'avança vers son compagnon de fortune. Elle semblait encore sous le choc de l'attaque électrique. Elle était frêle, le choc avait dû être bien plus puissant que la brûlure qu'il avait reçue. Mais il ne pouvait se permettre de perdre du temps inutilement, il fallait absolument que les deux Algiz terminent ce travail afin de ramener l'ordre sur Ilmyde. Ne pensant absolument pas à la réaction d'Anhlyr, le Loup Blanc prit la femme Héron sur ses épaules, tout en faisant attention à ne pas plus la blesser et se dirigea d'un pas décidé dans le labyrinthe qui se présentait devant lui. Il fallait qu'il arrive au niveau de son opposant, peut-être même arrivé derrière lui pour préparer un plan d'action... Ce dédale lui permettrait-il une telle option ?

"Guide moi à travers ces couloirs ! Je dois me rapprocher le plus possible de la cible !"

Il ne s'inquiétait toujours pas de la réaction d'Anhlyr. Pas le moins du monde car avant même d'attendre une quelconque réponse, il commença à courir dans le couloir droit devant lui. Il n'y avait qu'une route pour l'instant, pas de quoi s'inquiéter.

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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
17.04.14 21:55

A vous l'honneur
mon roi Naberius,
la visite se termine.
feat Naberius.

Le temps est compté. Une réplique et tout bascule. Le roi Naberius s'exécute avec une telle vivacité qu'Anhlyr a à peine eu le plaisir de se remettre de ses émotions et se retrouve, transformée en un vulgaire sac à tubercules. Son étonnement et son offuscation sont telles qu'elle ne fait que lâcher un hoquet étouffé. Affreusement offusquée, elle se sent emportée et ballottée avec un inconfort non négligeable. Alors que sa silhouette sous les pas vifs du loup tressaute, l'Algiz femelle se retient d'asséner un coup à l'arrière du crâne de son souverain pour insister sur le fait qu'elle se sent guère fière de se retrouver dans une telle situation qui la ridiculise au plus haut point. Son imagination lui permet même de deviner les répliques probables du maître des hommes-bêtes. Quelques phrases cinglantes du genre qu'elle est son sujet et qu'il doit s'encanailler avec pour se débarrasser de la mauvaise graine ou d'autres tirades du genre.

Mais l'aura des adversaires actuels et futurs se mélangent et commencent à être bien discernables, malgré la lueur des torches vacillantes le long des parois. Il n'est guère le temps de protester. Oubliant ce voyage désagréable et le son des pas rapides du Sire Naberius, Anhlyr déploie son pouvoir de télépathie du mieux qu'elle peut. Les deux attaquants sont encore loin et toujours à la surface. Tant mieux, les sens n'ont pas à trop se focaliser, juste à veiller sur les deux enquiquineurs. L'esprit tente de localiser l’investigateur de tout ce ramdam. Malheureusement, elle ne parvient pas à vraiment guider son partenaire parmi ce léger dédale souterrain. Elle peut juste indiquer la position de la flamme solitaire qu'elle discerne au loin. Cette âme semble tremblante. Le coupable semble inquiet. La voix de l'héron indique si les deux sont proches de l'heure de leur but, ignorant pour le moment l'aspect agité de l'homme tant recherché. Elle tente de se remémorer à chaque avancée le chemin qu'ils ont emprunté et sont en train de parcourir.

Puis elle indique doucement qu'ils doivent se dépêcher les deux lurons semblent se situer à une altitude plus basse, à leur altitude. Ils ont trouvé le passage. Il faut avancer. La lueur esseulée semble plus proche mais se déplace aussi. Mauvais, cela est mauvais. Anhlyr hésite doit-elle se servir de l'un de ses autres dons ? Non, il y a trop de variables. Elle remarque enfin qu'elle a retrouvé toute sa motricité et que la douleur s'est évanoui. Ce transport peu conventionnel lui a au moins accordé du répit. Elle s'agite et tapoee l'épaule libre de Naberius pour lui indiquer qu'elle peut courir désormais. Dès qu'elle a été déposée au sol, l'héron détale avec fluidité et parvenant à mieux discerner le dédale et à ressentir les lieux et leur cible. Sachant que son souverain n'aurait aucun souci pour se déplacer et la suivre, ils arrivent alors au niveau d'une échelle. Ils arrivent enfin. Les deux autres Algiz paraissent éprouver des difficultés à les retrouver, le tigre ayant un odorat moins puissant que celui du loup.

