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 Nathaniel

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Kiréide
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Nathaniel
Féminin Messages : 19
Age : 20
Âge de votre personnage : 21 ans
Classe : Voleur
Royaume : Kiréïde

MessageSujet: Nathaniel   
13.08.14 2:17

Nathaniel
«The tragedy of life is not death : it is what we let die inside of us while we live.»
identité
Prénom : Nathaniel
Âge : 21 ans
Royaume : Kiréïde
Métier : Assassin
Classe : Voleur
Arme :
-Lames secrètes : deux lames situées en dessous de ses poignets. Elles peuvent être recouvertes de poison.
-Deux dagues croisées dans le bas du dos.
-Une épée légère et maniable.
-Un poignard caché dans sa botte droite.
Autre :  Nathaniel possède un faucon, nommée Akela. Elle sert surtout pour faire de la reconnaissance et l’avertir quand des ennemis approchent.

physique
Taille : 1m80
Poids : 70 kg
Cheveux : Brun foncé, souvent maintenu attaché par un ruban rouge.
Yeux : Ambrés

Autre : Une Marque, où son poignet et caché en permanence par sa lame secrète.  Il possède aussi une cicatrice sur la lèvre, dû à une blessure remontant à son enfance.

caractère
Qualités : Charismatique-Honnête-Protecteur-Patient-Serviable-Loyal
Défauts : Rancunier-Provocateur-Insouciant -Direct-Mystérieux

Résumé :
« Don’t get confused between my personality and my attitude; my personality is who I am and my attitude depends on who you are. »

Nathaniel est quelqu’un de dévoué; autant pour sa cause que pour ses amis les plus fidèles, il est prêt à sacrifier sa vie s’il le faut. Loyal jusqu’au bout, il ne faut pas commettre l’erreur de le trahir puisqu’il vous rendra la pareille et pire encore.
Connu comme quelqu’un d’assez discret et mystérieux, il sait comment faire planer un mystère constant autour de lui. Assez insouciant, il vit au jour le jour et peu importe les conséquences lorsqu’il tue quelqu’un; il l’avait cherché. Serviable et très amical, il sait inspirer la confiance assez rapidement, mais peu réussisse à réellement avoir la sienne.
Charismatique, il sait se servir de sa persuasion pour se sortir d’une situation que ses armes ne peuvent pas…ou bien qu’il se cherche une compagne pour la nuit.
Dépendant de la personne, il pourra être honnête, ou bien le pire manipulateur du monde. Il se montrera aussi assez provocateur envers ses ennemis (surtout les gardes de la ville en fait.) Rebelle de nature, il ne vit que selon ses propres lois et n’obéi rarement aux ordres. Galant et poli, il sait les bonnes manières pour s'attirer les faveurs.
Homme d’honneur, il fait tout pour tenir ses promesses et reconnait quand son adversaire est plus fort que lui; il n’est nullement mauvais perdant. Il sait tirer des leçons de ses défaites.



journal d'une vie
Prologue
Je suis né dans une famille bourgeoise; nous n’étions ni riche, ni pauvre et ce que nous avions suffisait amplement pour subvenir à nos besoins.

Mon père a toujours été excellent dans son métier de papa: il tenait à nous et voulait que nous soyons le plus heureux possible. Bien sûr, il était occupé par son travail : il était le propriétaire d’une écurie en Kiréïde et il devait s’occuper des chevaux, du magasin annexé ainsi que des finances. Mais, chaque fois qu’il était à la maison, il s’assurait qu’on passait des moments inoubliables avec lui. Il n’aimait pas plus ma sœur que moi, malgré que notre sang soit différent.

Ma mère vous me dites? Je n’ai jamais connu ma vraie mère; elle est morte à ma naissance.  J’ai bien eu une autre mère par la suite, celle qui donna naissance à Abigaël trois ans plus tard. Elle aurait pu m’haïr et me maltraiter, mais elle aimait mon père plus que tout. Elle finit par voir l’amour qu’il portait pour moi et surement qu’elle ne put se résigner à me détester. Elle restait à la maison pour s’occuper des tâches ménagères et de nous, bien entendu.

