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 le vol c'est illégal et l'eau ça mouille [Siegmund-Luca]

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Ilmyde
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Siegmund
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MessageSujet: le vol c'est illégal et l'eau ça mouille [Siegmund-Luca]   
21.11.14 16:46

Je ne sais pas quelle heure il est mais, à en voir le soleil, la nuit arrive à grands pas. Ce n'est pas une surprise, je ne risque pas d'atteindre Chang'an dès ce soir. Tant pis, c'est pas comme si mon employeur actuel irait hurler au scandale. C'est son problème s'il a préféré m'engager plutôt que des gardes voir un convoi. Ce n'est pas dans mes habitudes d'être payé à ramener tel ou tel objet mais j'admets qu'en ce moment je commence à manquer un peu de fonds. J'espère juste ne pas m'être engoufré dans une affaire douteuse. Que ce soit le cas ou non, je ferais mieux de cacher mon identité le temps de finir la mission. Heureusement que je ne fais pas ce genre de boulots tout le temps. La prochaine fois, je ferais attention à mes pièces. Pas question que je me rabaisse encore à faire ce genre de contrat.

Ca y est, le la nuit commence à tomber. Je devrais trouver un endroit pour m'arrêter. Bien qu'il y n'y a apparament personne dans les environs, je préfère trouver un coin assez isolé. Qui sait si un poivrot ou une bande de bandits aurait l'idée de fouiller dans mes affaires. Il y a, si je me souviens bien, un coin en haut de la falaise avoisinante propice au repos. En passant par les chemins rocheux je devrais trouver une source d'eau isolé tout en restant proche des cascades. A l'abri des regards et des oreilles, comme d'habitude. Je viens de trouver le bon endroit. Un petit plan d'eau pour la gourde, une surface plutôt lisse et des roches suffisament grands pour qu'on ne m'apperçoive pas et une petite cavité pour s'abriter, l'endroit est parfait. Je profite des derniers rayons de soleil pour installer ce qu'il faut pour passer la nuit.

Voilà, tout est fin prêt. Il ne me reste plus qu'à prendre de quoi mang- rah il manquait plus que ça tiens. Il ne me reste plus rien dans mon sac et ça me prendrait des heures pour attraper un poisson dans la source juste à coté. Le meilleur va être de revenir aux chutes et de pêcher les poissons assez malchanceux pour avoir été pris dans le courant. L'épée serait inapproprié pour ça et je n'ai pas le temps de me faire un harpon improvisé en bois. Bon, et bien on va voir si je suis encore capable d'aggriper un poissson à même l'eau. J'ai quelques réticenses à laisser mes affaires içi mais je ne peux pas me permettre de me priver de nourriture après avoir marché une journée et une nuit non stop.

Je dois me dépêcher de ramener à manger avant qu'on ne puisse rien y voir dehors. Ca ne devrait pas prendre trop temps et c'est pas comme si les voleurs pullulent par içi. Je descends sans difficultés la falaise avant de rejoindre le bord d'une des chutes d'eau. Le courant a l'air toujours aussi fort et surtout toujours aussi peuplé. Je relève la manche de mon bras droit en prenant soin de retirer les pièces d'armures tout le long. J'observe un instant le déferlement d'eau, je vois les roches et la terre malgré le mouvement de l'eau et....voilà! Un gardon bien frais, de taille modeste mais c'est bien assez suffisant pour ce soir. Je reviendrais sûrement demain matin. Après avoir achevé le poisson, je remets le gantelet. Je ne sais pas si c'était l'armure mais j'ai cru entendre un bruit comme un crac assez inhabituel. Peut-être était-ce simplement dû au bruit de la cascade. Quoi que ce soit, je repars le plus vite possible vers mon petit campement. C'est pas comme si on irait voler dans mes affaires mais tout de même.
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MessageSujet: Re: le vol c'est illégal et l'eau ça mouille [Siegmund-Luca]   
22.11.14 21:00

C'est le crépuscule d'une journée terminée qui rend ce moment si particulier. L'horizon se couche avec le soleil, laissant place à une lune toujours plus brillante et haute. Si son adversaire enflammé est devenu presque inaperçu par la force de l'habitude, cet amas de terre creux ne laisse jamais personne indifférant. C'est devenu une coutume pour Luca de ne vivre que pendant son ascension majestueuse. Elle est liée à tellement de mots qui font rêver. La liberté, le silence, le calme, l'apaisement... La discrétion. La simplicité d'un vol se joue en pleine nuit. Et lorsque la nuit lui refuse les larcins les plus simples, elle s'en sert pour le repos. Comme le disait un célèbre auteur : Lorsque l'ombre t'est refusée, choisis la lumière puisque être visible est souvent le meilleur moyen de ne pas être vu. Et Luca appliquait ça à la lettre. Mais ce soir, la chance était avec elle. Cette dernière apparaît souvent quand on s'y attend le moins, et le meilleur moyen de trouver ce qu'on cherche est de ne pas le chercher. C'est ainsi qu'à la descente d'une falaise plus évitée, cherchant un endroit où dormir, elle aperçu un camp. Pas de feu, pas de chevaux, simplement une toile montée et quelques objets placés devant, comme abandonnés. Quelqu'un était-il présent dans la tente ? C'est un sourire discret mais joueur qui s'installa sur le doux visage de la jeune femme.