« - Je vous laisse le champ libre. Vous devez sentir l'odeur du malotru. Il n'est pas loin de la sortie au dessus de nous. Je n'arrive pas deviner quel type d'Algiz il est. Mais il me paraît peu coriace, ce félon. Faites vous plaisir. Je veillerais à ce qu'aucun dérangement ne vient s'immiscer. »
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
22.04.14 20:23



L'ombre et la lumière.

Courir, c'était une chose qui lui plaisait en temps normal. Mais là... Dévaler les couloirs rocheux sur ses deux jambes avec un poids supplémentaire sur les épaules. Quoi que, Anhlyr ne pouvait pas vraiment être considéré comme un poids. Elle était si légère que par moment, il oubliait presque qu'il était en train de la porter. Non, cette difficulté à s'élancer comme il le souhaitait sous sa forme humaine, c'était purement et simplement à cause de son manque d'exercice. Être Roi, ça n'est pas forcément facile tous les jours, surtout pour quelqu'un comme Naberius pour qui la force et la constitution sont plus qu'importante. Lorsqu'il était jeune et qu'il luttait dans les Terres Glacées, jamais il ne s'était senti frustré à cause de sa condition humaine. Il était grand temps qu'il se reprenne un peu en main ! Mais le plus important n'était pas là ! Suite à la demande de sa camarade, il posa cette dernière sur le sol. Elle ne s'était pas plaint de ce mode de transport, fait étrange de sa part. Lui qui s'était préparé à répondre à chacune de ses remarques... Ils continuèrent leur route durant un temps jusqu'à arriver devant une échelle. La sortie, enfin ? Le traître serait-il prêt ou loin d'eux ? Anhlyr s'adressa alors à son roi et fit tiquer ce dernier sur un point. Un point qui lui arracha un large sourire moqueur.

"Tu crois vraiment qu'une de ces vermines soient à même de me déranger ? Fais plutôt attention à toi, je ne me rappelle que trop bien ton état après la dernière attaque que tu as reçu. J'aimerais éviter d'avoir à te porter pour repartir d'ici."

Il grimpa à l'échelle dans un grand rire et poussa la trappe au-dessus de lui. L'air, enfin. Le Roi huma l'air environnant pour tenter de trouver dans quelle direction se trouvait sa proie mais rien à faire, l'odeur de pierre et de poussière omniprésente dans ces carrières l'empêchait de trouver quoi que ce soit sous cette forme. Il se transforma alors en Loup et renifla le sol. Cette fois, toutes les odeurs étaient nettement plus repérables. Il pista sans aucun mal le fourbe qui avait l'odeur caractéristique des herbivores... Un Lapin ? Voilà qui diminua grandement la liste des suspects potentiels car rares étaient les représentants de cette nouvelle race récemment découverte. Plus précisément, il avait trois noms en tête pour le moment... Et cette forte odeur... Non, décidément, ça ne pouvait être que cette personne... Le souverain pressa le pas, ne se souciant même pas de savoir si Anhlyr le suivait ou non. Il accéléra jusqu'à arriver devant elle. Meredy, la jeune représentante de la race des Lapins qui bien que présente à presque tous les conseils royaux ne prenait jamais la parole. C'était donc elle ? Et c'était ça qu'elle visait depuis le début ? Faire tomber Anhlyr ? Mais pourquoi ? En quel honneur ? Naberius n'avait jamais vraiment pu la supporter, elle et son air suffisant. Et puis cette odeur de parfum et autres choses bien trop forte superposé à son odeur de Lapin... Elle était ridicule. Il récupéra sa forme humaine et la toisa de tout son haut. Des parures clinquantes à en perdre la tête, des tissus d'une qualité rare... Tout dans l'apparat. Ah, qu'il avait du mal à la supporter. Mais c'était tout de même une des nobles de son peuple qui participait à chaque assemblée. Il se devait de comprendre pourquoi elle agissait ainsi. Qui sait, c'était peut-être de sa faute, bien que cette hypothèse ne soit que peu plausible de l'avis du Loup.