Un très grand lien de complicité s’installa en moi, ma sœur; nous étions toujours ensemble. Que ce soit pour faire des mauvais coups au voisin, de grimper sur les toits ou que nous soyons à la maison ou à l’école; nous étions inséparables.

Il y avait aussi Jehny, notre cousine, qu’on voyait assez souvent. Elle était plus à écart, étant plus du type solitaire ou bien sûrement qu’elle ne voulait pas trop s’incruster dans le lien entre ma sœur et moi. Mais, nous étions de bons amis; pas assez pour se faire des confidences, mais assez pour jouer ensemble sans réel malaise.

Chapitre 1

10 ans

-Nathaniel, regarde!

Abigaël me pointa un étal, rempli de poupées colorées. Elle savait qu’on n’avait pas d’argent pour ce genre de dépense et elle me fixa avec une moue déçue, les yeux vitreux.

-J’ai toujours voulu en avoir une…, murmura-t-elle.

Moi et ma sœur avions eu la permission d’aller au marché, malgré que je n’aille que 10 ans. Mère était malade et père devait travailler d’arrache-pied afin de payer les soins. Mais père me savait responsable et capable de prendre soin de ma sœur, qui refusait de me laisser partir sans elle. Je regardai le contenu de la bourse : on avait à peine assez d’argent pour acheter la nourriture nécessaire.  

-On a pas l’argent, c’est ça?

Je regardai par-dessus le kiosque : il n’avait pas de toile pour se protéger du soleil et grimper sur le toit d’en arrière serait assez facile. Et la corde, ce n’était pas un problème.

-Qui a dit qu’on avait besoin d’argent, lui répondis-je, un sourire aux lèvres.
-Oh, pour vrai?
-Oui. Suit moi.

Je la pris par la main afin de ne pas la perdre dans la foule dense et je me dirigeais dans les ruelles adjacentes.  Je pris une série de roche par terre et les mis dans mon sac; je savais que j’allais en avoir besoin. Je me donnais un élan avant de sauter sur le mur et de donner ma main à ma sœur.  Je l’aidai à grimper sur le premier rebord de fenêtre et je continuai mon ascension, la sachant parfaitement capable d’y aller par elle-même. Après, ce n’était pas la première fois qu’on faisait des petites escapades sur les toits des immeubles. Après tout, cette maison n’était pas vraiment haute.

Arrivé sur le dessus, je me couchai près du rebord, sortant un fil de pêche de mon sac ainsi qu’un hameçon, que j’attachai au bout.

-Je veux la blonde, avec la robe rose, juste là!

Je me retournai vers elle, lui intimant de se taire, sans être méchant. Elle se fit toute petite, me laissant prendre les commandes de cette opération assez risquée. Je descendis la corde doucement  jusqu’à la poupée désignée. L’hameçon finit par s’accrocher au tissu, ce qui ne fut pas une tâche facile et j’esquissai un sourire. Je pris une roche et je la lançai en bas; j’eus de la chance, puisque le premier coup atteignit le marchand en plein derrière la tête.

-Qui a fait ça?, cria le marchand, se frottant là où ma pierre l’avait atteint.

Je jetais un dernier coup d’œil avant de remonter rapidement le ‘’poisson’’ qu’on avait attrapé, mais malheureusement, la chance ne me sourit pas cette fois; le marchand vu du coin de l’œil son gagne-pain s’envoler et il tenta de le rattraper, mais je fus plus rapide;

-Au voleur!

Me levant et mettant tout dans mon sac, je descendis aussi vite que l’éclair, sachant que les gardes étaient alertés. J’essayai d’avoir l’air courageux devant Abigaël, mais au fond, j’avais extrêmement peur et je faisais preuve d’une concentration inouïe pour contenir la panique grandissante en moi. Ma sœur sauta rendu  à mi-chemin du mur et je la rattrapais.

