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 Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé

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MessageSujet: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
04.06.14 23:10

Les choses d'une boite de verre

« Oberon »
•Le geste de la main était sec envers les gardes : « Allez allez ! Écartez-vous je vous prie ! » la foulée, grande, tandis qu'il s'avançait, d'un pas plus rapide qu'à l'ordinaire, à travers les couloirs du palais. Le Directeur de la prestigieuse Académie des éléments ne demandait jamais à être invité, il le décidait de lui-même. Il n'attendait même pas l'autorisation de la garde royale pour se faufiler entre les lourdes portes. Malgré toutes ses visites, celles-ci semaient toujours la consternation par leur imprévisibilité. C'est avec l'aisance de celui qui se sent chez lui qu'Amadeo imposait sa présence. Et, ce jour-là plus qu'un autre, rien ni personne n'aurait pu l'empêcher d'atteindre les appartements royaux. Un malheureux gardien tenta néanmoins de souffler que leur souverain était occupé mais, le mage passa à son côté, tapotant légèrement la joue du pauvre garçon de la paume de sa main. Il ne devait pas savoir ce qu'il exprimait, voilà tout.

C'est avec hâte qu'il atteignit sa providentielle destination, les talonnettes claquant délicatement sur le sol luxueux. Il s'immobilisa l'espace d'un instant, le poing contre sa hanche et un souffle s'échappa d'entre ses lèvres. Puis, ses doigts se posèrent sur la poignée tandis qu'il toquait contre la paroi du dos de son autre main : « Messire ! » Sans attendre la réponse, il poussa la porte et entra. Le directeur investi les lieux s'y rapidement et facilement que l'on aurait pu oublier qu'il venait de fermer la porte derrière lui ou bien qu'il donnait la sensation de prendre plus de place que les innombrables objets encombrants la pièce.

« Aaah combien de temps depuis notre dernière rencontre ! » Une journée, ou deux, tout au plus. Il tournait sur lui même en évitant les meubles imposants, avec la grâce d'un danseur « Messire mon très cher ami, vous ne pouvez imaginer combien je languissais de vous voir ! » il ne se souciait pas de l'activité que pouvait exercer Oberon en cet instant. Les voiles de ses légers vêtements volaient à la façon d'ailes volatiles, tandis qu'ils suivaient ses grands mouvements. Il contournait l'imposante table, l'extrémité de ses doigts glissant sur la surface de celle-ci, jusqu'à rejoindre l'autre homme, le sourire aux lèvres : « Vous voilà toujours si resplendissant ! » Il avisa les nombreux papiers devant lui « Cela me peine de vous voir derrière autant de travail, cela ne vous va pas au teint. Vous seriez bien plus rayonnant après un peu d'air frais. » Affirmait-il, alors qu'il vivait lui-même perpétuellement dans une véritable bibliothèque. Il secoua sa main, poursuivant « De toute manière, votre présence seule éclaire cet endroit, bien heureusement, au moins autant que mon humeur. » Son rire cristallin résonna sur les hauts murs.  

N'ayant point l'envie de tirer une chaise pour se trouver proche de son ami, il nota un espace qui n'était pas envahit par la paperasse et posa son séant à même la table, croisant élégamment ses jambes « Permettez ? » tandis que ses longs doigts fins allaient piocher dans la corbeille de fruits juste derrière, s'emparant d'un raisin frais, le petit doigt gracieusement levé. Amadeo ne laissa qu'une frêle seconde silencieuse avant de dire « Le vent m'a soufflé de tendres choses à mes oreilles et l'instinct m'a porté à croire que vous aviez à me parler. Alors, n'écoutant que mon cœur, me voici ici. » Il glissa le fruit entre ses lèvres. Le ton de sa voix, auparavant si chantant, se fit soudainement plus sérieux tandis qu'il cherchait à ancrer son regard dans celui de son souverain « Je vous écoute. »

Si ses visites laissaient souvent perplexe quant à leur teneur, aujourd'hui était bien différent. Les rumeurs avaient soufflé jusqu'à lui. Amadeo était friand de celles-ci, surtout lorsqu'elles avaient pour sujet sa propre personne. Obtenir l'attention publique à plein temps était presque un travail en lui-même. Cependant, les murmures qui l'avaient atteint ne le concernaient pas personnellement mais avaient saisi toute sa vigilance. Fin connaisseur des ragots, le directeur savait combien elles pouvaient être déformées et il savait celles qui méritaient que l'on se penche sur leur cas. Si elles étaient avérées, il voulait l'entendre de la bouche même de son tendre ami, par gage d'assurance. Ainsi, il attendait patiemment. L'élégant se doutait bien que le roi comprendrait ce à quoi il faisait allusion.


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05.06.14 10:20



les choses d'une boite de verre
Personne ne l'avait vu. Non, depuis quelques jours, depuis une certaine visite dans ses appartements, le souverain d'Asmosa est resté enfermé. Les domestiques aillant eu l'honneur d'appercevoir son visage afin de lui délivrer ses repas l'ont trouvés pensif, comme absent. La vie perdure, la roue tourne. Comme si de rien était la nation se voyait aborder de nouvelles journées en toute simplicité. Mais le roi, lui, ne peut se résoudre à une telle attitude. Une nouvelle, un fait perturbateur est venu frapper le calme pourtant ambiant du pays. Une fille. Oberon Farrëth possède une fille depuis déjà de nombreuses années sans avoir eu conscience de sa présence. Elle est le résultat du seul amour que l'homme a porté pour une femme. A cette idée, le mage libère un léger soupir. Il est assit, placé sur une chaise à l'unique table de la pièce. Celle-ci est recouverte de nombreux documents, de la paperasse comme lui même s'amuse à l'appeler. Sur le point de replonger dans son travail, il se voit interrompu par une arrivée incongrue.
Oui ? dit-il en direction du son au niveau de la porte bien que l'invité pénètre dans les lieux sans attendre une quelconque approbation. Sur le point de passer ses nerfs sur cette future victime, le sorcier se ravise dans l'immédiat, dès la vision du directeur. Il est vrai que nous n'avons pas pu nous voir depuis déjà quelques temps. Fort regrettable, annonce le mage en collant son dos au dossier, plaçant ses bras sur les accoudoirs.

Bien que fort épris de son peuple, le souverain du pays des mages ne peut nier qu'il possède une certaine préférence pour certains de ses concitoyens. Cet homme en fait parti et, pour une fois, ce n'est guère pour ses flatteries à son égard. Cette personne est talentueuse, parée à de nombreuses choses et surtout, très souvent du même avis que le sorcier. Il est rare, de l'avis du roi de pouvoir côtoyer des gens dotés d'une telle intelligence.
N'en faites pas trop à mon égard mon ami. Vous savez bien que vous n'avez guère besoin de cela pour être dans mes plus fidèles camarades. Un frêle sourire surgit sur ses lèvres tandis qu'il poursuit. Bien que je dois avouer ne pas être sorti depuis quelques jours déjà. D'un mouvement lent, il s'avance vers l’attablée, rangeant du mieux qu'il peut les parchemins trônant face à sa personne. Faites dont comme chez vous.

Oberon ignore, feint de ne pas avoir attendu les dernières paroles du directeur. Des rumeurs, déjà ? La paperasse en main, l'homme finit donc par se lever, se dirigeant vers une immense armoire qu'il ouvre sans plus attendre afin de ranger le tout. Un léger claquement se fait entendre dès lors qu'il clôt le meuble. Puis une légère rotation du corps, le plaçant face à son ami. Avec allure ses mains se figent dans son dos, jointes.
— Les dires vont vites bien que je m'apprêtais à faire une annonce officielle. La famille royale ne peut dissimuler une telle chose, ce n'est guère son habitude. Mensonge. Maints faits sont cachés aux yeux naïfs du peuple et pourtant, c'est sans aucune gêne qu'il arbore ses propos. D'ailleurs, vous êtes en partie responsable de cette rumeur, mon cher ami. Vous en assumerez les conséquences. Un silence puis un léger rire. Que de mystère. 



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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
05.06.14 13:17

Les choses d'une boite de verre

« Oberon »
•Quand le roi se leva, le regard d'Amadeo le suivit tandis qu'il se délectait du raisin. Il aurait pu répondre, sur le même ton d'humour, qu'il ne le flatte pas pour ses égards mais puisque cela le sied. Cependant, il se garda solennellement du moindre mot, désireux d'entendre son ami au sujet de ces allégations. Il écoutait avec attention, pendant que ses doigts retourner fureter parmi les fruits, machinalement. Ainsi donc, ce qui se racontait tout bas était avéré. Le sourire du directeur s'altéra avec fébrilité, s'effaçant de façon sensible, le temps de la réflexion. Rapide, deux secondes tout au plus. Puisque l'engeance du roi révélait une future, peut-être lointaine, passation de pouvoir. Mais, pas seulement. Il s'agissait d'une femme, une main à marier. Plus que l'enfant de son tendre ami Obéron, la dame était la clef du trône d'Asmosa. Des profondeurs de sa méditation, le Directeur de l'Académie songea à la bienveillance de ce fait de la même manière que le danger qu'il pouvait représenter pour le souverain.