Se laissant glisser contre la roche pour arriver à cet endroit escarpé un peu plus rapidement que si elle avait fait le tour à pieds, elle atterrit d'un pas de velours sur l'herbe défraîchie. Se positionnant de sorte à ce que la lune ne trahisse pas sa présence à travers une ombre mal placée sur la tente, elle s'approcha de cette dernière d'un pas feutré. Son oreille se tendit mais aucun bruit de respiration ne parvint à ses tympans. Personne ? Elle alla donc écarter le pan de la toile pour regarder à l'intérieur et constater que, pour cette fois, ses précautions avaient été vaines. Elle promena alors son regard sur l'intérieur mais n'y vit rien qui pourrait l'intéresser, et se tourna vers ce qui traînait. Une épée, des breloques, une bourse... Elle s'approcha tout d'abord de l'épée, pour l'observer, mais ne tenta même pas de la soulever, consciente qu'elle n'y arriverait jamais. Elle se tourna donc vers les breloques et une lueur d'intérêt traversa son regard en y voyant une statuette de dragon. Elle s'en empara puis posa les yeux sur ta bourse avec intérêt. Mais à ce moment, le bruit de tes pas l'interpella. Elle releva la tête vers la provenance du bruit et se rendit compte de son erreur. Elle n'avait pas observé les alentours à la recherche d'un accès à la fuite facile. Elle pourrait remonter par les rochers comme elle était descendue, mais elle serait une proie facile. Elle se contenta donc de se glisser derrière un gros rocher, devant lequel tu devais passer, pour te prendre par derrière. Oh, rien de bien méchant, elle n'a pas pour habitude de tirer ses dagues n'importe quand, mais juste pour te faire peur. Encore fallait-il que tu sois une proie facile, et l'épée qui traînait l'en fit douter...
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MessageSujet: Re: le vol c'est illégal et l'eau ça mouille [Siegmund-Luca]   
22.11.14 22:23

Ca y est, les nuages viennent de couvrir le ciel toujours plus sombre. Il faut croire que je devrais me débrouiller dans le noir pour trouver le bois et cuir le poisson. Dans le pire des cas, je le mangerais cru, il y a mieux mais ça pourrait être pire. Les vieilles habitudes et la familiarité du terrein me permette de revenir au bercail sans m'amocher ou heurter mon pied avec une roche ou racine mal placée. Plus je marche et plus mon instinct s'affole. J'aimerais bien observer plus assidument le chemin mais la nuit ne fait que tout obstruer sur mon passage. Je sais pas pourquoi mais je n'arrête pas de faire le rapprochement avec le bruit de tout à l'heure. Peut-être que je prends trop de précaution, surtout par une telle nuit, mais j'ai une cargaison à livrer et rien ne m'empêchera d'avoir mon blé à la fin de ce voyage.

J'ai cru entendre un faible bruit mais je n'arrive pas à en distinguer la nature. Par réflexe je m'empresse de prendre mon épée mais ce n'est qu'à ce moment là que je me rapelle l'avoir laissé. Il fallait que je ne maitrise qu'une seule arme et il fallait que je la laisse hors de ma porté. J'ai bien des notions dans le combat à mains nues mais ce n'est certainement pas mon style favori ni le mieux maitrisé. Et qu'est-ce que je suis en train de penser moi. Si ça se trouve il n'y a strictement rien et je pourrais avoir l'air presque idiot si quelqu'un serait là. Je fais malgré tout attention, gardon en main, je progresse prudemment mais certainement pas appeuré. La prudence me pousserait bien à avancer le plus silencieusement mais l'armure rendrait la chose inutile. Donc, j'avance sans m'en soucier quitte à alerter quiconque se trouverait plus loin.

Cette fois, j'apperçois le campement. J'ai du mal à voir au loin mais je reste un poil plus prudent. Plus je m'approche et plus je commence à voir que quelque chose cloche. La tente n'était pas ouverte la dernière fois. Enfin c'est ce que je crois me souvenir. Sans plus attendre, je balance ma poiscaille vers un rocher plutôt grand pour le cacher, histoire de ne pas me le faire voler. Dès lors, j'avance précipitament vers ma tente. Je sais pas qui a fait ça mais s'il a touché à la marchandise il le regrettera amèrement.
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MessageSujet: Re: le vol c'est illégal et l'eau ça mouille [Siegmund-Luca]   
25.11.14 9:41