"Meredy ! De quel droit oses-tu te dresser contre moi ? Est-ce que..."

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que la créature venait de se transformer et chargeait dans sa direction. Parfait, des actes valent mieux qu'un long discours. Naberius se transforma à son tour et se prépara à recevoir sa nouvelle victime. L'adrénaline venait de monter d'un cran, il était prêt.


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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
24.04.14 9:02

Je serais votre tour
cher seigneur.
feat Naberius.

Blablabla, encore cette fierté mal placée, cette aura de mâle dominateur. Anhlyr a eu droit tellement de répliques du ce niveau de la part du roi, qu'elle ne l'écoute qu'à moitié et ne réagit même plus. Elle ne se demande même plus s'il lui arrive d'être semblable à ce bougre de majesté. Elle pose la main sur l'un des barreaux latéraux de l'échelle d'acier. Laissant son seigneur prendre, bien évidemment, les devants, parce qu'elle serait trop faible. Non ne pas penser à quelle phrase rétorquer, la quête avant tout. Eviter de partir dans une nouvelle joute ou querelle dérisoire ne ferait que permettre au temps de couler. Elle en roulerait des yeux, lasse par autant peu de discrétion chez cette teigne de loup tapageuse. Ah la jeunesse...

Si l'algiz maître des hommes-bêtes s'encanaille, pressé par la bataille qui va se suivre, l'héron, quant à lui, préfère avancer lentement. Elle ne fera qu'entraver l'homme-loup si jamais leur adversaire s'aperçoit de la présence du maillon faible. Aucun risque n'est permis. Elle rejoint la trappe et en scelle l'ouverture. Parfait. Que le roi se défoule donc, en espérant qu'il soit tout de même éberlué par la découverte de leur ennemi. Anhlyr sera la tour, veillant sur les arrières de son compagnon. Naberius disparaît de son champ de vision, ayant trouver la trace de leur cible alors que la régente des souterrains s'attarde sur les deux autres Algiz. Ils sont encore loin, perdus dans le dédale des carrières. Ils n'arriveraient pas avant la fin du combat probable du loup blanc.

La silhouette glisse sur les parois se fondant dans le décor. Anhlyr se permet de s'approcher du lieu de la rencontre . Puis brusquement la lueur se dissipe, remplacée par une forme précise. Les yeux se closent et l'esprit se concentre tout en gardant les autres présences dans son champ de télépathie. Les sourcisl se froncent quand elle ressent une irritation et un trouble chez Naberius. Qui est donc cet Algiz qui semble perturber le roi ? Les mains parcourt le mur rocheux. Puis la proximité donne l'opportunité au héron de reconnaître cet esprit qu'elle a déjà croisé, il y a un temps. Tout se fige. Meredy ? Ce maudit civet  qui a tenté de détrôner Anhlyr par plusieurs reprises ? Cette pâle imitation de pacotille ? Un rire sarcastique s'échappe alors, couvert par le combat et les cris des deux êtres transformés.

Maintenant il faut juste patienter pour avoir les réponses. Tout se fera dans le sang. Etrangement, malgré la migraine naissante causée par le choc entre le lapin et le loup, Anhlyr se délecte de la situation. Elle sera débarrassée de cette gangrène, sachant que la vantardise du roi n'est pas un mensonge, surtout à un contre un. La douleur s'atténue. Levant les yeux au ciel, elle sourit. Il est temps que cette comédie s'achève. Il est temps d'avancer sans la moindre épine au pied. Le moment propice arrive. Peut-être qu'elle se permettra un chant. Surement.
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
27.04.14 22:18



L'ombre et la lumière.