« Mh » Le sourire se fit plus grand à l'entente des "habitudes" de la famille royale. Bien qu'il ne formula pas la moindre remarque, le son exprimait une hilarité refoulée. L'audace d'Oberon l'amuserait toujours autant qu'il l'appuierait avec véhémence. Entre ses doigts, il avait saisi un second grain de raisin qu'il faisait tourner. Il commença à apporter le fruit fragile à ses lèvres mais stoppa son mouvement à mi-chemin : « ... Responsable ? » Il éclata de rire « Me voici bien aise d'assumer toute mon implication ! Aurais-je mérité une punition ? Ou les louanges ? » il lança le grain dans les airs d'un geste précis et celui-ci retomba directement dans sa bouche. Il l'avala, secouant sa main en poursuivant « Si cela peut rassurer votre royale personne, le sujet n'est pas écrié, les regards se portent plutôt vers les affaires de nos voisins. Enfin, pour ceux qui ont le savoir-faire d'entendre les choses comme .. » l'index sur ses lèvres, il fit mine de réfléchir avant de poser le bout de ses doigts contre son torse, feintant la surprise « ... oh, moi-même ! ... » puis étendit son bras avec un léger mouvement de la main, comme chassant une mouche « ... ce sont des informations plutôt aisées à trouver. De plus, aucune mauvaise parole ne circule entre les lèvres, je m'en suis assuré. »

Amadeo se levait avec grâce sur ces mots, posant le dos de sa main contre son front, sur-jouant la peine « Aah, comme je fustige les propos inappropriés ! Certains peuvent s'avérer si ... salissants. Bien évidement ... » il s'orienta dos au souverain, levant l'index vers le plafond «... si jamais il en avait été question, je vous en aurai fait part immédiatement. » pour se tourner vers lui, se tenant le menton, l'air songeur « Ou non, je me serais occupé de les faire taire, cela est plus sage. » en quelques foulées, il s'avança vers le roi, tandis qu'il poursuivait, désignant les murs d'un geste vague de la main « Puisque si vous restez cloitré ainsi, vous ne l'aurez sans doute même pas réalisé. Ah, mon très cher Oberon... » Il s'arrêta juste en face de lui. Seuls dans les appartements de son allié, il se permettait de le nommer par son prénom.
« ... je n'ai point la prétention de vous arracher quelques remerciements. Disons que je fais cela de bon cœur. » l'homme ponctua son monologue d'un rire léger, volatile. Dans le ton de la plaisanterie, il songeait toujours. Il était toujours délicat de connaitre les véritables intentions d'Amadeo, entre ce qu'il affirmait pour s'amuser et les paroles sérieuses. Son évolution même au sein de l'existence semblait dérisoire, une sombre farce. Le Directeur aurait pu tout aussi bien être une créature irréelle. Il tenait de l'huldre, ou l'étincelante clarté qui cachait la pourriture de son dos à l'humanité. Cependant, le regard ancré dans celui de son vis-à-vis, il savait qu'il ne laisserait rien ni qui que ce soit entacher le nom des Farrëth, pas même sa propre personne.

Fermant les paupières, il changea de direction, plaçant ses mains dans son dos, énonçant de manière frivole, dans un sourire : « Que je comprends pourquoi j'apprécie tant cette délicate personne, à présent. »

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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
06.06.14 11:01



les choses d'une boite de verre
Face à son camarade, le souverain l'observe, lui et son air su particulier, son fessier jonchant sa table. Intrigant, amusant, peu commun. Tant de qualificatifs que le mage aime placer sur cet individu peu enclin à la normalité. Les mains jointes dans son dos, il ne dit rien, ne prononce pas une parole suite à son annonce qu'il espérait capable de déconcerter son vis à vis. Mais était-ce mal le connaître ? En rien le directeur n'est perturbé par les mots lancés dans sa direction. Un faible rictus surgit sur ses lèvres.
Heureux que cela vous amuse mon ami et pourtant, là est bien la vérité. Pour les conséquences à votre égard, disons un peu des deux. Un unique pas se fait ressentir contre le sol de la pièce. Un faible mouvement vers le dompteur des ténèbres. Je suis heureux d'entendre de tels propos. Vous êtes un allié de taille, j'espérais bien vous savoir porteur de mon étendard pour toutes les situations. Visiblement, la situation est bien celle-ci et je vous en remercie. Quoique, c'est un peu votre devoir d'Asmosien et de conseiller du roi. De l'amusement, un petit sourire en coin sur sa bouche au moment d'achever ses dires.

Tel une douce vengeance, un pique non dissimulé, le souverain assaille un peu son interlocuteur. Après tout, là n'est que petite chose comparée à l'ampleur du défaut de l'homme en blanc. Bavard, ô qu'il ne peut cesser de parler à tord et à travers. Pour le meilleur et pour le pire. Le souverain, lui, aime par dessus tout que les faits soient clairs, construits. Amadeo est bien le seul ami du roi d'Asmosa et pourtant, constater se défaut est chose facile pour le sorcier qui ne le dissimule point. Pas une seconde.
Qu'il est rare de voir des individus capables d'agir avec gratuité envers un membre d'une famille royale. L'appât du gain est souvent très imposant vous en conviendrez, mon ami. Un faible haussement d'épaules se fait ressentir tandis que le directeur est à présent proche du roi. Le regard dans sa direction, plus aucun mouvement ne se fait ressentir sur le corps d'Oberon qui se contente de croiser les bras. Oh ? Et que comprenez-vous exactement cher Amadeo ? L'usage du prénom lui vient lui aussi sans difficulté tandis que ses yeux suivent ses déplacements. Si votre réponse me satisfait je vous expliquerai la rumeur impliquant votre responsabilité.  



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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
06.06.14 20:00

Les choses d'une boite de verre

« Oberon »
•Fermant les yeux, il n'avance plus, levant son visage vers le plafond, l'homme dans cette même position. Puis il souffle entre ses lèvres, d'un murmure volatile, à la manière d'une réflexion à lui-même : « Mon devoir oui. »

Dans cet état stationnaire, il boit les propos de son ami. L'immobilité entière est rare pour le Directeur qui, tel un vent, glisse et s'évapore dans l'espace avec une aisance qui semble innée, comme rattachée à sa nature volatile. Lorsque la demande est formulée, l'homme pouffe de rire, tout bas. Elle tiendrait presque du pari, bien qu'Amadeo ne se trouve rien à y perdre. Elle lui fait songer à une plaisante provocation. Il rouvre les yeux et laisse son corps se mouvoir de trois-quart, pour regarder Oberon droit dans les yeux. Il se permet de revenir sur un point « Je ne vous crois pas niais de penser que je n'y gagne rien. » Répondre à la pique par une seconde. Il ne doute pas une seule seconde que le souverain soit ce genre d'inconscient, s'il l'était, il ne serait sûrement pas son ami. Amadeo n'agit jamais au hasard, que ce soit par simple souci d'amusement ou bien pour des affaires plus sérieuses, ses gestes ne brassent pas le vide. L’intérêt moindre l'ennuie et l'ennui reste de loin son plus farouche ennemi. Si ses aspirations paraissent si frêles de l'éphémère volupté, elles relèvent de l'effet papillon, un fonctionnement des plus préférables aux yeux du mage des ténèbres. L'Ombre naît de l'ignorance de son existence.

Puis le directeur rit, doucement, portant le dos de sa main contre ses lèvres. Un son qui tinte comme celui des croyances intangibles. Et il tourne sur lui même, comme dansant avec un être invisible « En voilà une drôle de proposition ! » le feu-follet se remet en mouvement, en toute finesse, ses longs doigts élégants dessine ses paroles à la façon d'un ballet harmonieux.
« Aah, que je répugne tout ce qu'évoque l'hérédité, vous le savez, mon tendre ami. »  sans regarder où le mènent ses pas, Amadeo ne heurte le moindre objet ou meuble sur sa route, se contentant de les frôler, comme s'il était guidé par quelque esprit invisible  « Pourtant serais-je fou de nier ce tempérament qui attira mon attention. Si froide et pourtant, se consumant d'un brasier intérieur inaltérable. Ce sérieux parsemé d'un amusement retenu, discret, si charmant. » Il leva l'une de ses mains en direction du plafond, appuyant ses mots « L'assurance majestueuse, celle des plus grands, sans l'ombre d'un doute. » pour poser sa paume contre son cœur
« Elle se tient droite face aux difficultés. Le courage, sans manquer de sagesse. » Ses enjambées galantes l'amènent à rejoindre le souverain, tandis que ses doigts léger effleuraient sa joue « Aurais-je omis de parler de ces traits élégants. » pour finalement reculer sa main et détourner le regard, l'air lointain mais la voix toujours empreinte de cette joviale hilarité qui l'honore
« Voilà que je me sens presque stupide de n'avoir point songé à un lien de parenté tout ce temps. Il faut au moins autant d'éclat que le votre pour secouer mon cœur de cette manière. »

Amadeo approcha alors légèrement son visage, l'expression d'une confidence, susurrant plus bas « Je suis bien aise de vous dire que vous avez de quoi vous trouver fier. »

Le mage se recula d'un pas presque trottinant et leva les yeux aux ciel pendant qu'il croisait l'un de ses bras contre son torse, le coude dans la paume de sa main et tenant son menton entre ses doigts, singeant une pose songeuse : « J’éprouve cependant le regret d'avouer que je reste curieux. » ses prunelles allèrent croiser le regard de son ami « Ainsi, me voici à me demander quel genre de personnalité merveilleuse aura permis de telles effusions. » Le Directeur parlait à présent de la mère, il secoua sensiblement sa main « Je me trouve peut-être trop inquisiteur à ce sujet, mais n'est-ce-pas ce que font les amis ? » Un sourire nouveau s'étira sur les lèvres d'Amadeo, moins moqueur, plus doux.