La forme s'approche, Luca n'en rate pas une miette. Pressé, prudent mais un peu trop fonceur. Il lui passe devant sans même la voir. Un sourire en coin sur les lèvres, la jeune femme se délecte du spectacle. Il semble affolé, ne remarque pas que sa statue à disparu, ne voit que le plus gros, l'ouverture de sa tente. C'est déjà ça, vous direz. Ce qui étonne la jeune femme, c'est qu'il ne prenne pas aussitôt son épée. Il se rue dans la tente mais ne pense pas à ce qui pourrait se trouver à l'intérieur ? Une drôle d'odeur fini par arriver jusqu'au petit nez de Luca qui fronce légèrement les sourcils. Ca sent le poisson... Penchant légèrement la tête sur le côté, elle remarque que l'inconnu a abandonné son dîner - pour l'instant - afin de mieux fouiller son camp et voir ce qui éventuellement aurait pu être bougé. Ou être volé. Elle a bien envie de s'amuser... Que risque-t-elle de toute façon ? Il est lourd, porteur d'une armure foncée mais visiblement lourde. Elle n'aura aucun mal à le semer si jamais il se met à vouloir lui trancher la tête. Ou les mains, ce qui serait plus approprié dans ce contexte. La jeune femme ramasse donc le poisson rapidement, profitant que l'inconnu soit tourné vers sa tante et non vers elle, et d'un mouvement rapide et souple, elle lance le poisson en haut, qui vole un peu avant de retomber lourdement sur un pan de toile de la tente et rebondir pour venir s'étaler par terre. Se cachant aussi pour éviter de se faire voir, Luca passa de l'autre côté du rocher afin de regarder la scène de loin, depuis sa cachette, un sourire amusé aux lèvres. Un poisson volant, jolie diversion non ? Son regard se posa sur le chemin qui lui faisait face et qu'elle pouvait prendre pour fuir, et, profitant de la nuit et de sa diversion on ne peut plus gluante, s'échappa de sa cachette pour filer vers le sentier et commencer à remonter la pente raide qui la mènerait vers sa liberté assurée, la statuette à la main. Peu importe qui cet homme est, peu importe ce qu'il peut faire ou ce pas. Tout ce qui compte, c'est l'instant. L'instant et l'anticipation de ce que l'instant pourra apporter. Luca avait rapidement calculé ce que pourrait valoir la statuette lorsqu'elle l'avait vu et elle savait qu'elle en aurait pour au moins une semaine de repas avec ça. Mais après tout, pourquoi un guerrier se promènerait avec une statuette de ce genre, pas même d'aspect religieuse ou royale si ce n'est pour la porter d'un point A à un point B ? Peu importe. L'épée de l'inconnu n'avait pas bougé, son attention était portée sur la tente et sûrement sur le poisson maintenant, et Luca se faisait la mâle à pas de loup, sachant que dans quelques mètres elle serait hors de vue et de portée puisque les tournants et rochers naturellement mal taillés de la falaise rendait l'horizon abrupte et irrégulier. Quels magnifiques paysages que ceux qui permettent des cachettes mobiles... Les murs et les cachettes fermées donnent l'impression d'une sécurité louable, mais si ils offrent un terrain petit et permettant des calculs rapides des mouvements, ils les limitent et leur font perdre de leur possibilités d'action. Et entre avoir un nombre limité de possibilités de défense mais très bien calculés et un nombre illimité de possibilités d'attaque instinctives et presque passionnelles, le choix est vite fait pour la vagabonde qui préfère encore perdre sur une vaste étendue abandonnée que dans un endroit clos et oublié de tous, au point ou même le soleil ne cherche plus à pénétrer les parois.
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MessageSujet: Re: le vol c'est illégal et l'eau ça mouille [Siegmund-Luca]   
25.11.14 18:27

Je continue de m'approcher toujours un peu plus de la tente. Pas de doutes, quelqu'un s'est bel et bien incrusté dans mon chez-moi temporaire. Là je commence à me ruer vers l'intérieur de la tente jusqu'à ce que je vois ce qu'on pourrait appeler un immonde foutage de gueule (ou bien un poisson d'avril mais le jeu de mots serait douteux). Pour qu'on balance quelque chose qui empeste en plus de faire un bruit gluant à l'atterrissage, qu’on n’aille pas me dire que c'est un caillou. Je n'ai peut-être plus ce qui faisait de moi un pisteur mais je sais différencier l'odeur d'un animal mort et d'une pauvre pierre. Non seulement je n’ai pas vu l’arriviste mais en plus il a eu le temps de m’humilier.  Aussitôt que ce qui devait être ma poiscaille revint me dire bonjour, je rentre dans la tente. Je me fiche de voir ce qu'on a pu me voler, j'ai laissé suffisamment de temps pour qu'on puisse se faire plaisir chez moi. La constatation est là, vu la nature de la diversion, l'enflure était là où le poisson a dû atterrir. Sans réfléchir plus longtemps, je m'empare de mon épée et déchire l'arrière de ma tente pour rejoindre la roche d'où l'objet a été lancé. Plus personne, évidemment. En revanche, il suffit que je m'accroupisse pour observer un peu plus la terre. Des traces de pas, à en juger par l'enfoncement de ces dernières, le gredin doit avoir l'inventaire léger. Je suis bien tenté de partir directement dans les recoins labyrinthiques de la falaise mais avant que je ne me sois mis à le poursuivre je remarque un petit quelque-chose sur des traces un peu plus haut. Certaines empreintes forment un demi-cercle tandis que certaines sont superposées par d'autres traces de pieds. A n'en point douter, il a choisi d'agir différemment par rapport à un voleur lambda. J'admets, j'ai failli me faire avoir pour de bon.