Meredy venait de foncer dans sa direction. Ses membres antérieurs lui offraient une vitesse prodigieuse mais dans l'ensemble sa charge était facile à prévoir et Naberius parvint à l'éviter de justesse. Dans un grognement, il se retourna vers son adversaire et la détailla. Sa forme animale était relativement petite contrairement à la moyenne, ce qui correspondait aussi à sa taille animale. Pauvre petite chose, pourquoi donc avait-elle tenté de s'en prendre à son roi ? Elle aurait pu vivre dans le luxe un peu plus longtemps encore... Hélas pour elle, Naberius n'allait pas être clément à son égard. Il n'irait sans doute pas jusqu'à la tuer mais il la déposséderait de tout ce qu'il possède, du plus petit de ses biens aux plus grands et nombreux de ses avantages que lui conférait son rang. Elle ne serait bientôt rien de plus qu'une traînée à rôder dans les cachots de Valtac pour payer sa traîtrise... A moins qu'il ne laisse Anhlyr s'occuper de son cas ? Après tout, c'était à elle qu'elle voulait du tort initialement. Il n'eut pas le temps de penser à autre chose que la jeune femme se précipité dans les airs d'un bond, prêt à atterrir sur son Roi. D'un saut sur le côté, il esquiva l'attaque et en profita pour lui mordre une des deux pattes avant. Voilà qui devrait la ralentir quelque peu. Quel dommage toutefois que Naberius ne fut pas assez rapide pour esquiver ce violent coup de patte arrière qui le projeta un peu plus loin. Il se rattrapa de justesse pour ne pas tomber au sol et se mit à pousser un grand hurlement. Le combat était en train de l'enivrer. Il ne se battait plus pour sa fierté, pour son pays, pour ses pairs non, il ne se battait que pour son plaisir, le plaisir de défaire l'adversaire, de pouvoir laisser libre cours à ses pulsions.

Il s'élança en direction de Meredy qui récupérait de sa dernière blessure. Un instant d'inattention qui lui coûta une blessure supplémentaire au niveau des côtes, une entaille causée cette fois-ci par ses griffes. Plutôt légère, mais normalement suffisante pour diminuer sa vitesse petit à petit. Sa vitesse et ses réflexes. Tel quel, Naberius passerait trop de temps à tenter d'attraper et de défaire en un coup ce Lapin, que la blesser petit à petit lorsque s'en présente l'occasion serait sans doute bien plus efficace. Et puis, sa transformation serait sans doute de moins grande durée que celle de son Roi. Il continua ce petit manège durant de précieuses minutes, esquivant tant bien que mal les assauts de son adversaire au début. Au bout de cinq blessures, les mouvements de Meredy étaient de plus en plus lents et prévisibles. Au bout de dix, cette dernière ne parvenait déjà plus à viser convenablement Naberius. Il ne restait plus qu'à l'achever désormais. Le Loup bondit alors au-dessus d'elle avec un peu de mal et planta ses crocs dans sa patte arrière. C'était fini désormais, la douleur de cette dernière attaque était en train de la retransformer en humaine. Il la balança contre un rocher plus loin pour l'assommer et poussa un long hurlement de victoire. Il était décidemment digne de son rang de Roi. Le Souverain s'approcha de Meredy, toujours sous sa forme animale, et l'attrapa plus ou moins délicatement dans sa gueule avant de la déposer aux pieds d'Anhlyr. Il observa le Héron quelques instants comme pour lui indiquer que c'était à elle de gérer ce problème désormais. Il n'avait pas vraiment envie de se soucier de quelque chose comme ça après un tel combat. Non, il préféra conserver sa forme animale et se coucher aux côtés des pieds de sa camarade de Manest tout en léchant ses plaies. A elle de gérer désormais.

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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
29.04.14 22:39

La vérité
idiote.
feat Naberius.