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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
07.06.14 23:31



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Son regard gambade, se promène à l'allure de son ami ne pouvant point il semblerait, rester en place. Le directeur est un véritable électron libre dès lors qu'il se sent à l'aise et encore, le souverain ne peut s'empêcher de penser que, même en mauvaise posture il serait même capable d'être tout aussi extravagant. Les bras croisés en un mélange de tissus provoqué par ses manches amples, Oberon fait mine d'être vexé par l'usage du terme niais à son égard. En toute sincérité, un autre individu osant user d'un tel propos aurait certainement subi le courroux du magicien, mais Amadeo n'est pas de ceux-là. Certainement pas. La chance et les événements veulent qu'il est enclin à de la compréhension de la part du roi. Un simple haussement d'épaules se fait néanmoins ressentir sur le corps du sorcier, celui-ci ne préférant pas surenchérir pour rien. D'autant plus que le sujet croustillant n'est pas là.
Ne vous laissez dont pas envahir par vos sentiments pour la famille royale ou bien pour ma personne, que sais-je. Car la naïveté n'est point de ses défauts. Vous pourriez presque me faire rougir si mon âme me le permettait encore mais en l'occurrence, pour le moment cela ne fait que me sentir un brin gêné. Ce qui est véridique, car le souverain n'est pas aise avec ce genre de discussion de débats envers sa personne. Être le centre de l'attention est une chose mais, devoir se laisser caresser dans le sens du poil par un individu tel Amadeo une autre.

Puis de l'étonnement, un fait peu attendu pour lui. Le directeur devine, n'a aucune difficulté à faire le rapprochement entre la couturière et le roi de la nation. Lui-même n'avait pu la constater, ce l'avouer à lui même bien qu'elle se présentait à lui, bien qu'une certaine personne lui ait susurré à l'oreille cette vérité inavouable. Mais le dompteur des ténèbres est un fin observateur, c'est indéniable. Sur le point de le féliciter quant à cette découverte, Oberon s'interrompt aussi vite. Les derniers étaient de trop sans aucun doute. Le roi semble comme figé une poignée de secondes, pas un mot ou son ne quittant ses lèvres.
Vous êtes mon ami mais comme vous dites ; jouer l'inquisiteur en ma compagnie sur un sujet comme celui-ci est risqué. Je vous conseil de cesser Amadeo, annonce-t-il avec détachement, à la manière d'un discours bien que le ton employé possède lui, une certaine froideur. Le passé doit rester où il se trouve, c'est ainsi. Le présent est bien plus important. Cette demoiselle est ma fille, je l'aimerai sans nul doute mais pour le moment, elle risque de m'apporter plus d'ennuis que de bonnes choses. Les temps vont être difficiles, surtout que cela tombe plutôt mal. Cette fois-ci, sa prise de parole sonne d'avantage comme de la confidence, une requête. L'homme bien plus apaisé se décontracte. Je vais avoir besoin de votre aide et de vos conseils. D'ailleurs, que savez-vous d'elle exactement ?  



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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
08.06.14 19:14

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« Oberon »
•Il se doutait bien qu'Oberon ne répondrait pas si aisément à ce genre de questionnements. Si son ami ne lui en avait jamais parlé depuis tout ce temps, cela devait bien être pour une raison. La curiosité lui soufflait que, quand bien même, il irait trouver les informations par lui-même. Amadeo possédait largement les capacités et les moyens pour obtenir des renseignements. Cependant, quelque chose venait à le freiner dans ce dessein. Il pouvait s'agir de ce vindicatif respect envers son souverain et ami. Le fait qu'il comprenait, d'une certaine manière. Lui-même n'appréciant guère que l'on aille s'enquérir de ses affaires privées. Tout comme cela pouvait provenir de la préférence d'entendre cette histoire de la bouche même de son ami, ou bien d'un trouble beaucoup plus viscéral. Les traits de son visage ne souffraient de la moindre fluctuation. Ce sujet devait sûrement faire partie de ceux qu'Amadeo devrait éviter de connaitre, pour son propre bien. Puisqu'il ne le désirait pas, au fond.

Qui plus est, l’intérêt de cette activité se trouvait déficient. Il y avait des événements bien plus importants à traiter, comme le disait Oberon, ainsi, il n'insisterait pas. Les paupières closes, le directeur ne bougeait plus depuis quelques secondes, organisant en son esprit ce qu'il connaissait d'Aveleen. Il commença à énumérer : « C'est une jeune femme qui exerce la couture à la fois par passion mais aussi par héritage, elle possède une jeune sœur auprès de laquelle elle partage des sentiments forts. Elle fut élève au sein de mon Académie. Bien que nous ne nous côtoyons pas réellement à l'époque, les échos de son travail étaient favorable, ainsi que de son comportement des plus respectables. Une bonne élève, avec un excellent potentiel. » Il rouvrit un œil vers Oberon « Je n'ai plus à me demander pourquoi. » pour le refermer ensuite « Puis, comme je l'ai énoncé plus tôt, il s'agit d'une personne sérieuse au travail consciencieux, tout en se trouvant des plus avenante, l'aisance du commerce je le suppose. Elle se trouve réfléchie et des plus respectueuses. Ce n'est pas pour rien qu'elle est ma couturière personnelle. » Il releva ses paupières , affichant une grimace embêtée « Était, je le crains ? Oh, voilà qui me dérange tout à coup. » Amadeo leva les mains « Pour une fois que je trouvais quelqu'un qui ne discutait pas mes goûts vestimentaires. Enfin ... » Il haussa les épaules « ...je m'en remettrai. »

De son long et fin index, il tapotait contre sa tempe « En somme, elle vivait d'une existence des plus normales pour une couturière. Oh, de plus, sa magie est celle de la glace. » l'élégant regarda vers le plafond tandis qu'il poursuivait « Je n'ai pas eu vent d'amours ou de fiancés, après tout je ne connais point la vie de tous les citoyens en détails, mais, je présume qu'il s'agit du genre de détails qui pourrait constituer un ennui. Un, parmi tant d'autres. »

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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
09.06.14 23:11



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L'homme est tendu, presque agacé de la curiosité de son ami tout du moins, dans ce domaine qu'il considère lui aussi comme sacré, comme un lieu inatteignable de beaucoup, de tous. Jamais, ô grand jamais le souverain ne c'est laissé aller à ses sentiments amoureux à l'exception de cette unique fois, de cette splendide rencontre. Puis des événements, des retournements de situation ne laissant plus le choix, ne permettant pas de continuer. Lui-même se le reproche, déteste devoir le constater, et c'est pour cette raison principale que le mage ne peut retenir son calme, même en compagnie d'un être qu'il respecte tant. Sur le point de lui rentrer dedans avec sa froideur habituelle, il se ravise, ne dit, ne prononce aucun mot. La compréhension d'Amadéo dans le domaine le surprend, l'étonne. Il est respectable, en voilà confirmation.

Les bras croisés, Oberon les laissent chuter le long de son corps, avec une certaine lenteur tandis qu'il fige son attention vers son interlocuteur. Les yeux clos, son attitude ne cesse de surprendre le sorcier qui ne prend tout de même pas la peine de commenter ou donner son avis sur la chose. L'importance de la rencontre n'est point là, pas du tout. Un pas, puis un second, il finit donc par s'approcher un peu de son vis à vis.
Le sang ne fait pas tout, elle doit avoir du potentiel, je n'en doute pas une seconde, dit-il en inclinant un peu le menton, très légèrement. Les informations au sujet de sa fille lui importe sans nul doute et, l'homme se trouve fier d'avoir offert une partie de son être à la jeune fille. Mon ami... lance-t-il soudainement, dans un léger rire plus que moqueur à l'égard du directeur. Rien ne lui empêchera de poursuivre son métier, tout du moins pour certains seulement. Bref. Un mouvement évasif de la main. Pour la glace je m'en doutais un peu, de toute évidence. Et ses amours ne m'intéressent pour le moment pas puisque, même si cette demoiselle en possède un, elle devra faire sans un long moment. J'aurais besoin de soutien afin de lui inculquer ce qu'il faut. Vous pourrez m'aider. A nouveau un déplacement, le roi reprend place dans sa chaise, les jambes croisés. Et vous, que racontez-vous de beau Amadeo ? Changez moi les idées.  



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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
10.06.14 14:16

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« Oberon »
•Bien qu'il ne formula pas la moindre remarque à ce sujet, Amadeo était satisfait des dires de son ami au sujet de "l'héritage de sang". Le Directeur en usait plus par galante flatterie qu'autre chose, préférant de très loin se dire que le travail était le plus méritant. Plus qu'un question de fierté, il en désirait le principe. Et ce n'est point pour rien qu'Amadeo avait largement contribué à une ouverture plus grande de l'Académie des Éléments. S'il savait que cela froissait certains de ses confrères, il considérait que tous avaient droit à l'apprentissage magique, fussent-ils natifs d'une autre contrée ou bien d'un milieu social défavorable. Après, leur succès ne dépendait plus que de leur mérite personnel.