Il n'y a plus qu'à suivre les empreintes. Certes, j'accumule le retard et je ne suis pas dans la tête du voleur mais je connais les lieux. S'il ne passe pas par les embranchements alors il prend tout simplement le sentier. Sachant qu’il a une longueur d’avance et qu’il est potentiellement plus rapide, je ne vois qu’un seul moyen de le rattraper. Il y a une pente non loin  qui mène à une descente raide et particulièrement dangereuse obstrué par les arbres et les ronces mais se laisser glisser m’enverras au bout du sentier très rapidement. Evidemment, il serait idiot de suivre un chemin qui n’en ait pas un. La pente tenait plus de la foire aux pièges qu’autre chose. Je risque d’y laisser des plumes mais si je ne le fais pas je resterais bredouille ce soir. Je me presse d’y aller sans faire attention. Je grimpe encore un peu avant d’atteindre le petit sommet. Malgré la nuit, je repère une silhouette fine déguerpissant à pleine vitesse. Je me fiche de savoir si c’est lui ou non. Dans la nuit tous les chats sont gris et le premier que j’attrape aura affaire à moi. Sans plus attendre je m’accroupis prudemment sur le sol puis je prends mon fourreau gardant ma lame. Fin prêt, je me laisse glisser sur la longue descente. Autant dire que je le sens passer. Les roches pointues, les racines et les quelques trous ont tôt fait de me laisser plusieurs égratignures voir quelques petites blessures.

Enfin, j’atteins la sortie du chemin au bout de  moins d’une minute. L’atterrissage est dur et j’vais sentir les douleurs pendant longtemps mais j’avais atteint le bout du chemin avant lui. Je me relève bon gré mal gré, couvert d’orties et de marques qui ne partiront pas avant un petit moment. J’avais réussis, c’était là le principal. Sachant l’arrivée du voleur proche, je me dépêche de me planquer derrière un des arbres non loin. La nuit allait peut-être se calmer, du moins c’est-ce que je pensais. Même si j’entends petit à petit le bruit des pas du voleur, d’autres sons viennent à mes oreilles. D’autres bruits de pas, nettement plus bruyant. Parmi cette pollution sonore je distingue le bruit de froissement et de mouvance du métal. S’ils étaient loin, cela ne m’aurait pas dérangé. Hors, ça semblait venir  non loin de ma position mais aussi un peu plus loin vers le sentier. Pour une fois que j'avais réussis là où j'échoue en général, voilà que d’autres ennuis semblent se pointer pour ruiner l'effort. Que le bruit fraichement arrivé provienne d’une quelconque garde ou d’un groupe de bandits, je ne peux pas les laisser arrêter le voleur avant moi. Non seulement ma cargaison est peut-être dans ses mains mais rien ne prouve qu’il se fera attraper. Quitte à me faire repérer et compliquer encore plus choses, je sors de ma planque pour rejoindre les lieux. Les événements font de moins en moins de sens…
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MessageSujet: Re: le vol c'est illégal et l'eau ça mouille [Siegmund-Luca]   
26.11.14 16:53

C'est louche. Aucun bruit de pas derrière elle. Les sons qui perdurent proviennent de la tente et de l'emplacement où ils se trouvaient. L'armure lourde qui cliquetait, les pas pesant du soldat, l'épée scintillante que des bras comme ceux de Luca n'auraient jamais pu soulever, les ruminements et les râles de colère de l'homme... Ils avaient disparu. Ils s'étaient éloignés puis avaient totalement disparu alors qu'elle aurait dû les entendre derrière elle et les semer petit à petit. Mais là, c'était trop rapide, tout sauf normal. Était-il plus intelligent que ce qu'il avait bien pu montrer jusque là ? Ou s'était-il seulement dit que ça ne valait pas la peine de courir après ce qui s'était introduit dans son camp ? Dans tous les cas, la jeune femme poursuivait sa route rapidement, en silence. Elle ne changeait pas son plan de fuite et la seule chose qui changeait - bien que ça soit un détail entravant sa vitesse de fuite - était qu'elle portait son attention non sur ce qui aurait dû se trouver derrière elle sur quelques mètres mais sur l'environnement entier qui l'entourait. N'importe quoi pouvait sortir de n'importe où. Au moment où elle s'était rendu compte qu'elle n'était pas suivie, l'éventualité qu'il ne soit pas seul ou que des pièges aient été placés lui avait sauté à l'esprit comme une grenouille dans une marre. Elle gardait donc une cadence rapide mais prudente, jusqu'à finalement s'arrêter totalement et regarder derrière elle. Mais ce ne sont pas ses yeux qui la guidaient, c'était ses oreilles. Impossible de voir quoi que ce soit dans cette noirceur de nuit, même si les ombres mouvantes et les formes louches pouvaient être discernées, elle ne pouvait s'autoriser l'erreur de ne se fier qu'à ses yeux. Elle obstrua donc chaque son, les uns après les autres, pour tenter d'attraper celui qui trahirait la présence camouflée d'un corps humain, victime de son vol ou pas. Mais rien... Elle entendit bien une sorte de petit frottement, d'éboulement léger de l'autre côté de la falaise, mais ça semblait naturel. Elle reposa donc les yeux sur la statue, se demandant si son analyse de valeur était bonne.