-Ils sont ici! Gardes! GARDES!
-Cours et ne t’arrête pas!

On piqua le sprint de notre vie en voyant deux gardes faisant trois fois notre taille arrivés avec leur épée et leur armure. Peut-être avaient-ils du poids en plus, mais leurs enjambées étaient beaucoup plus grandes et ils se rapprochaient peu à peu de nous. Tenant à protéger ce qui m’était le plus cher, je donnai discrètement la poupée à ma sœur et je lui dis;

-Cours jusqu’à la maison, ne t’arrête pas! Mieux vaut qu’il me prenne moi que nous deux!

Sans même avertir, je pris un tournant différent.

-Non Nathaniel!, gémit-elle.
-Fais ce que je te dis!

-Rattrapez le gamin, c’est lui qui l’a dans son sac!, hurla le marchand, qui avait beaucoup de mal à suivre le rythme.

Une fois sûr que les deux gardes me suivaient, je fis tomber plusieurs caisses de marchandises afin de les ralentir. Il n’y avait qu’un seul moyen de les semer et c’était de monter en hauteur. J’aurais bien sauté de toit en toi tout à l’heure, mais ma sœur avait encore trop peur pour s’élancer.  Je grimpais aussi vite que je le pouvais sur le mur où il avait des prises accessibles.

-Petit vaurien! Reviens ici!, vociféra le premier.

Aucun des deux n’avait un arc…mais cela ne les empêcha pas de me lancer des roches ; presque rendu au sommet, je fis l’erreur de me retourner et je reçu une pierre en plein visage. Je perdis l’équilibre, mes pieds glissèrent, mais je gardai fermement ma prise de ma main gauche. Je finis d’escalader en un rien de temps, de peur de recevoir un autre ‘’cadeau’’ de leur part; c’est fou comme ils étaient amicaux, non?

Il me fut assez facile de les semer en me promenant sur les toits, vu que c’était impensable qu’il grimpe… il n’était pas payé assez cher pour poursuivre un gamin sur les toits après tout.

---


Je rentrai chez nous, trempé jusqu’aux os, puisqu’une averse a commencé à tomber. Ma lèvre me faisait vraiment mal; pour essayer de passer incognito devant les parents, c’était fini. Et en parlant des parents justement, je vis mon père qui m’attendait les bras croisés, devant la porte, avec un air mécontent. Ma petite sœur était juste à côté. La tête baissée, me sachant pris sur le fait, je montai les escaliers qui menaient sur le balcon.

-Abigaël, rentre à l’intérieur, je dois parler à ton frère.
-Oui, papa…

Il me signe d’aller m’assoir sur une chaise, ce que je fis;
-Belle blessure que tu as là, Nathaniel, commença-t-il, en posant ses doigts sur mon menton pour me forcer à relever la tête. Ta sœur m’a tout raconté… (il eut une pause, pour me laisser le temps de culpabiliser) Tu le sais que vous auriez pu vous faire tuer? N’as-tu donc aucun respect pour nous et ta sœur?
-Mais, je…
-Non, il n’y a pas de ‘’mais’’ qui tienne! C’était extrêmement dangereux, stupide, démesuré….et tu me rappelles tellement moi quand j’avais ton âge, finissa-t-il sur un ton plus calme.

Je relevais légèrement ma tête, pour soutenir son regard qui s’était adoucit.  Il se pencha à mon niveau, plaçant une main sur mon épaule;

-Je tiens beaucoup à toi mon fils et c’est pour cela que je tiens à ce que tu ne répètes pas les erreurs que j’ai fait. Je te permets déjà de faire de l’escalade en ville, ce que tout bon père ne devrait même pas faire. Promet moi de ne plus jamais refaire une pareille chose, même si je sais que tu le fais pour ta sœur.
-Je te le promets, papa, dis-je en me mettant à pleurer et l’enlaçant au niveau du cou.