Son rire fit écho à celui de son ami « Me voici comblé d'apprendre cela ! Ce serait une regrettable perte que de priver la couture d'un tel talent. Du moins, vous avez pu le voir de vos yeux et le toucher de vos doigts. J'ose espérer que mon cadeau vous aura plu. » Il n'oubliait pas cependant, la possibilité du prétendant. Ce n'était pas des choses dont il s'occupait usuellement. Amadeo n'était pas un espion, bien qu'il appréciait toujours récolter des informations. Néanmoins, l'homme ne voulait pas voir poindre l'ombre d'un parfait inconnu non loin du trône, question de sureté. « Vous savez que je serais toujours disponible pour vous rendre service, Oberon. » Il se déplaça en suivant le mouvement du souverain, il éclata de rire à la question, comme songeur d'une anecdote amusante.

« Tant de choses, comme toujours ! » d'un ample mouvement engageant, il poussa la corbeille de fruits devant Oberon « Mais mangez donc, mon cher ami ! Je ne serai point surpris de voir vos joues se creuser un jour et c'est une chose que je ne désire pas. » L'homme s'installa alors de nouveau à même la table, croisant ses jambes avec élégance et commença son exposé : « L'Académie est si mouvementée en ces temps. D'une part à cause de ces monstres, les plus jeunes en ont une peur bleue, mais aussi en raison du climat politique actuel. Quelques tensions entre certains élèves de diverses origines » Il secoua sa main « Mais je mentirai si j'affirmais que cela n'avait jamais existé. Enfin, voyez-vous le vieux Garland ? En charge de la bibliothèque de l'Académie et sûrement le plus âgé des professeurs; il est d'un ennui, sa voix porte au sommeil, si terrible, mais je ne peux nier ses compétences. Enfin, figurez-vous ... » il porta le dos de sa main à ses lèvres, étouffant un rire délicat « ...entre nous, cet homme claudique tant que je ne l'aurais pas cru capable de courir, et bien pourtant ... je l'ai trouvé en train de se hâter, à la poursuite de deux élèves qui lui avaient fait une vilaine farce. » Il leva les mains au ciel « Que je me sens chanceux d'avoir pu assister à cela ! En tout cas, si leur dessein n'était pas vertueux, au moins lui auront-ils offert une seconde jeunesse un bref instant. » L'air plus songeur, il se tint le menton entre ses fins doigts, les prunelles vers le plafond « Il s'agissait d'une blague à base de ces fleurs à la forte odeur, particulièrement désagréable. S'ils étaient aussi ingénieux pour leurs cours, je serais sûrement le plus épanoui des directeurs. Oh ! » Il ponctua sa tirade en levant l'index et tourna la tête vers Oberon « En parlant de fleurs. » ses doigts glissèrent dans la petite sacoche à son côté, alors qu'il continuait « J'ai rencontré une dame, des plus charmantes avec ses yeux d'acajou et son sourire si doux, mais là n'est pas la question. Elle possédait une échoppe de ... babioles. Si je puis dire. Je ne vois pas comment le présenter autrement. Un tel fouillis de choses et d'autres mais ceci aura attiré mon œil. »

C'est avec précaution qu'il déposa la broche contre la table, devant Oberon. Elle était de modeste taille mais, la fleur qui y était taillée se trouvait d'un raffinement agréable. Les larges pétales bleues, qui s'assombrissaient en s'approchant du cœur, étaient d'une finesse remarquable. De plus, quelques perles d'argent venaient agrémenter le charme de l'objet, déposées sur les pétales à la façon d'une tendre rosée matinale.

« Selon ses dires, que je me suis empressé d'aller vérifier, il s'agit d'une "pensée". Un fort joli nom pour une plante. Qui dégage une certaine mélancolie, je le reconnais, mais bien beau. Je ne suis pas un homme très intéressé par les fleurs si celles-ci ne me sont pas utiles, néanmoins je l'ai trouvé appréciable. » Il poussa la broche du bout de ses doigts « Oh et puis, tenez. Je vous l'offre. La belle s'est empressée de se pâmer en explications au sujet de sa signification mais c'est sans importance. » Amadeo détourna la tête nonchalamment, piochant à nouveau dans la corbeille de fruits, d'un geste subtil « Je suppose que vous la porterez bien mieux que moi. »

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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
11.06.14 11:05



les choses d'une boite de verre
Assis les jambes croisés, Oberon observe son ami s'adonner à son sujet favori ; la discussion tout du moins quand il s'agit comme en cet instant de la monopoliser. Le fait ne dérange en rien le souverain qui c'est habitué à cela depuis bien longtemps, bien assez pour ne même plus montrer une quelconque réaction négative. Ce qui est pourtant un acte que le roi aime par dessus tout. Un brin nonchalant sur sa chaise, il finit par figer ses bras sur les accoudoirs de sa chaise. Attentif. Silencieux. Le sorcier ne daigne prononcer aucun mot, se contentant d'acquiescer à certains moments du monologue de son vis à vis. Surtout ne pas le couper dans ses explications, le bougre risquerait de recommencer du début. L'idée en elle-même décroche d'ailleurs un frêle sourire sur les lèvres du mage qu'il fait au mieux pour le dissimuler.
J'ai oublié de vous remercier, mes excuses. Le cadeau me convient parfaitement, je suis comblé, dit-il en profitant d'un moment de silence, ce petit instant durant lequel le directeur cherche à reprendre son souffle afin de poursuivre sur sa lancée. Oberon accentue son sourire dès lors qu'il constate qu'il est parvenu à prononcer ne serait-ce qu'une phrase.

Puis la question du souverain, une demande anodine qui pourtant ne l'est pas. La récente découverte a ébranlé le magicien qui ne sait comment réagir au point de vue personnel. Que faire, que dire ? Est-il paré à être un père model ou ne serait-ce qu'un peu ou alors, mieux vaut-il ne pas chercher à le devenir, n'être qu'une substitution pour celle demoiselle. Clos dans ses pensées tandis qu'Amadeo poursuit son histoire, il fait du mieux qu'il peut pour  s'en extirper, libérant un sourire amusé à l'histoire du dompteur des ténèbres. Mission accomplie. Cet individu a au moins le mérite de savoir changer les idées sans aucune difficulté.
Laissez dont tranquille ce pauvre homme. Un rire néanmoins malgré cette tentative de défense. Puis une broche placée face à lui. Extirpant un raisin de la corbeille, Oberon finit par placer son attention sur celle-ci. Magnifique, c'est peu dire. Pourquoi me l'offrir ? C'est un achat pour vous, vous le prendre serait un manque de respect. D'autant plus que je ne cerne point en quoi je pourrais la porter mieux que vous, mon ami. Tout en s'adressant à lui, le mage attrape l'objet qu'il admire. Vous avez du goût, c'est certain Amadeo mais je ne peux dire oui. Offrez la à ma fille à son arrivée au château. Oh et, je souhaitais organiser un dîner ce fameux jour justement. J'aimerais vous avoir avec nous. J'aurais beaucoup apprécier que ma soeur soit elle aussi présente mais je n'ai guère de nouvelle depuis quelques temps. Bref. Puis-je espérer pouvoir vous compter parmi nous ?



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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
11.06.14 12:47

Les choses d'une boite de verre

« Oberon »
•Pauvre homme. Seul son âge permettait à Amadeo de le prendre en compte et non ses discours timides sur la décence. Que le vieil homme essaye de faire prendre gout aux choses plus conventionnelles était honorable mais inutile. Son âge, ainsi que sa faculté à s'endormir à son siège, un fait lié à ce premier et qui tentait les élèves les plus espiègles à quelques canulars.

Amadeo observait du coin de l'œil son ami avisant son cadeau. Ce présent, il ne l'accepterait pas. Ses prunelles glissèrent sur la pomme qu'il tenait, le fruit qu'il avait habilement dérobé du paneton. Tout en écoutant les paroles d'Oberon, il caressait la peau rouge du bout de ses doigts, presque pensivement, un fin sourire dessiné sur ses lèvres. Un faciès usuel. Offrir l'objet à Aveleen, il est vrai que cela se présentait comme une plaisante idée. De plus, peut-être que ça lui éviterait de se faire étriper par la douce pour l'avoir ainsi poussée à s'exposer seule face au roi. La pensée était amusante et le Directeur préférait se focaliser sur celle-ci, bien moins que l'autre, plus mièvre, qui l'habitait. Cela avait toujours été ainsi avec Amadeo, il parlait tant que les maigres fils de vérité se noyaient au sein de la toile imposante qu'il brodait. Peut-être n'avait-il jamais rencontré de dame vendeuse de bricoles. Peut-être le vieux Garland n'avait pas réellement couru, ou alors l'évènement ne se sera pas produit dans un temps proche. Peut-être l'inverse de tout ce qu'il affirmait. Peut-être pas. Peut-être la symbolique florale n'était-elle pas si peu importante à ses yeux.