- On dirait que tu n'as pas grande valeur aux yeux de ton possesseur, ma pauvre...

Elle reprit finalement son bout de chemin en marchant, mais sans vraiment regarder devant elle, l'attention obstruée par cette statue sur laquelle elle cherchait une raison de cet abandon si facile. C'était réellement un matériaux cher qu'elle tenait dans les mains, la femme formée n'était pas une figure connue - ou du moins connue de Luca - mais elle était bien dessinée et les détails avaient leur importance. Elle ne doutait pas que c'était un objet de valeur. Alors quoi ? Le fil de sa réflexion fut interrompue lorsqu'elle entendit un bruissement de buisson sur le bas côté de la route, et sa main libre se posa instinctivement sur l'une de ses dagues. Les bruits de bottes métalliques qui s’échappèrent des bas-côtés s'avérèrent être celles de brigands. Des soldats n'auraient rien à foutre en pleine cambrousse, dans un endroit aussi paumé, et ils auraient déjà planté leur campement à cette heure-ci. Luca se retrouva donc face à des sourires malsains, vicieux et pervers, qui se posèrent tantôt sur les formes discrètes mais existantes de la jeune femme, tantôt sur la statuette qu'elle tenait dans sa main. Qui arrête qui ? Le regard et l'ouïe de Luca confirma quatre hommes, pas lourdement protégés, mais lourdement armés. Hache, épée, et rien d'autre, à vue d'oeil. L'un d'eux, plus grand que les autres, s'approcha lentement, le regard lourd de sous, jusqu'à faire face à la jeune femme qui n'avait pas bougé d'un centimètre. Sa main attrapa alors brutalement le haut de sa robe... Ou du moins l'aurait dû. Luca interposa son poignet qui fut attrapé à la place de son vêtement, délibérément. D'un mouvement souple et rapide, elle se glissa entre les jambes de la brute pour finir dans son dos, le forçant à avoir son bras entre ses jambes et tira d'un coup sec, aussi fort qu'elle le put. Un craquement morbide résonna au creux des arbres spectateurs alors qu'un râle de douleur s'échappa de la gorge du type. Il libéra alors seulement le poignet de la jeune femme mais pour se tourna et lui balancer une gifle violente, qu'elle aurait pu esquiver en reculant si l'un des sbires ne l'avait pas chopé par derrière. Elle tourna donc la tête sous la violence du choc, assez surprise, mais ne prit pas le temps d'attendre que la douleur s'échappe. Ses bras se plièrent vers l'arrière pour que ses mains se posent sur les épaules de son perfide agresseur et elle se servit de ses jambes pour décoller ses pieds du sol. L'avancée du plus gros leur servirent de tremplin et elle se propulsa par dessus la tête de celui qui l'avait empêché de reculer pour atterrir de l'autre côté comme un chat. Ce moment aurait été parfait pour fuir... Mais elle sentit soudain une douleur lancinante lui mordre la cuisse. Une larme était passée dessus et elle sentit son corps s'écrouler sur la terre. Elle tenta bien de les forcer à la propulser plus loin, mais sa jambe blessée ne voulu pas la porter et elle retomba maladroitement, sous le ricanement des deux hommes qui étaient restés spectateurs. Elle les dévisagea un à un, cherchant un plan pour ce sortir de là, mais ces yeux se posèrent sur une forme qui n'était pas là quelques minutes plus tôt. Une forme qu'elle reconnu aussitôt. Le type de la tente. Et pendant une fraction de seconde, Luca réalisa qu'il faisait peut-être partie de cette bande de crétin. La statuette ? Par terre, visiblement tombée maladroitement. Tout ça à cause de cette simple petite chose...
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MessageSujet: Re: le vol c'est illégal et l'eau ça mouille [Siegmund-Luca]   
26.11.14 19:21

Au début, marcher avec des ronces plantés içi et là un peu partout était gênant mais maintenant je commence à ignorer la douleur au fil de ma course. Peut-être est-ce dû au fait que tout ceci commence sérieusement à me courrir sur le haricot. Je pourrais bien retirer certaines de ces pointes naturelles mais ce n'est vraiment pas le moment. Qui sait si ma livraison est dans les mains du voleur ou des arrivistes? C'est mon salaire qui est en jeu merde!  Je sens mes pas devenir plus lourd à chaque fois qu'ils foulent la terre. Sans doute la fatigue cummulée à la descente. Ca valait bien la peine si c'est pour tout remonter tiens. Mais bon, si c'est pour le travail...