A nouveau le maudit sang s'agite. La souffrance s'élève, poignante. La main se ferme, s'égratignant contre la paroi rocheuse. Les lèvres déchirent la peau, le sang s'écoule pour se focaliser sur la non violence de cet acte. Les images fusent, horribles, morbides. La silhouette svelte semble fragile, prête à s'envoler à la moindre brise, à se rompre au moindre éclat qui la rencontrera. Le souffle se saccade, le corps se colle à la roche. Mais il faut avancer, il faut savoir. Alors l'Algiz glisse et progresse s'aidant de de son support. Toute la scène est vue. Le regard se trouble. Une main tremblante remonte le long du corps pour masquer la fine bouche tordue. L'envie de régurgiter surgit à nouveau, intenable, indésirable, déchirant. Tout est douleureux.

Cela s'estompe. Le roi semble avoir repris son calme. Son esprit est moins sanguin, moins animal, moins violent, presque humain. Mais c'est presque aveugle que Anhlyr se montre. Elle n'abaisse guère son regard avec le corps pitoyable et lacéré de la dénommée Meredy. Pas besoin de le regarder, elle le voit dans l'esprit satisfait du roi. Ressent-elle la même chose ? Oui mais son héritage d'héron l'empêche de s'en délecter pleinement. Alors elle souffre, mais ne se plaint pas et n'en montre rien. L'Algiz à ses pieds ne bougera point, vu son état. Elle ne mourra pas de suite. La régente sombre a bien trop fréquenté et vo des corps agonisants qu'elle sait quand ceux-ci mourront. Les nausées reviennent à cette pensée.

Les pas passent par dessus Meredy aux râles suppliants. Les mains se tendent vers le loup qui lui tourne le dos. La marche continue pour lui faire face. Elle s'accroupit à sa hauteur et les doigts se calent derrière les oreilles de l'homme-bête avant avec hésitation de déposer un fugace baiser sur le haut du crâne. Le brouillard se dissipe. La vision se fait plus claire. Le contact se rompt rapidement et un sourire triste naît. Anhlyr se redresse,-prête à s'occuper de la Hase allongée avec peine devant les deux forces qu'elle n'aurait pas dû affronter simultanément. Mais avant une réplique étrange traverse l'air sali par l'odeur de sang.

« - Je vous soignerais dès que je pourrais. Lloyd, sa chère sœur vont désirer m'étrangler d'avoir osé vous amené dans cet état. Vous me rappelez un enfant Algiz sauvage dans mon passé. Vous me le rappelez.»

Sans rien ajouter, profitant de la forme canidé de son souverain, l'héron caresse le corps brûlant de la Meredy. La main se pose sur le front. Le contact physique augmente la force du don de télépathie. Cette fois, Anhlyr tousse alors qu'elle s'asseoit près de la traîtresse. Les mots ne se prononcent pas. L'esprit remplace la conversation. Mais la douleur, l'agonie lancinant perturbe la vision des choses mais elle comprend. Ses hypothèses sont les bonnes. La voix s'élève avec peine.

« - Elle n'apprécie pas votre politique de me laisser vivre et faire comme bon me semble. Je suis une pestiférée, je nuis à votre image, Majesté. Elle aurait aimé être à ma place. Elle est digne. Une enfant qui jalouse son aînée. Pitoyable.»
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
01.05.14 14:05



L'ombre et la lumière.

Bien que sans doute jamais il ne le montrerait à d'autre qu'à ses proches les plus intimes, Naberius appréciait grandement recevoir un peu d'affection sous cette forme. Mais jamais ô grand jamais il ne l'avouerait, il était bien trop fier pour cela. C'est pourquoi, par réflexe défensif, il remua légèrement la tête lorsqu’Anhlyr fit preuve d'un peu de tendresse. Pour chasser tout ce qui aurait pu nuire à son image. Lorsque sa camarade évoqua le fait que Lloyd et Myrrh risquait de lui en vouloir, son envie de rire fit sortir de sa bouche un léger jappement qui voulait tout dire quand à ce qu'il pensait de cela. Puis, tout en léchant ses plaies machinalement, il écoutait ce qu'avait à lui dire le Héron. Ainsi, Meredy osait contester les décisions de son roi. Pire encore, puisqu'elle avait comploté dans son dos pour faire tomber celle qu'elle prenait pour sa rivale. Naberius s'imagina ce qu'aurait été les choses si ce Lapin avait pris la place d'Anhlyr... Il y avait décidément des choses qu'il fallait mieux ne même pas supposer. Le Loup se redressa et fit le tour du corps de la traîtresse qui implorait son souverain, le suppliant de bien vouloir lui pardonner. Et cette femme se pensait être de taille à servir Ilmyde ? C'était d'un pathétique... Le souverain se retransforma en quelques instants, laissant les étincelles blanches propres à cette étape parcourir son corps durant de courtes secondes. Debout, face à celle qu'il avait mis à terre, il l’observait d'un regard dédaigneux.