Tout ceci était d'un niais écœurant. Avant de répondre, Amadeo porta la pomme à ses lèvres, les paupières closes et le croqua allégrement. Il trouvait que le son rendait celui d'un os brisé. Étrange, pour un fruit composé de tant d'eau. Il avala la part et rouvrit les paupières : « Je serais présent. Comment pourrais-je refuser l'invitation de mon tendre ami ? » Son rire tinta entre les hauts murs « Par folie, sans doute ! »

Le délicat mordit une nouvelle fois dans le fruit, il le mangeait lentement. La bouche libre, il poursuivit, avec une pointe d'hilarité « Si je suis un homme de gout, je ne crois pas posséder l'égal de votre prestance. Néanmoins, je ferai comme vous le dites. Je suppose que la broche plaira à la Dame autant qu'à vous. » Il secoua la tête en éclatant de rire « Oh non ! Je ne l'espère pas plutôt ! Je me retrouverai dans une bien drôle de situation si elle me le rendait en me demandant de vous l'offrir aussi ! Ce serait une boucle interminable. » Il secoua sa main de libre, agitant le bout de ses doigts « A propos de présence, qui comptez-vous inviter d'autre ? »

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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
12.06.14 16:27

les choses d'une boîte de verre


Un raisin puis un second. Le souverain placé sur sa chaise continue de dévorer le fruit placer non loin de lui. Son attitude est bien plus apaisée, plus neutre et décontractée. Lui qui était si pensif depuis cette découverte, le moins que l'on puisse dire est que le directeur est capable de bien des merveilles à l'égard de son camarade, de son ami. En un claquement de doigts, voilà qu'il parvient avec aisance à lui changer les idées tout en parvenant même à rester sur le sujet. Quelle grâce.  
Que ferais-je sans vous mon ami. Après tout, je ne vous considère pas comme mon conseiller pour rien. Car c'est un fait, l'estime du roi d'Asmosa est difficile à conquérir et pourtant, Amadeo est parvenu à la posséder. Cet individu sait tout, partage de nombreux secrets avec lui. Une amitié que peu ne peuvent vraiment cerner. Il ricane. Votre folie ne m'a jamais dérangé pourtant. Elle est même parfois bien utile.

L'idée germe dans son esprit depuis quelques heures. Organiser un repas, un rassemblement de certains Asmosiens afin d'avouer la réelle situation aux gens de confiance et surtout, l'avenir face à ce changement conséquent. Oberon conserve bien trop de secrets pour lui tout seul, celui serait la une goutte de trop. L'homme ressent se besoin d'être soutenu et surtout, ressent qu'il doit accueillir celle qui n'est autre que sa fille au sein d'un lieu le plus saint possible. L'instinct paternel peut-être. D'autant plus avec les futurs événements...
Ne vous inquiétez dont pas, je m'assurerai qu'elle accepte la broche mon ami, rétorque-t-il en croisant les bras. Sa main vient se placer au niveau de son menton pour le pincer un peu, appuyant son instant de réflexion quant à la dernière question du directeur. Les gens les plus proches de ma personne, ceux de confiance. Vous, le général Grimm, Miseriah, sans nul doute. A l'allusion du dernier nom, un rapide coup d’œil vers Amadeo. Ma fille cela va de soit ainsi que peut-être, sa demi-sœur, afin de m'assurer de pouvoir la placer dans ma poche. Qu'en dites-vous ?



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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
13.06.14 13:31

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« Oberon »
•Amadeo était hilare. La folie qu'on lui octroyait des causes de ses aberrations et son extravagance. Bien plus de gens préféraient le compter comme fou qu'oser affirmer son idiotie. Il en avait tout l'air pourtant, avec ses frivoles lubies. Cependant, entreprendre de douter l'intelligence du Directeur de la prestigieuse Académie des éléments était une affaire bien ardue. L'homme n'avait pas obtenu ce rôle en revendiquant sa parenté avec l'ancien directeur, non. Il s'en était trouvé méritant. De plus, il était vrai qu'user d'un simulacre de spontanéité pouvait aider. Cela surprenait, soufflait par la surprise. L'illusion était des plus belles puisque contrairement au réel impulsif irréfléchi, Amadeo, lui, calculait ses mots.

Il apprécie l'instant tel qu'il est, le savoure. L'élégant le trouve reposant. Il termine de se nourrir de la pomme, sans gaspiller le trognon. Pas un arrêt, point de geste supplémentaire à l'entente du dernier nom. Il s'agissait d'une liste évidente. Amadeo ne se surprenait pas non plus du comité restreint. Outre une annonce publique qu'il devait prévoir, il était indiscutable qu'Oberon n'apprécie guère provoquer de grandes pompes à l'arrivée d'une personne liée à ses sentiments intimes, puisqu'il était si pudique envers ceux-ci. L'extrémité de ses doigts contre ses lèvres, il regardait vers le plafond : « Je vois. »

Le Directeur de l'Académie eut un instant de réflexion manifester avant d'hocher légèrement de la tête « Je suppose qu'il s'agit d'une bonne chose. » Il se leva ensuite de nouveau, avec distinction « Ainsi, votre fille ne sera se trouvera pas effarouchée de ce trouver en ces lieux qu'elle ne connait point encore. C'est un grand changement. Je pense aussi que la présence de sa demi-sœur la rassurera d'autant plus. Assurément, elle s'habituera au fait de ne plus la voir autant qu'avant, je ne la crois pas dame à se laisser abattre pour cela. » Quelques pas silencieux, voletant, tandis qu'il brisait la distance entre lui et le siège de son ami. Il plaça sa paume sur son épaule, légère « C'est une attention des plus douces, je présume qu'elle saura en être reconnaissante. » pour la retirer après ce bref contact, l'agitant dans les airs, l'expression de songer à un point oublié « Ah, oui, sa demi-sœur l'appréciera sans doute aussi. »

Le directeur sembler ne pas prendre en compte l'affliction de cette dernière, comme s'il s'agissait d'un détail minime, prescriptible. Il avait cette certaine négligence, à la façon d'une inattention au lien qui unissait les deux sœurs. Il ajouta « Avez-vous déjà prévu une date ? » il gloussa « Je n'aimerai point rater cela, ne serait-ce que d'une heure. Oh, et si vous ne l'avez encore fait, je vous conseille d'envoyer quelqu'un prévenir ces dames en personne. Ah, ne voyez pas ici une proposition, je songe néanmoins qu'une missive parvenue du château tient quelque chose de bien trop formel. Non, le mot serait plutôt "préoccupant". Ce n'est pas quelque chose d'habituel après tout. »

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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
15.06.14 14:25

les choses d'une boîte de verre


La suite risque d'être difficile, arrondir les angles se veut même indispensable. Placer dans la confidence les plus nobles de la nation d'Asmosa, les seuls individus capables d'offrir du bon pour le souverain en personne. Les mois à venir vont qui plus est s'avérer difficiles, le mage en a conscience et ne s'en cache pas. Pas du tout. Le gouvernement du pays le plus digne de tous se doit d'être soudé cela est non négociable. Pensif quant à cette idée, le regarde hissé vers le plafond, Oberon finit par replacer son attention sur celui qu'il considère comme son ami. Les bras croisés il recule un peu sa chaise, séparant la distance entre son buste et la table, comme pour se sentir moins oppressé. Une imposante inspiration puis il finit par se redresser, se promenant dans la pièce avec lenteur.
Je savais que vous seriez en accord avec moi, mon ami. Je pense que je me dois de me montrer avenant avec ma fille, lui prouver que son arrivée au sein du palais, de son adhésion à son nouveau titre ne chamboulera point sa vie. Tout du moins, lui faire croire ses apparences car nous savons tous les deux qu'elle ne vivra plus la même chose. Jamais. D'ailleurs, deux ou trois infos sur cette sœur ? A bien regarder le roi, celui-ci n'éprouve pas un réel intérêt pour la réponse mais elle semblait à bien observer tout de même vouloir quitter ses lèvres.

Les mains de l'homme finissent par se joindre dans son dos. Un son puis un second, les chaussures du souverain provoquent de petits bruits, l'amenant devant la fenêtre la plus imposante des appartements du sorcier. Le regard vers son territoire, sur cette vaste capitale puis il effectue un frêle haussement d'épaules à la nouvelle question du directeur.
Pour une fois, je ne suis point touché par la précision. Fait rare vous en conviendrez Amadeo, dit-il sans se tourner vers son interlocuteur du moment. Il ne lui offre que son dos sans effectuer aucun mouvement. Je vais vous répondre très vite, nous ne pouvons attendre plus longtemps je le crains. Les points sur les i doivent être placés avec hâte. Et rassurez-vous, jamais nous ne le ferons sans vous. Enfin, une demi-rotation du corps, Oberon lui offrant à présent son profil. Je préfère user d'un proche de ma garde afin de lancer les invitations. Comprenez que les choses doivent rester secrètes et, qui sait qui pourrait tomber sur les missives envoyées. A moins d'user de mon incantation afin de les envoyer. Que sais-je. En bref, ne vous inquiétez point pour tout cela. Et le voilà tourné dans sa direction. D'autres choses, Directeur ?




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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
15.06.14 22:55

Les choses d'une boite de verre

« Oberon »
•Restant à sa place tandis que le souverain se déplaçait, il l'écoutait, appuyant l'une de ses mains contre la surface de la table, pour y être plus à l'aise. Il faut dire qu'il ne s'agissait point là d'un endroit conventionnel où s'installer. A la question, Amadeo haussa un sourcil, n'y trouvant pas l'intérêt. En étant plus regardant, il songeait que son ami n'en voyait pas particulièrement non plus. Cependant, le directeur prit une seconde de méditation avant de répondre : « Je n'ai que peu de choses la concernant. Il me semble qu'elle possède un travail en rapport avec les plantes » A ce sujet, ses doigts glissaient sur la table et atteignirent la broche laissée par le souverain « Mais je ne la crois pas fleuriste. Peut-être une herboriste ou un métier s'en approchant. » il rangea précautionneusement l'objet dans sa sacoche, pour ne pas l'oublier ici s'il devait l'offrir à Aveleen.