Il me serra doucement dans ses bras, puis je lui dis, entre deux sanglots;
-je t’aime papa.
-Je t’aime aussi, mon fils.

Chapitre 2 :

16 ans

-On fait la course?, me demanda ma sœur.
-Et tu vas perdre, comme les 44 dernières fois.
-Oh, je suis contente d’apprendre que tu sais compter, me lança-t-elle avec un sourire malicieux.

Je lui renvoyais la pareille; j’avais quand même deux ans d’expérience de plus qu’elle et je ne le cachais pas, mais cela ne l’empêchai pas de pouvoir me battre quelque fois.
-Le premier qui se rend jusqu’à la rivière.

Aujourd’hui, nous avions eu la permission spéciale de père de sortir deux chevaux de ses écuries afin d’aller faire un tour hors de la ville, afin de se pratiquer. On adorait ces escapades; c’était des moments de liberté, où il n’y avait pas de règles, de principes à respecter. La nature était tout autour de nous et non pas la pollution et la crasse des villes : c’était beau, paisible. Encore plus en ce moment; cela faisait longtemps que nous étions ici et le soleil commençait à se coucher, au loin.

Abigaël avait insisté pour que Jehny vienne et ce fut donc la mère de cette dernière qui était venu pour nous surveiller. C’était la première fois que notre cousine nous accompagnait et puisqu’elle n’avait que 11 ans, elle n’avait pas de cheval à elle : elle était sur le même que ma sœur. On lui avait montré les bases. Ce genre de journée était assez bien puisqu’on apprenait à plus intégrer notre cousine, qui se tenait souvent à l’écart, tout en faisant quelque chose qu’on aimait.

Ma sœur ordonna à son cheval d’y aller, sans même que je donne le signal de départ. J’en fis de même avec ma monture, que je poussais à ses limites pour finir par la rattraper;
-Tu triches parce que tu es sûre de perdre?, lui dis-je, le sourire aux lèvres.
-Non… parce que je suis sûre de gagner!

Au bout du compte, on était arrivé en même temps et sur le chemin du retour, ce fut la querelle afin de savoir qui était arrivé avant qui, au dixième prêt, sous le regard désespéré de notre cousine. Sûrement fut-elle soulagée quand sa mère vint nous dire;

-Les enfants, il commence à se faire tard. Il faut rentrer à la maison…et arrêtez de se chicaner aussi.

---

La maison… j’aurais bien aimé vous dire que lorsqu’on est arrivé, on fut accueilli par la tendresse de notre maman, par l’entrain quotidien de notre père et la douceur du chez soi. Mais ce fut tout le contraire.

On vit la fumée de loin, sans vraiment sans soucier; sûrement un feu de camp que nos parents avaient fait. On était loin de se douter que ce feu était en fait un bûcher à ciel ouvert, qui consumait tout sur son passage, nos vies incluent.

On vit la maison engloutie par les flammes, puis l’on vit, sur l’arbre à côté, deux corps suspendus par le cou, qui se ballotaient mollement. Un homme, une femme que l’on reconnaîtrait entre mille. Papa, maman.

J’étais figé par l’horreur : j’avais l’impression que je n’avais plus le contrôle sur rien, comme si je vivais un cauchemar. Tout semblait erroné; les odeurs, les sons, les voix…la réalité elle-même. Tout ce qui avait été bâti en quinze ans s’effondra, peu importe à quel point les bases avaient été solides : le coup était trop dur, trop violent, trop vif. On aurait dit qu’un gouffre béant venait de s’ouvrir sous mes pieds et que je  tombais, sans m’arrêter. Je n’étais mort que mentalement; je ne faisais que respirer. Le temps s’écoulait au ralenti et j’entendais mon cœur battre fort. Chaque fois que je fermai les yeux, j’espérai que ce paysage allait s’effacer et que tout allait redevenir comme avant : j’y repense et je me rends à contre à quel point ces faux espoirs étaient futiles.