Peu à peu, le noir et le paysage assombri disparrait pour laisser entrevoir une silhouette. Non, pas qu'une, non trois, non non cinq personnes. C'est difficile de préciser quand tout se forme et se déforme mais toujours est-il qu'il y a un groupement tout près. Ce pourrait-il qu'il n'y ait non pas un mais plusieurs voleurs? Que ce soit le cas ou non, je sens que je vais devoir croiser le fer avec une bande de brigands. C'est pas plus mal, qui sait ce qu'il se serait passé si je ne les aurais pas vu avant. Cette fois je vois déjà mieux la scène. C'était bel et bien des brigands (ou alors des gardes au budget ridicule). Pourtant, la cinquième personne avait l'air bien différente. On dirait une femme, et pas dans la meilleure des positions. Si mon instinct dit vrai, on dirait que l'arroseur vient de se faire arroser. Finalement, je peux enfin mieux distinguer la scène. Des bandits de grand chemin à l'air idiot et une gamine encapuchonnée, blessée de surcroit.

Maintenant que je ne suis qu'à quelques mètres d'eux, je ralentis le rythme en marchant. J'ai encore le temps d'analyser la situation. Deux profiteurs, deux boulets et une fille qui risque de passer un des pires moments de sa vie si cette dite-vie continuerait d'être dans une heure ou deux. Il y a aussi un objet bien étrange par-terre. Qui sait, c'est peut-être ma cargaison. Bien que mes mains soient ailleurs que sur la poignée de ma lame, je me tiens prêt à la brandir. Sans vraiment prendre attention à la scène, je vais en direction de la statuette roulant sur le sol. Sans grande surprise, je me fais repérer. Alors que je m'approchais de l'objet en question, j'entends des voix orripilantes alors que je tourne mon regard vers le groupe.

C'est qui lui?! Il est avec toi?

Ohoho regardez-moi cet acoutrement! Ca doit couter une petite blinde tout ça!

Fermez-là et allez donc vous en occuper. Pas de témoins et plus de butin.
Répondit le plus grand de la bande en s'adressant à ceux qui sont en retrait.

Dès lors, le duo qui était en train de regarder passivement la scène vient vers moi tandis que les deux autres restent avec la fille. L'un d'eux m'observe un temps alors que l'autre prends le luxe de poser ses mains sur la fameuse statuette. Mon visage reste impassible mais l'envie de leurs en coller une est bel et bien là. L'un d'eux pointe sa hache vers ma gorge sans que cela ne m'effrais le moins du monde. Rien qu'à voir comment il tiens son arme, on peut deviner qu'il ne semble pas spécialement talentieux. Si je ne me trompe pas, il est bien trop innatentif pour contrer si je l'attaque. Il y a bien le second bandit à droite mais avec l'objet en main, il a plus de chances de frapper avec sa massue sur mon épaulière. Bref, j'ai l'avantage stratégique et, vu leurs intelligence apparente, numérique. Reste à voir la réaction des deux autres devant. Soit ils laissent tomber la fille pour s'en prendre à moi soit ils restent en position de défense. Honnêtement, je préfère qu'il ne m'attaque pas. Ca laisserait une occasion à la voleuse de s'enfuir. Même blessée, elle parrait assez intelligente pour réussir à s'échapper.

Allez p'tit gars, donne-nous gentillement tes affaires et on te tue pas. C'est honnête hein? Oh attends c'est vrai, pas de témoins, dommaa-*arf*

Là j'en pouvais plus. J'ai pris le manche de sa hache et je l'ai retourné vers sa mâchoire poilue et mal odorante. Sans attendre une demi-seconde de plus, j'empoigne mon arme toujours dans son fourreau et je balaye d'un coup puissant ce casse-pied. Alors que son comparse allait me donner une bonne correction, je lui frappe l'abdomen avec le même fourreau. Le voyant se tordre de douleur, je le prends par le scalpe pour ensuite reprendre ce qui devait être mon bien avant de jeter le type plus loin. Net et sans bavure (en tout cas pas sur mes vêtements). Je n'ai plus qu'à reprendre le chemin vers ma tente...Raaah et puis m*rde! Je me doute bien que le voleur devait être cette fille mais je sais ce qui l'attends. Même un mercenaire de mon calibre ne peut rester là sans rien faire. Et puis, j'aurais bien envie de lui remonter les bretelles après. Gardant la statuette dans ma main gauche, je fais un moulinet pour me débarasser du fourreau. L'épée désormais à l'air libre, je la pointe dans la direction des deux autres malotrus sans faire attention à l'homme rampant à coté de moi.

Laissez-la.