"Penses-tu sincèrement que tu puisses demander quoi que ce soit à ton Roi dans une telle posture ? Lorsque l'on s'adresse à son souverain... Pas besoin que je t'explique ce que tu dois faire ?"

Son ton était froid, glacial, et il émanait une aura glaciale. Il était menaçant, et il faisait tout pour accentuer cet aspect de lui. Il était un roi implacable, il était un roi Algiz. Meredy, malgré ses blessures toutes plus douloureuses les unes que les autres, essaya de se relever tant bien que mal. Elle posa un genou sur le sol, en symbole de son obéissance ou plutôt de sa soumission, puis inclina son corps devant son roi, un point sur le sol également. Elle espérait naïvement qu'il lui pardonnerait, qu'il serait clément. Quelle crédulité affligeante.

"Pour avoir trahi ton roi, pour avoir causé la mort de fiers Ilmydiens, pour avoir trompé Anhlyr... Crois-tu vraiment que je puisse te pardonner ?"

Cette dernière, visiblement paniquée, se confondait de plus en plus en excuse, perdant toute dignité. Elle était ridicule, pathétique, à ramper devant son seigneur dans l'espoir d'échapper à la mort, à la sentence impitoyable qui allait s'abattre sur elle. Elle était presque en train de s'accrocher aux jambes de Naberius, ce qui lui donnait presque la nausée.

"Et tu voulais la place d'Anhlyr... Il faut de la dignité pour oser espérer tenir un tel rôle. Tu n'as rien, aucun courage, aucun principe. Et désormais, tu n'es plus rien. Je ne te tuerais pas, tu ne mérites même pas cela. Non, tu passeras le restant de tes jours dans les cachots de Valtac, loin de cette luxure que tu aimes tant."

Non, il ne la tuerait pas. Elle ne le méritait pas. Et Anhlyr s'en était remarquablement bien sortit pour cette affaire, elle qui ne supportait pas la violence, c'était une façon de lui montrer sa reconnaissance.


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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
02.05.14 11:01

Le rideau se ferme.
La déchéance ne sera pas honorée.
feat Naberius.

L'oreille ne fait guère attentive. L'envie ne se présente pas d'entendre la verve du souverain. Le doute ne s'installe pas. La régente de la Manest ténébreuse s'éloigne, nullement intéressée par cette fin. Son regard ne se dépose même plus sur cette traître à son sang d'Algiz. A quoi bon apporter de la considération ? La confiance désespérée n'est plus. L'existence enflammée s'étiole. La colère pernicieuse s'effrite. Il n'y aura pas de sentence accordée. L'insidieux et cruel oubli inaugure la disparition. L'empathie entre le roi et la régente s'installe-t-il comme pour montrer qu'un lien est présent ? Cette Meredy dont la voix semble appartenir à un passé révolu/ Il est temps d'avancer et de ne pas s'attarder sur des obstacles franchis.

La main va à la rencontre de celle du seigneur des êtres bestiaux. Les regards se croisent, s'insufflent en l'autre. Un sourire peint le visage de l'héron. Les doigts libres caressent la joue de cet homme encore bien juvénile. Qu'importe sa réaction face à ce geste, la joie s'exprime. Les lèvres se déposent sur le dos de la main en signe de respect et d'affection. Puis le contact se rompt. Aucun des deux ne doit se permettre d'aller plus loin. Cet instant sera éphémère. Les pas reculent mais le visage ne se débarrasse pas de cette lumière que la victoire exacerbe. Mais le répit ne dure pas. Il faut se hâter. Les temps de réjouissance ne peuvent cohabiter sans le malheur.