Ma sœur hurla à s’en déchirer les cordes vocales, pleurant à s’en vider le corps et tomba à genou, impuissante. Moi aussi je pleurai; de rage, de douleur? Je l’ignorai, c’était si confus dans ma tête. Ma cousine se réfugia dans les bras de sa mère, rejoignant nos pleurs.

Notre tante nous serra dans ses bras, nous murmurant;
-Venez…Mieux vaut ne pas rester ici…

---

Les mois qui suivirent furent longs; chaque jour était aussi fade que l’autre d’avant. La nourriture n’avait plus aucun goût, les couleurs avaient perdu leur éclat et la vie avait perdu son sens. J’errai dans la maison de notre tante comme un fantôme : on avait bien essayé de m’aider au début, mais rien ne pouvait m’empêcher de dépérir. On disait qu’on devait me laisser vivre le deuil à ma façon Mais quel deuil; celui de ma famille? Celui de ma vie antérieure? Celui de mon esprit fractionné en mille morceaux?

Ma sœur et moi tentions de nous supporter le mieux que l’on pouvait, mais on sentait que quelque chose avait changé, que plus rien ne serrait comme avant. Nous n’avions toujours aucune  idée de qui, ni pourquoi, on avait commis ce meurtre envers notre famille. Je voulais des réponses et personne n’était capable de m’en fournir, ou du moins c’est ce qu’il disait. Étais-ce mieux de vivre dans l’ignorance que dans le mensonge?

Chapitre 3

16 ans

Je regardai l’homme qui se trouvait à mes côtés, celui qui était venu en Kiréïde, étant le demi-frère de mon père. En échange de la vérité sur ce qui était arrivé, je devais l’accompagner jusqu’en Asmosa. On y serait plus en sécurité a-t-il dit. Partout sauf en Kiréïde est mieux de toute façon. Il avait insisté pour que ma sœur ne nous accompagne pas, disant qu’elle était trop jeune. À contrecœur, j’avais dû la laisser seule, mais je tenais vraiment à savoir. J’avais l’impression d’être aveugle et de ne plus savoir où me diriger depuis la mort de mes parents. Cela faisait au moins un bon mois que l’on était à cheval, le silence qui nous précédait; tout une épreuve de patience, mais je n’avais pas bronché. On était enfin arrivé en ville et tout était si…différent. Plus coloré. Mais il ne faut jamais jugé un livre par sa couverture : cela pouvait bien être jolie au premier coup d’œil, peut-être que ce qu’il y avait à l’intérieur allait être vraiment laid.

On laissa nos chevaux à quelqu’un qui s’occupait surement des écuries avant d’entrer dans un somptueux manoir.

-Ceci appartient à ta famille; ton père venait ici dans sa jeunesse, tout comme ton grand-père et ton arrière-grand-père. Peut-être sommes-nous tous en Kiréïde, mais notre héritage se trouve en ces lieux.

C’était…immense. Simplement le hall faisait presque la grandeur de notre maison. Des plafonds très hauts, où des tableaux ont été peinturé, avec des lustres accrochés. L’architecture était détaillé et fine; c’était du surtout du marbre, de la céramique, le tout poli à un tel point que l’on pouvait presque y voir notre reflet. Il y avait des statues, une fontaine, des gros divans rouges brodés d’or et un tapis qui menait à deux escaliers, l’un a droite et l’autre à gauche, tout deux se rendant au 1er étage.

Il me fit signe de le suivre, ce que je fis. On arriva dans une pièce plus petite, avec un grand bureau de chêne et un foyer. Il prit le temps de s’assoir et de sortir un coffre, qu’il ouvrit. Il devait savoir que je brûlai d’en savoir plus puisqu’il rajouta;

-Ton père a été accusé de trahison envers l’état, dit-il en me lançant un avis de trahison, émis par la garde royale…et Ezarel?