En y repensant, j'ai l'impression de devenir de plus en plus contradictoire. La fatigue j'imagine. Au moins, ils n'ont pas changé leurs positions. Une fois encore, j'ai l'avantage. Quoique le colosse me parrait un brin plus clairvoyant et coriace que ses autres camarades. Celui qui seconde le grand costaud se met à me dévisager comme s'il voyait un fantôme. Oh pitié, faites qu'il ne sâche pas mon identitée. Moi non plus je ne dois pas laisser de témoins si on viendrait à me reconnaitre. Foutue notoriété, pour une fois qu'elle risque de se retourner contre moi...
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MessageSujet: Re: le vol c'est illégal et l'eau ça mouille [Siegmund-Luca]   
27.11.14 10:09

Les choses auraient pu bien se passer. Elle aurait pu quitter ce terrain et retourner en ville, se débarrasser de la statuette et avoir de quoi manger pour la semaine entière. Pourquoi fallait-il toujours qu'un pépin se glisse dans ses plans parfait(ement imprivés.)s ? Qu'ils approchent, ces lourdauds, même au sol elle ne doutait pas de pouvoir leur faire du mal. La main sur l'une de ses dagues, accrochée à sa cuisse et recouverte par le peu de longueur qui lui restait de sa robe, elle n'avait qu'à trancher l'arrière des genoux et elle serait débarrassée de ces abrutis. Mais leur attention se portèrent sur autre chose. Sur la forme qu'elle avait vu s'approcher et qu'elle soupçonnait faire partie de leur bande. Soupçons qui s'effacèrent aussitôt lorsque l'un de ses bourreaux ouvrit la bouche. A bien y penser, il suffisait de voir sa tenue et celle des brigands pour comprendre qu'il n'avait rien à voir avec eux. Pour le coup, Luca se sentit presque ridicule d'avoir pu croire que cet homme à l'air d'un mercenaire pouvait agir avec ces bandits de bac à sable. L'inconnu n'avait pas dit un mot, rien du tout, il avait juste ramassé sa statuette comme si elle comptait plus que sa propre vie. Les hommes s'approchèrent alors forcément de lui, c'était à prévoir. Le laisser récupérer son bien et le laisser partir aurait été trop beau. Remarque, vu son accoutrement, ç'aurait été sûrement la meilleure idée qu'ils auraient pu avoir de toute leur vie. Le plus grand de tous, au bras brisé par la petite pirouette de la voleuse, restait sur le côté pour laisser ses hommes affronter le danger. Mais visiblement, ils venaient de tomber - une fois de plus - sur plus fort qu'eux et spirituellement en majorité numérique. Luca se fit donc discrète. Le combattant s'attendait sûrement à ce qu'elle en profite pour fuir mais elle était clouée au sol, un filet de sang s'éparpillant le long de l'arrière de sa cuisse. Mais elle était tellement absorbée par le combat qu'elle ne sentait plus la douleur. Une remarque lui vint à l'esprit : tu avais la classe. Mais tu manquais d'attention... La larve rampante à tes pieds, la mâchoire brisée, visiblement en colère, ne faisait pas que gémir de douleur. Il se rapprocher aussi de tes jambes avec l'intention devinable de te foutre dans la merde. Chose qu'il n'eut pas le temps de faire. Profitant de l'attention que te portaient les deux hommes près d'elle, Luca força sur sa douleur pour se propulser vers un des hommes et lui voler un petit poignard à la ceinture. Elle l'envoya sans hésitation et avec une précision maladroite sur le vers de terre qui s'approchait de toi. Le but ? Le crâne. L'atteinte ? L'épaule... Mais ça suffisait pour te mettre en garde du danger qui s'approchait de toi par derrière. Un bras féroce la repoussa en arrière et une forme brutale la plaqua au sol, tandis que le dernier des hommes se ruait vers toi en levant sa hache dans un cri de guerre ridicule. En espérant que tu y arrives. Elle sentit des mains se placer autour de son cou et l'air commencer à lui manquer. La main tremblante, le souffle manquant, elle tira tant bien que mal une de ses dagues pour trancher la gorge de la mort qui s'approchait. D'un dernier geste presque désespéré, elle repoussa le corps qui se vidait de son sang sur elle et s'assit, tremblante, le souffle court. Elle avait tué quelqu'un... Elle avait tué quelqu'un, pour la première fois, elle avait ôté la vie d'un homme. Lâchant sa dague sur le côté. Elle observa le corps vide de vie, une tâche rouge s'étalant dessous lentement. Ses yeux ne pouvaient quitter le carnage qu'elle venait de faire, qu'elle avait fait uniquement pour se défendre mais qu'elle regrettait déjà plus fort que tout ce qu'elle avait pu faire comme conneries dans toute sa courte vie.
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MessageSujet: Re: le vol c'est illégal et l'eau ça mouille [Siegmund-Luca]   
27.11.14 17:30

Note HRP: Au vu du règlement, je me permets de mettre un pegi -16 pour ce post au cas où. Le contenu étant un poil violent.