Par la suite, ses prunelles quittèrent le fin sac de tissu pour se poser sur le dos de son ami, écoutant la suite de ses paroles. Effectivement, le manque de précision était fort surprenant mais l'homme ne s'en formalisa pas plus que cela, il comprenait qu'il s'agissait d'un avenir proche de toute façon. Amadeo ne se trouvait pas rassuré, il n'avait pas besoin de l'être, mais plutôt, satisfait, bien que l'instruction fut évidente. Croisant les bras, il hocha sensiblement la tête. Certes, il n'aurait pas du douter qu'Oberon avait songé à ces éventualités, néanmoins, il préférait en être assuré. Par les temps qui courent, de plus, les missives ne sont que trop peu sûres. Il alla clore ses paupières, la position immobile, un bref instant, avant de reprendre la parole : « Bien. Me voici rassasié de toutes ces informations. Il me semble n'avoir rien de plus à vous dire ... » Il rouvrit un œil, observant Oberon « ... A ce sujet, tout du moins. » puis le second, pour se lever ensuite gracieusement dans un froissement de tissu à peine perceptible à l'oreille. Il levait élégamment l'une de ses mains « Puisque voyez-vous ... » pour suspendre son geste en déposant l'extrémité de ses doigts contre son torse « et j'espère que vous en conviendrez » et le reprit après cet aparté, d'un geste théâtral « ... si vous vous cloitrez à nouveau de cette manière » il s'approcha de quelques pas, sans le moindre son, comme s'il flottait au lieu de poser ses pieds sur le sol « je me sentirai comme responsable et prendrai pour tâche de vous faire sortir prendre l'air. » Il s'arrêta alors qu'il le rejoignait devant la grande fenêtre. Un rire léger s'échappa d'entre ses lèvres « Cela pourrait s'avérer gênant pour vous tout comme moi-même. » Ses fins doigts s'approchèrent de la vitre pour seulement la frôler, de ce simple semi-contact, il pouvait ressentir le froid de la surface contre sa peau pâle. Amadeo continua, le regard évasif porté vers l'extérieur, caressant la ville de ses prunelles claires en contrebas : « Je ne suis bien évidemment pas sot de croire que vous agissez ainsi pour la forme. Peut-être même que vous le faites guidé par un sombre instinct. »

Il connaissait la tendance qu'avait son ami de se replier de cette façon lorsque les pensées se faisaient plus obscures. Sans un mot à ce sujet, il l'avait bien assimilé. Cependant, Amadeo considérait ce comportement plus nocif qu'autre chose, ce pourquoi il accourait des plus rapidement au moment-même où il en avait connaissance. Le directeur songeait que, plus on se pliait à reculer dans le tréfonds des pensées, moins celles-ci se trouvaient claires, quand bien même le calme factice de cette manière de faire pouvait paraitre providentielle. Ses doigts filèrent le long de la paroi translucide, il ajouta d'une expression rêveuse  
« Aah, que le peuple ignorant est beau de gaité. L'insouciance accompagne les plus heureux, n'est ce pas ? » Il serra sensiblement le poing « Cependant, si votre devoir se trouve celui de porter maintes choses sur vos épaules » il regarda vers Oberon « le mien, comme je ne peux le faire disparaitre, est d'alléger ce poids tant que j'en ai l'opportunité et je n'affirme point cela en tant que conseiller. » l'homme soupira avec une fébrile liesse « Mais je dois avouer que vous ne me rendez pas les choses faciles, mon tendre ami. Ah, je sais que vous n'êtes pas homme à vous laisser faire. » Il leva les yeux au ciel
« Une chance que je sache apprécier la difficulté ! »

Suite à cela, il tournait la tête vers l'extérieur, croisant les bras. Bien que son regard demeurait pétillant de la vivacité qui l'animait, son sourire s'effaça, la mine plus grave, son ton de sa voix semblait même plus bas tandis qu'il formulait : « Oberon ... » il inspira « ... si vous ne me permettez, comme à tout autre, de voir les plaies qui lézardent votre dos, je le comprends. Néanmoins, cela ne m'empêche nullement de les ressentir. » Amadeo ne voulait pas s'étendre au sujet de ce que cela pouvait représenter à ses yeux. Le sourcil se fronça subrepticement, une maigre seconde, avant que les traits de son faciès ne s'étirent à nouveau, rayonnant de cette allégresse qu'il se plaisait tant à montrer, le sourire étiré, amusé « Alors, la prochaine fois que les évènements ou les pensées tracassent votre esprit, venez directement interpeller ma présence sans attendre que je n'apparaisse de moi-même. » il siffla, rieur « Ce serait le mieux, quand bien même il peut être difficile d'effectuer cela. Mais, avec tout votre respect, vous n'avez rien d'une princesse en détresse. » Il ponctua sa phrase en gloussant, portant ses doigts à ses lèvres.

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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
16.06.14 22:17

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La tête est lourde, un brin incliné sur le côté droit. Oberon ne retient pas ce mouvement dès qu'Amadeo aborde cet étrange sujet. Celui de l'habitude du souverain de la nation des mages, celle qu'il ne maîtrise pas, qu'au grand jamais il n'a su dompter ne serait ce qu'un peu. La fierté de cet homme est sans faille et, dans des moments difficiles il ne peut s'empêcher de prendre du recul, de se retirer du devant de la scène pour mieux réfléchir. Pour rebondir face à l'adversité avec la grâce qu'il chérit tant. Ne pas montrer d'instant de faiblesse à quiconque, que cela soit le peuple ou bien d'autres individus des nations. Mais le directeur n'est point un individu comme tout le monde. Il est différent, il analyse, observe. Sans aucun doute à présent, cet individu a compris cette facette de la personnalité du sorcier. C'est indéniable. Un brin surpris pas la remarque, Oberon hausse avec nonchalance ses épaules, ses mains encore et toujours jointes dans son dos.

Ouh, mais je tremblerais presque devant de tels propos. Un fin rictus vient, se propage, apparaît. Les lèvres du roi dessinent à une jolie forme tandis qu'il poursuit. Ne vous en faites dont pas pour moi, je sais me débrouiller mais je vous remercie tout de même pour l'intérêt que vous me portez. Une telle amitié comme celle que vous éprouvez pour moi doit être rare, très rare. Une très légère inclinaison de son buste par la suite, presque imperceptible. Vous surpasserez la difficulté de mon être sans aucun souci, je ne m'inquiète pas pour vous, Amadeo.

Puis il s'approche de lui, continuant la discussion avec ardeur, la même depuis le début de cette rencontre au sein des vastes appartements du souverain. A nouveau, en guise de première réponse le magicien effectue un frêle haussement d'épaules. Rapide, succinct. Dans un léger déplacement il recule quelque peu, Oberon souhaitant conserver cet espace vital qu'il chérit tant, celui lui offrant cette allure plus que peu commune, comme frigide. Je ne suis guère un homme qui se complaît à parler de lui-même, bien au contraire. Vous êtes mon conseiller, mon ami mais jamais je n'ai su parler de ce sujet. Asmosa et nos idéaux passent avant tout, je n'en doute pas un instant et suivrai cette voie pour toujours, jusqu'à mon dernier souffle. En revanche... Les bras se croisent finalement au niveau de son buste. Je veux bien essayer de faire des efforts à votre égard, je ne garantie rien mais soit. Prenez cela comme un symbole de ma vexation suite à votre « demoiselle en détresse ». Un rire se fait entendre par la suite. Léger. Je vais finir par croire que vous êtes plus qu'un ami. Peut-être un frère.