Ezarel était un ami proche de la famille, un noble appartenant aux hautes castes de la société. Ayant apprécié les services de mon père, il l’avait pris afin d’éduquer les chevaux de sa garde personnelle. Je relevai la tête, la peur se lisant sur mon visage; est-ce que mon père était réellement un traître? Non, il devait faire erreur.

-Je ne comprends pas, comment père a-t-il pu?..

Il me tendit un paquet de lettre, toute avec le sceau de la maison du noble.

-Ton père avait découvert qu’Ezarel trafiquait avec l’ennemi…les Algiz. En est-il un lui-même? Je n’en sais rien, mais ces lettres de correspondances, que ton père a découvertes et prises et m’a fait parvenir prouve qu’il tout sauf innocent. Ton père a tenté de faire valoir sa cause, mais faute de temps… Ezarel a été plus rapide que lui.

Il me laissa le temps de lire les lettres une à une; plus je parcourais les lignes, plus j’avais envie de toutes les déchirer. Ma rage envers cet homme que je croyais un ami fidèle à mon père l’avait poignardé dans le dos…et il continuait de comploter dans l’ombre.

-Mais ton père avait été plus intelligent que lui. En ce moment, il croit que toutes les preuves ont été brûlées avec ta maison…
-Pourquoi?, finis-je par répondre, les larmes coulant de mes yeux.
-Parce que, dans ce monde, tout est permis, répondit-il, avec un air grave.
-Et où est la justice dans tout cela, dis-je, menaçant d’exploser en venant d’apprendre tout cela.

Il me fixa longtemps dans les yeux avant de répondre;

-Il faut parfois apprendre à se faire justice soi-même…

---

4 ans plus tard

Je parai un coup; je vis une ouverture. Me jetant rapidement sur le côté, je roulais au sol avant de tourner sur moi-même et de ramasser la cheville de mon adversaire, qui tomba lourdement par terre. D’un mouvement vif, je lui enlevai son épée avant de la lui placer sous la gorge, le maintenant sur le dos.

Mon oncle sourit et je l’aidai à se relever. Il me donna une tape vigoureuse derrière l’épaule avant de dire;
-Je n’ai plus rien à t’enseigner; tu m’as même déjà surpassé Nathaniel.

Je hochai la tête, lui remettant son épée.

-Viens, j’ai quelque chose à te montrer…

Je le suivis à travers la cour, puis dans le manoir. On se retrouva rapidement dans son bureau. J’ignorai cette fois que ce n’était pas pour me montrer des papiers; il appuya sur la tête du lion de bronze appuyé sur son bureau avant de la faire tourner 3 fois vers la gauche, puis 2 vers la droite.


Le mur du fond s’ouvrit, pour découvrir un coffre assez gros et ancien. Souriant à moi-même, je me dis que jamais il ne cesserait de me surprendre. Il me fit signe d’avancer avant de dire;

-Ton père aurait voulu que tu aille ces armes…

Dans le coffre, je découvris une magnifique épée, au tranchant fin et léger, ainsi que deux dagues et deux gantelets en en métal, laissant les mains à découvert, sur lequel était accrochée une fine lame cachée.

-C’est lui qui a inventé ses lames; il te suffit de les mettre, de passer la corde où ton pouce et d’étirer ta main vers le haut pour faire sortir la lame.
-J’ignorai que mon père s’adonnai dans ce genre de truc, dis-je, admiratif.

Je vis l’habit au mur, qui était blanc épuré et rouge, fait avec la finesse du détail.

-Il l’avait fait sur mesure, mais il n’eut jamais l’occasion de la mettre. Ah, les femmes, elles nous prennent tout, lança-t-il, sur un ton humoristique. Tu es très bien placé pour le savoir, hein?
-Tant qu’à avoir du charme, autant en profiter, dis-je en riant.
-L’habit te fera sans aucun doute, finit-il par ajouter, plus sérieusement.