Ce n'était qu'une question de seconde avant que je n'en finisse avec ces crevards. Viendrais ensuite le cas de la voleuse. Mieux vaudrait qu'elle vive pour l'instant, elle seule sait ce qui m'a été volé. Ironique que même moi je l'ignore. D'un mouvement vif des yeux, j'analyse la situation. Et soudain, une dague qui vient dans ma direction. J'ai à peine eu le temps d'esquiver. Ca ne m'aurait pas tué mais sans mon brassard j'aurais sûrement eut une blessure de plus à ajouter à ma collection. J'entend un bruit de déchirement bien familier. Celui de la chair fendue par le métal. Je me retourne et je vois que la première de mes victimes était sur le point de se relever pour me frapper en lâche. Préférant profiter de la situation plutôt que chercher le pourquoi du comment, je me retourne et frappe brutalement de ma lame dans la nuque du moins que rien. Puis j'entends qu'un autre vient venger l'affront (enfin s'il est asez intelligent pour comprendre le concept de vengeance). Avec la lame planté profondément dans la chair de l'autre gugusse, je ne peux pas la ressortir à temps. En revanche, je peux toujours manier l'épée toujours dans la plaie. Et c'est que je fais. Je force le corps à se retourner par le biais de l'épée et...ça a marché. Ni trop lentement ni trop rapidement, j'ai déjà contre-attaquer sans même lancer le moindre coup. En effet, l'autre malfrat n'a pas eu l'occasion de réagir à temps et encore de freiner sa course. Résultat, voilà qu'il entre en collision avec la pointe tranchante de ma lame. Pas très subtil et encore moins gracieux mais ça a marché. Il a donc fallu quelques secondes et l'aide d'un pickpocket de grand chemin pour tuer deux types déjà bien entamés. Pensé comme ça j'ai l'air d'un incompétant au derrière bordé de nouilles.

Maintenant je pose mon pied sur le torse du premier des bandits avant de pousser un grand coup puis je suis le mouvement avec un faux coup vertical. Et voilà, d'abord libéré du second puis du premier bandit. C'est toujours l'un des pires moments dans ce genre de situation. On est à découvert, il faut forcer pour ressortir son arme et ça laisse toujours une petite floppée d'hémoglobine. Pas autant que certains le font croire dans les histoires mais l'odeur est toujours aussi infecte. Reprenant ma position d'origine, je fais face une fois de plus au duo devant moi. Même si je reste un peu surpris, je maintiens mon air impassible en voyant qu'il ne s'agissait plus du même duo. Un corps inerte dans une marre de sang, la fille juste à coté en train de regarder et le grand balourd. Visiblement en colère mais aussi effrayé, la grande brute commence à péter une durite pendant que je le vois sur le point de frapper la fille à la capuche. Allez savoir, peut-être qu'il la prend pour responsable ce qui, mine de rien, est vrai.

Espèce de garce!

Mais quelque chose vient de le stopper dans son attaque. Mon espadon (note hrp: rien à voir avec le poisson Vorrk) s'est planté dans son bras. Le bras reste pourtant trop épais et la lame ne s'enfonce que vers la moitié du bras. Voilà qu'il commence à forcer et moi de même. Cependant, garder ma position en forcant avec un seul bras n'est pas chose aisé et mes pieds commencent même à s'enfoncer dans la terre. Jamais je me rabaisserais à brandir mon arme à deux mains pour cet abruti, d'autant plus que je devrais lâcher la statuette. Et puis, d'un coup, je viens d'avoir trouvé une idée. Le coup de la dague de jet vient de m'inspirer. Je n'ai pas oublier les séquelles de mon raccourci. Sans hésiter, je lâche mon emprise sur mon épée puis je prends une branche entière de ronces et je lui la fourre dans les yeux. Ainsi, pendant que le sang coule de ses yeux dans un cri de douleur, je rempoigne mon arme. N'ayant plus à faire face à une quelconque résistence, je force et je lance un puissant coup ascendant pour trancher pleinement le bras. Rétablissant aussitôt ma position initiale, je ne tarde pas et j'achève le combat d'un coup d'estoc dans la cage thoracique.

Le colosse tombant à genoux tout en ayant les spasmes de douleurs n'eut même plus la force de paniquer. Repuisant à nouveau dans ma force, je ressors brutalement la lame du torse. Désormais il y avait un cadavre de plus ce soir. maintenant que la lutte est terminée, je fends l'air pour enlever le sang sur mon épée. Maintenant je m'avancais vers la voleuse. J'enfonce un peu mon arme dans le sol pour la poser puis je l'observe, toujours debout, le temps d'une fraction de seconde. Elle a l'air comme hypnotisée par le cadavre devant elle. Ce regard-là, je le connais. N'importe qui ayant déjà tenu une arme a eut ce regard. Je fais quand même attention à l'objet dans ma main gauche mais en voyant la blessure sur sa jambe je me dis que me préoccuper de son état passe avant le sermon et les questions.

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le vol c'est illégal et l'eau ça mouille [Siegmund-Luca]

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