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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
17.06.14 1:18

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« Oberon »
•Amadeo se sentait sensiblement apaisé. S'il ne doutait pas de la force de son ami, il craignait l'usure du temps par trop peu de ménagement. S'il savait se débrouiller aujourd'hui, soit, mais qu'en serait-il plus tard ? Il ne s'agissait pas de choses prévisibles. Ce n'était pas un risque que le mage désirait prendre. Il considérait que le moindre manque d'égards pouvait s'accumuler jusqu'à devenir dangereux, à la fois pour ce à quoi ils aspiraient, mais aussi pour leur amitié : « Je ne sais si elle est rare mais j'agis comme il me semble bon de le faire. »

Si Oberon ne lui parlait de lui-même, grand bien lui fasse, le directeur non plus ne se prêtait pas à ce genre d'échanges, mais au moins, il savait qu'il resterait à ses côtés, que les choses se déroulent bien ou non. Il haussa un sourcil. Demoiselle en détresse. Il pouffa. Le terme avait peut-être été un peu fort, mais la situation s'était presque imposée comme telle dans son esprit. A la suite des paroles de son souverain, il s'exclama avec plaisanterie : « Allons donc Oberon ! Vous n'avez pas à le croire ! Si vous prêtiez un peu plus l'oreille à ce qui se dit, vous saurez qu'effectivement, nous sommes bien des choses ! » Il tendit ses doigts les uns après les autres, alors qu'il énumérait les échos qu'il avait pu entendre « Votre conseiller, votre bras droit, votre ami, même un quémandeur du pouvoir ! » il redressa la tête avec un rayonnant sourire « Oh ! Et mon préféré : vous seriez mon père ! »  Posant la main contre ses yeux, il s'esclaffait. « Celui-ci vient d'une gargote quelconque me semble-t-il. L'alcool et ses ravages ! » Il prit son menton entre ses doigts, levant pensivement les yeux vers le plafond avant d'afficher une légère grimace « Une étrange ineptie temporelle, étant donné nos âges respectifs mais, je dois avouer que ce ragot m'a fortement amusé. Plutôt osé. » Il se déplaça de quelques pas, vers la table, et tendit les bras « Mais un frère, alors là ! Je crains que ce ne soit un honneur auquel je ne puis prétendre. En tant que fils unique, il me faut reconnaitre que j'ignore entièrement tout ce qu'il incombe d'un tel lien, à part celui de partager le même sang cela va de soi, alors je ne peux que rester profane face à la relation fraternelle. » Il songea un bref instant aux dames Aveleen et Eilween. Il ne saisissait décidément pas ce que cela pouvait signifier. Même en retournant la situation envers sa propre mère. Amadeo était conscient qu'elle lui avait donné vie, mais il considérait qu'à part cela, ce qui lui importait avait été acquis de lui-même et par son travail. Distant au point de se sentir insensible, il était possible.

« Aah, mais si vous me considérez comme tel, Oberon, je me sentirai obligé de venir vous rendre visite bien plus souvent ! Et j'en connais qui se trouveront embarrassé de cela ! » Riant, il désignait d'un geste vague de la main la grande porte. « Vos gardes n'ont jamais l'air de savoir que faire lorsque je viens quand il me sied ! Je devrais peut-être me sentir coupable de les faire se sentir si incompétent. Faire flancher ainsi le moral de votre garde » il se donna une légère tape sur sa main en affichant une moue qui exagérait l'expression de repentance « me voici si vilain ! »

Amadeo finit par atteindre l'un des sièges autour de l'imposante table et tapota du bout des doigts sur le dossier de celui-ci :
« L'un d'eux a même affiché un incroyable visage en me voyant. Oh, maintenant que j'y pense, son faciès ne m'étais pas familier. Sûrement quelqu'un de nouveau, peut-être n'avait-il jamais eu la chance de m'apercevoir auparavant ! » Il croisa ses bras contre le dossier, y déposant ses coudes tandis qu'il penchait la tête sur le côté « Peut-être m'a-t-il pris pour une femme. J'ai entendu cela dans l'une de ces rumeurs que j'affectionne tant :
je serais en réalité une femme qui se camoufle ! Aha ! Quelle surprise ! »
Il entortilla élégamment une de ses longues mèche autour de son index « Mais, si je me trouvais être effectivement une femme, je serais une terrible insulte au genre. » Il écarta sa main et tourna la tête vers son ami « Vous savez ce ... charme particulier à la gente féminine. C'est bien une chose que je ne pourrai jamais posséder. » Il secoua ses doigts dans sa direction en levant les yeux « Ah mais suis-je bête ! Je suppose que vous ne regardez pas assez les dames. Je vous enverrai une demoiselle de ma connaissance, Lulabelle. D'un simple coup d'œil, vous comprendrez ! » Le directeur leva la main dans les airs, comme pour couper toute potentielle protestation « Ah mais ne me remerciez pas tandis que je pense à la santé de vos yeux ! ... Oh, à ce propos, ne regardez pas sa main droite. Il y manque le petit doigt » ajouta-t-il en dressant celui-ci « cependant ce n'est qu'un détail, à part ceci, elle représente parfaitement cette notion de "charme" que je tente d'exprimer, vraiment ! »

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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
18.06.14 17:14

les choses d'une boîte de verre


Le souverain parle avec le coeur, il avoue ses sentiments sans mal. Pour autant, ce n'est nullement dans ses habitudes de se montrer ainsi aux regards des autres. Sa parure est à longueur de temps froide et distante ; jamais, ô grand jamais il ne se permet de tels propos mais aujourd'hui sonne comme une exception. L'allure de son ami, ses propos et sa manière d'agir à son égard. Tant de minuscules détails sonnant à l'esprit du souverain qui se laisse pour une fois aborder des sujets qu'il considère comme frivoles depuis toujours. En compagnie de quelques pas, Oberon ricane au rythme de ses chaussures au contact du sol. Les bras croisés au niveau du buste il les laisse finalement chuter le long de son corps avec nonchalance. Puis le voilà face à une immense armoire en bois qu'il ouvre sans plus attendre. Des babioles et autres objets inutiles trônent à l'intérieur à l'exception d'un unique étage, à bien regarder. Des coupes sont placées ainsi que des bouteilles de différents alcool. Attrapant l'une de cette dernière ainsi que deux verres à pied, il se détourne tout en retournant vers la table.

Que les gens peuvent dire des âneries, c'est triste pour eux. Se plaire dans la stupidité ne doit point être facile tous les jours. Le mage place les objets sur la table tout en poursuivant comme si de rien était. Contentons-nous de frère si vous le voulez bien. J'ai déjà bien à faire avec mon sang pour accepter un enfant supplémentaire. Quoique vous expliquer les secrets de la nation serait bien plus simple étant donner que vous comprenez déjà tout. L'avantage d'être impliqué, annonce-t-il tout en se tournant un peu vers lui. De profil à son invité, il arbore un léger rictus en coin, amusé. Il se replace face à aux deux coupes qu'il remplit du liquide. Une première. Comme si vous ne veniez déjà pas très souvent me rendre visite. D'ailleurs, depuis quand montrez-vous de l'intérêt au regard des autres ? Des gardes de surcroît aussi forts soient-ils. Et une seconde.

La boisson n'est autre qu'un vin rouge, le préféré du souverain de la nation des mages en personne. Rares sont les moments où il daigne sortir une telle bouteille. Attrapant les deux coupes, il se tourne en direction d'Amadeo afin d'avancer vers lui. Le bras droit tendu, il lui propose l'un des deux verres tandis qu'il commence à boire dans celui restant dès lors qu'il l'aura pris. Vous en avez des histoires étranges mon ami. Je ne sais quoi vous dire pour exprimer ma sensation face à cela. Un léger haussement d'épaules. Je vous remercie pour la proposition néanmoins, j'imagine que vous pensez bien faire mais je me vois dans l'obligation de refuser. Aucun intérêt pour moi de côtoyer ce genre de femme même si je ne doute pas de son charme, comme vous dites. Un rire. Comment a-t-elle bien pu perdre un doigt, celui-ci qui plus est ?




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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
19.06.14 14:52

Les choses d'une boite de verre

« Oberon »
•Le directeur tourna légèrement la tête au son du placard que son ami ouvrait. Il l'avait suivit du regard, lorsqu'il avait ramené la fiasque ainsi que les verres. Gloussa discrètement à l'entente de son implication. Il demeura accoudé de cette façon, sur le dossier, quand il répondit à la question tout en observant le liquide pourpre remplir les récipients translucides : « Vous n'êtes pas sans savoir qu'il me sied lorsque les regards sont rivés sur moi. Après, leur nature m'importe peu, alors autant y trouver de l'amusement. »  

Il se redressa et s'empara délicatement du verre qui lui était tendu. Amadeo ne nota pas la nature exceptionnelle de la boisson de vive voix, pas dans l'instant tout du moins. L'élégant préjugeait, d'une certaine manière, Oberon n'accepterait pas cette suggestion. C'est bien pour cette raison qu'il préférait lui faire de véritables surprises, comme pour ce manteau. Cependant, il n'avait prévu le grain de sable qu'il lancerait entre les rouages. Des effets surprenants, pour une offrande, une coïncidence amusante.

Souffle de rire, il pouffa légèrement, avec un bref clin d'œil : « Des histoires que vous savez apprécier de part leur étrangeté. »  avec raffinement, il fit tourner le vin dans le verre d'un fin geste de poignet, les prunelles posées sur le mouvement circulaire imprimé à la boisson. Il ne signala pas non plus le terme "genre de femme". Ce que pouvait supposer Oberon était amusant. Faire la supposition d'une supposition, encore plus. « La dame m'aura parlé d'un accident durant l'enfance, néanmoins, je n'y crois pas trop. Je pense plutôt qu'elle ne désirait pas en parler alors je ne m'y suis point attardé. Cette frêle diphtongue physique n'était pas ce qui m'intéressait chez elle. » Il se sentit obligé d'ajouter « Elle avait de beaux yeux. Mordorés. Étincelants. Et une très bonne connaissance en matière de littérature, l'entendre en parler est un plaisir. » Il approcha ses lèvres de la coupe mais s'arrêta dans son mouvement tandis que celles-ci la frôlait. Il sourit et éloigna le verre avant de l'élever légèrement :
« Que fêtons-nous ? Veuillez m'excuser mais vous voir sortir une telle bouteille est si rare que cela me surprend. Néanmoins, c'est ce qui rend l'instant plus appréciable, sa rareté. »


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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
20.06.14 8:18

les choses d'une boîte de verre


Dire que le directeur apprécie avoir les regards rivés sur sa personne est presque un euphémisme. Tout en lui donne l'impression qu'il n'attend que cela. Son style vestimentaire peu commun, ses mimiques un brin mouvementées ainsi que cette forte manie à ne cesser de prendre la parole, de se laisser succomber face à son côté bavard. Oberon à cette affirmation ne fait qu'hausser les épaules. Effectivement cela n'est guère une information surprenante, le souverain en était déjà bien conscient. Il aurait fallu être aveugle et sourd dans le cas contraire. D'ailleurs cela ne le dérange point, au fond. Une telle attitude différente de la sienne ne peut lui faire de mal, bien au contraire. Peut-être peut-il lui donner cet aspect plus humain qu'il lui manque fort souvent. Une fois face à lui, le souverain tend donc la coupe vers son vis à vis qui l'attrape sans attendre d'avantage. Menant la sienne au niveau de ses lèvres, il s'interrompt subitement à l'explication de son ami quant à la fameuse perte de ce doigt.