Alors que je m’apprêtai à le décrocher, il me prit le bras avec force et me regarda droit dans les yeux, avec un air grave;

-Es-tu sûr que c’est bien ce que tu veux faire Nathaniel? Parce qu’une fois que t’y aura mis, il n’y aura pas de retour…
-Je tiens à venger ma famille; qui d’autre le fera si ce n’est pas moi?

La détermination dans mes yeux finit de le convaincre; il m’avait donné un but, que j’avais forgé au cours de ses 4 années d’entrainement. J’étais convaincu de vouloir tuer Ezarel et j’allais y parvenir, peu importe comment.

-Que comptes-tu faire après, hm? Tu ne pourras plus vivre sans avoir l’étampe de criminel sur ton front.
-Vivre dans l’ombre est ma spécialité et les gardes ne me font pas peur; et puis, il y aura sûrement d‘autres gens dans son genre à faire taire.

Il hocha la tête.

-Soit. Je vais ordonner qu’on te donne un cheval, pour que tu partes à l’aube, dès demain matin. Mais Nathaniel, promet moi de ne jamais oublier qui tu es vraiment et que cela est aussi ta plus grande faiblesse…, dit-il en prenant mon poignet, là où se trouvait ma Marque.
-Je le sais, mon oncle…

J’avais hâte de retourner à Kiréïde, non pas pour la ville, ni pour Ezarel, mais pour enfin revoir ma famille; correspondre par lettre était long. Surtout que je n’avais avoué la vérité à personne. Je ne voulais pas les mettre en danger inutilement. Si je devais mourir, alors je mourrais seul.

---

21 ans

Voilà 7 mois que j’étais de retour dans ma ville natale; j’avais réussi à localiser la maison de ma sœur, qui vivait maintenant seule; elle avait repris l’écurie de mon père, qui était maintenant plus florissante que jamais. Mais je n’avais averti personne d’autre; je tenais à garder l’anonymat.

Chaque nuit, je faisais des escapades nocturnes, allant chercher des informations précieuses par-ci et par-là, sur ma cible. J’avais déjà fait le tour plusieurs fois du bâtiment du noble et je savais parfaitement où monter, quel était mon trajet et quel garde je devais tuer pour m’y rendre.

Mais j’attendais le moment opportun pour le tuer; je tenais à ce que tout soit parfait.

Spoiler:
 


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Kiréide
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MessageSujet: Re: Nathaniel   
13.08.14 8:33

bienvenue à toi

Bien que le titre l'indique, nous te souhaitons la bienvenue sur les terres de Meinarest ! Le danger sévit partout mais nous savons que tu t'en sortiras ! Alooors, en voilà une famille pleine de marqués. Attention de ne pas oublier que c'est tout de même rare comme situation. x) Sinon ! Prudence avec certaines fautes, surtout des erreurs de conjugaisons qui reviennent bien que ce ne soit rien de grave. Sinon rien à dire, excepté une question ; la trahison du paternel a bien eu lieu à Kireïde ? Tu peux me répondre par pm ou à la suite as you wish. En attendant, je te valide tout de même. Tu peux dès à présent arpenter les différentes nations. Il te faut bien penser à recenser ton avatar, créer ta fiche de liens mais aussi façonner ton inventaire ! Pour bien débuter ton aventure, tu peux demander des liens ou bien lancer une recherche d'un Rp. A ta guise.

Que la joie et la bonne humeur t'accompagnent. ♥

_________________
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avatar
Invité

MessageSujet: Re: Nathaniel   
13.08.14 10:27

Hé bah Ezio est bien populaire dites donc :p.
En tout cas bienvenue à toi et amuse-toi bien parmi nous huhu ^^.
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MessageSujet: Re: Nathaniel   

 

Nathaniel

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