Des pas surgissent. Les deux derniers adversaires se présentent furieux. Le bras se tend devant Naberius. C'est terminé. L'histoire est close. Le glas de cette trahison a déjà sonné dans le corps de cette enfant hase qui n'a pas su où elle a mis les pieds. Les deux individus, sous forme humaine, échangent des regards décontenancés. Puis sursautent à la vision horrifiante de l'état de leur chef, dont le corps semble refroidir et pâlir à la lumière de lune. Anhlyr s'avancent vers eux. Il est temps de montrer leur erreur, d'écraser leur conscience. Leur foi n'est plus, leur croyance s'écraseront contre celle de l'héron.

« - Votre mort ne sera guère glorieuse. Rejoignez-moi ou votre arrêt de mort sonnera. Je ne peux vous garantir de la douceur du roi ni de la mienne. »

Les délissant dans leur contemplation de leur bêtise, la silhouette svelte rejoint celle de son souverain et s'incline :

« - Je vous prie de m'excuser pour cet incident sans nom. Que diriez-vous de vous reposer cette nuit auprès de moi ? Je dois vous soigner et prendre soin de vous. Mais si vous voulez vous intéresser à ces deux imbéciles à vous de voir. Je vous attends.»
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MessageSujet: Re: L'ombre et la lumière [PV Anhlyr]   
12.05.14 18:26



L'ombre et la lumière.

Naberius observa sa camarade qui venait de se saisir de sa main. Il était plutôt rare de la voir agir ainsi. Un remerciement, peut-être ? Remerciement pour le fait que le Souverain plaçait sa confiance en elle. Ce comportement le fit rire, mais il n'eut pas le temps de faire la moindre remarque que rapidement apparaissait les deux derniers Algiz, ceux qui s'amusait à les poursuivre depuis un moment déjà. Il n'avait réussi à les rattraper que maintenant ? Quelle lenteur affligeante. Le Roi allait pour s'occuper d'eux lorsqu'Anhlyr s'interposa et prit les devants. Elle souhaitait les récupérer pour elle ? Ça n'était pas une mauvaise idée, après tout, cela évitera au Roi d'avoir à les tuer sans raison. Car il ne pouvait plus garder près de son trône des êtres qui avait déjà trahi une première fois, la noblesse refuserait cela. Ainsi, Naberius n'aurait qu'à annoncer que tous les opposants au régime seront morts, ils pourront se créer une nouvelle vie auprès de leur nouvelle maîtresse et tout serait fini. La lassitude gagnait le loup en cet instant, il ne désirait qu'une chose, rentrer et errer sans aucun but. Il n'avait pas envie de reprendre tout de suite ses fonctions de monarque, pas tant qu'il n'aurait pas compris d'où venait la faute. Pourquoi Meredy s'était retourné contre lui, et comment avait-il fait pour ne pas s'en rendre compte ? Alors qu'il réfléchissait à la question, sa camarade lui offrit l'hospitalité pour la nuit. En temps normal, Naberius aurait sans doute refusé, préférant montrer qu'il n'avait guère besoin de telles attentions. Mais là, la proposition était bien trop tentante pour lui. Il pourrait éviter les aristocrates trop curieux voulant avoir tous les détails de sa virée punitive et réfléchir à ce qu'il n'avait pas réussi dans son travail. Il se tourna vers elle, l'air nonchalant, avant de lui répondre d'un ton tout aussi détaché.

"Je te laisse ces idiots, fais-en ce que bon te semble. Tant qu'ils ne finissent pas par tuer des innocents. Quand à ton invitation, je l'accepte avec plaisir. Rassure moi, tu as une chambre digne de mon rang dans ta "demeure" ?"

Une raillerie, comme à son habitude. Il fallait qu'il donne le change, qu'il ne montre sous aucun prétexte son mal-être, son questionnement. Jamais il ne montrerait ses faiblesses, et personne ne pourrait même soupçonner qu'il en est.


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