Je vois. Fort dommage que vous n'aillez pas insisté un peu Amadeo, cela est pourtant le genre de détails que j'aime savoir. Un brin inutile mais qu'en apparence car cela donne une idée de la personne. Un haussement d'épaules pour enfin boire une gorgée de son breuvage préféré. Elle n'est donc point qu'un physique, une bonne chose. Les individus trop portés dessus finissent toujours mal. Un léger déplacement. Si vous permettez, dit-il en retournant vers la table et sa chaise. A nouveau il prend place, offrant un regard perplexe et un haussement de sourcil à son ami. Une simple attention de ma part, cela est donc si étonnant ? Les bras se croisent tout en conservant la coupe enfermée dans sa main droite. Je n'avais qu'une simple envie de profiter de cette bouteille mais après tout pourquoi pas. Fêtons l'arrivée de Miseriah à Belvar, synonyme de bien des choses vous en conviendrez Amadeo. La coupe est levée afin de porter un toast, un fin sourire figé sur ses lèvres.




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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
20.06.14 13:11

Les choses d'une boite de verre

« Oberon »
•Amadeo alla clore un instant ses paupières, le sourire aux lèvres : « Si cela attise votre curiosité, je lui en toucherai quelques mots. Et si la beauté me sied, sans rien de plus, celle-ci se fane rapidement. » Il rouvrit les yeux pour regarder son ami. Une attention, ça alors. Le Directeur en aurait été touché s'il connaissait le sens réel de ce mot. Si l'intention portait certains propos en son sein, peut-être, oui, aurait-il était touché. Mais Amadeo n'était pas de ces simplets qui voient en un geste quelque signe que ce soit, bien que ce fut sûrement beau d'en faire partie. Pour lui, tout était utile, méthodique, un intérêt palpable, une envie nonchalante. Le reste se trouvait écarté de tout, séparé d'une fidèle paroi de verre. Mais la translucidité de la cloison permettait à ces choses de se mêlait à ce que son esprit affirmait. Malgré tout, cela ne l'empêchait pas d'être présente, et il en était conscient. De cette façon, lorsque le roi signala qu'il désirait simplement profiter de la bouteille, Amadeo ne ressenti rien de particulier. Il acceptait l'attention avec plaisir, bien qu'il n'en goutait aucun bonheur particulier. Peut-être réfléchissait-il trop pour le trouver.

D'un pas silencieux, il contourna le siège derrière lequel il se trouvait, et le mage des ténèbres inclina sensiblement son buste vers l'avant, tendant la coupe vers celle de son ami. Il triqua « A Dame Miseriah, et tout ce qu'il en découle. » Après ceci, Amadeo se redressa et but une lente gorgée de vin. Il n'avait jamais été très porté par l'alcool, malgré ce qu'il aimait en dire, par souci d'apparaitre plus frivole que jamais. Néanmoins, il s'agissait d'un bon vin, il ne pouvait le nier. Le directeur écarta le verre de ses lèvres et, regardant vers le plafond, il poussa un faible soupir, comme un rêveur de plaisance.

« Me voici impatient des évènements à venir. Ah, mais ne vous en faites point, mon cher ami, je saurai faire taire cet empressement espiègle pour qu'il ne nous pose aucun souci. » Un rire discret s'échappa d'entre ses lèvres. Il s'amusait de rien, affirmait de tout. Même de cette impatience qu'il ne possédait pas. Amadeo n'était pas connu pour être de ceux qui foncent tête-baissée, de toute façon.

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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
20.06.14 17:11

les choses d'une boîte de verre


Le liquide est délicieux, le souverain se délecte de cette boisson qu'il chérit tant. Bien des années qu'il n'a pu prendre du temps ainsi, en bonne compagnie afin de profiter d'une bonne bouteille. Sa coupe en main, le souverain ne la lâche donc plus, humant parfois le parfum se dégageant de la coupe. Puis un coup vers son camarade qui semble lui aussi apprécier l'instant. Du calme. De la sérénité. Oberon sait, il réalise sans aucune difficulté qu'il se doit de profiter du moment car cela ne durera point. L'avenir s'annonce glorieux mais difficile. Le chemin sera ardue à emprunter et d'ailleurs, la cible du toast porté en est la raison. Cette petite tête blonde, cette donzelle au regard enjôleur. Personne ne peut cerner la vérité sur elle pour la joie et le plus grand plaisir du roi.

Je savais que porter de l'estime à cette belle demoiselle vous toucherait. Partager les mêmes idéaux est très agréable, mon Cher. D'ailleurs, j'aurais sans doute besoin de vous afin de convaincre ma fille. Il est hors de question qu'un membre de ma famille ne soit pas présent au sein de cet avenir tout tracé. Ma sœur me fait déjà bien assez honte comme cela. Son expression est un brin crispée au moment d'aborder ce dernier sujet, si bien qu'il termine sa coupe dans laquelle il restait un peu de vin. Déposant l'objet sur la table dans un petit son, il reprend la parole. Enfin. Peut-être devrais-je vous libérer, vous avez sûrement beaucoup à faire. Moi de même d'ailleurs oh et. Ne vous inquiétez dont pas, je ne resterais plus cloîtré dans cette pièce mon ami. Il se redresse et incline très légèrement son buste en compagnie d'un frêle sourire.

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MessageSujet: Re: Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé   
20.06.14 18:14

Les choses d'une boite de verre

« Oberon »
•Il dégustait le riche breuvage, pour lui faire honneur tandis que ses pensées s'évadaient à la réflexion. Convaincre Aveleen. La façon y serait pour beaucoup. De plus, se sentir conforté par sa propre fille allégerait sûrement son esprit. Il comprenait ses sentiments vis à vis de sa sœur. Un subtil froncement de sourcil avant que ses traits ne reprennent leur forme usuelle. Amadeo annonça, d'un ton posé, assuré « Vous pourrez toujours compter sur mon aide Oberon. » Il termina de la même façon son verre puis le reposa d'un geste précautionneux. Plus que des idéaux, le Directeur ne désirait pas seulement les suivre. Il voulait mettre tout ce qui était en son pouvoir pour permettre à son ami d'atteindre son but, avant le sien. Il écarta ces songes rapidement tandis qu'il observait le souverain se redresser.

Son sourire s'accentua à l'entente de ces derniers propos : « M'en voici heureux, très cher. Je ne manquerai pas de vous visiter bientôt. » Il se recula d'un pas pour le saluer d'un geste ample et théâtral, le voile de ses vêtements se mouvant avec délicatesse, à la façon d'ailes légères. Après s'être incliné, plus pour le plaisir du spectacle que de la convenance, le directeur tourna les talons, en direction de la grande porte. Il rejeta nonchalamment l'une de ses longues mèches derrière son épaule et atteignit la poignée d'une démarche impériale qu'il tourna. Le seuil passé et la porte refermée dans son dos, il s'immobilisa. Le mage des ténèbres inspira profondément, en silence. La fine crispation au niveau de sa mâchoire était subtile. Avec lenteur, il déposa sa paume contre son visage, sur ses yeux clos, le contact volatile. Le directeur était rendu soucieux malgré tout. Le sujet était aléatoire, tant que cela l'incommodait. Il avait toujours du mal à le croire. Accepter cette fissure en son ami qui avait laissé échapper trop de choses. Des conséquences, modérées, certes, mais qui pouvaient se transformer de véritables problèmes. D'un autre côté, il savait comme la structure pouvait être fine.

Et combien ils restaient humains.

Cependant, cela lui retournait le questionnement. Du pouce, il se massa la tempe. Son oreille perçu le cliquetis d'acier et les pas. Amadeo redressa la tête en retirant la main de son visage. Oh, l'un des gardes. En quelques foulées, il le rejoignit et tapota son épaule, la mine amusée « Bien ! Puisque le temps du repos est terminé, il faut nous remettre au travail n'est ce pas ? » Il rit et le garde acquiesça maladroitement, sans vraiment comprendre. Le mage s'éloigna ensuite, le pas dansant, rapide. S'évaporant comme la plus subtile des ombres, sans le moindre bruit. Il fallait veiller au moindre instant d'égarement. Il ne devait pas oublier que cette boite de verre, dont ils disposaient tous, devait rester hermétiquement close, malgré sa fragilité.

Trop de choses en dépendaient.

Fin

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Les choses d'une boite de verre [Oberon] | Terminé

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