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 Pif paf PLOUF ! [Pv: Warren]

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Ilmyde
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Reina
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Classe : Algiz
Royaume : Ilmyde

MessageSujet: Pif paf PLOUF ! [Pv: Warren]   
24.11.14 17:50

Loin de la ville, du bruit et de l’agitation, il fallait bien avouer que cette journée commençait agréablement bien. Le soleil était au beau fixe, chauffant de ses rayons l’atmosphère qui était beaucoup moins étouffante avec cette brise qui soufflait avec force. Si Reina devait choisir un endroit où vivre, elle viserait plus un endroit calme et serein comme le fut son village à l’époque. Kireide était une ville maussade, et combien même elle était le refuge de nombreux expatriés, elle n’en restait pas moins qu’une terre pauvre et désolée. Pourtant à l’époque, nombreux était ceux qui en vantaient les éloges, mais à présent, ce temps était révolu. Pourtant, dans certains endroits de la région, la nature restait maîtresse de certaines plaines, de certaines forêts, offrant des paysages magnifiques dont la cruauté avait épargnée la vie. Qu’il était plaisant de fouler des terres recouvertes de verdure, de sentir l’odeur boisée des arbres et le murmure du vent dans les branchages. À chaque voyage, l’algiz redécouvrait avec joie, ses sensations qui étaient autrefois son quotidien. Il n’était pas rare qu’elle profitait de chaque cadeau offert par dame nature et même si elle passait le plus clair de son temps dans les champs, il lui arrivait d’arpenter les lacs et les forêts qui entouraient son petit village. Ainsi, dés qu’elle en avait l’occasion, la demoiselle partait, parfois seule, parfois accompagnée de sa monture, une façon comme une autre pour tuer la solitude qui s’immisçait  en elle. Mais cette fois, elle n’était pas partie sur un coup de tête et encore moins par envie d’évasion. Non, sa destination était connue et pour une fois ce n’était pas pour vendre sur les marchés comme elle l’avait l’habitude de faire. Il est des promesses, qu’il est important de tenir, et même si la rouquine n’était pas un chevalier, ni un soldat, elle avait de l’honneur et pour elle, il était primordial de ne pas revenir sur ses paroles. Sa promesse ? Faire l’acquisition d’une fleur sauvage guérisseuse qui soignait plusieurs sortes de rhumatisme. Une de ses clientes les plus fidèles souffrait depuis quelques temps, l’obligeant parfois à rester cloué au lit sans pouvoir faire quoique ce soit. Avide de compassion et voulant aider cette pauvre femme qui n’avait plus aucun enfant pour s’occuper d’elle, la renarde s’était fait la promesse de lui trouver un remède approprier, de façon à ce qu’elle puisse s’en remettre rapidement.

La plante poussait généralement non loin des cascades, précisément sur les roches de celle-ci. La rendant inaccessible et dure à obtenir. Mais pour Reina, rien n’était difficile si on avait la force nécessaire pour réussir. Croire c’est pouvoir, et elle comptait bien revenir avec ce qu’elle désirait ardemment. Il était hors de question qu’elle rentre les mains vides et la mine déconfite. Elle comptait arriver à ses fins et si jamais la plante ne se trouvait pas dans la région de Kireide elle comptait bien arpenter les autres contrés. Même si la menace des montres étaient présentes et même si les brigands l’attaquaient qu’importe. Tant qu’elle ramenait cette fleur le reste lui passait au-delà. Elle était loin de correspondre à la frêle demoiselle incapable de se défendre et autant dire qu’elle était bien trop têtue pour osée changer d’opinion. Folie ou courage ? Des détails insignifiants pour la rouquine qui avait commencé en ce jour son voyage depuis l’aube. Cela faisait à présent quelques heures qu’elle marchait en compagnie de sa jument, et d’après les quelques informations qu’elle avait relevées en ville, les cascades se trouvaient non loin d’une forêt. Précisément en son cœur, si on avait le courage de se promener en son sein. Alors que ses pas avançaient sur les plaines verdoyantes, laissant ses vêtements et ses cheveux flotter au gré du vent, la lisière boisée ne tarda pas à faire son apparition, rendant la jeune femme quelques peu radieuse à la vue de cette étendue de conifère. Adressant quelques paroles à sa campagne de route, Reina s’engagea dans un chemin qui semblait tout tracée, tendant grandement l’oreille à la recherche d’un ruissèlement d’eau ou d’une chute violente de liquide cristalline. Les oiseaux piaillaient de temps à autre, chantant quelques louanges qui n’étaient compris que d’eux. Quelques animaux gambadaient avec sérénité avant de disparaître pour s’atteler à leur occupation. C’est au bout de quelques minutes de marche intense que l’algiz renarde entendit enfin un son reconnaissable entre mille. De l’eau. Une eau fraîche désaltérante ou le bruit d’une cascade brisait le silence des lieux.

Admirant la vue que lui offrait ce spectacle magnifique, la jeune femme avait une envie folle de se jeter à l’eau et de se rafraîchir, mais elle n’était pas là pour ça. Non elle devait à présent escalader les rochers et trouver cette plante qu’elle recherchait activement. Approchant son cheval du point d’eau pour qu’elle puisse se ressourcer, Reina lui adressa quelques paroles, avant de s’équiper d’un sac et de s’approcher de la paroi rocheuse. Il fallait bien avouer, la jeune algiz n’était pas une professionnel le de l’escalade. Elle était bien mieux sur la terre ferme qu’à jouer les écureuils, et pour ne pas flancher dans son objectif, elle préféra se concentrer sur la hauteur que le contrebas. Il serait dommage d’être pris soudainement de vertige, surtout si près du but. Certaines roches étaient glissantes et il était parfois bien trop risqué d’aller plus loin, mais pour la rouquine, pas question d’abandonner. Ce n’était pas quelques pierres qui allaient l’arrêter dans son acheminement. Alors qu’elle se hissait sur une falaise où elle pourrait se reposer quelques minutes, son regard rougeâtre se posa sur la plante qui se tenait non loin de ses yeux. Apparemment, ses efforts n’étaient pas vains, car le fruit de son dur labeur venait d’être récompensé gracieusement. Au moins, elle n’aura pas à entreprendre un voyage de longue haleine. Bien qu’au fond, elle était légèrement déçue par cette nouvelle. Prenant le temps de se relever pour enfin reprendre son souffle, Reina s’approcha sans attendre de la fleur, essayant de tirer avec douceur au niveau de sa base pour l’arracher avec ses racines. D’après les dires, la plante était plus efficace quand on pouvait y prendre ses racines, ce qui était largement bien plus dure quand celles-ci étaient bien ancrées dans la roche. Se maudissant de ne pas avoir apportée les outils nécessaires, la jeune femme comptait bien ne pas redescendre sans elle. Elle n’avait pas fait ce chemin pour rien et puis de toute façon, il suffisait juste de tirer un peu plus fort non ? Posant ses deux mains sur la plante, sa force se fit plus concentrée, plus rude, à tel point que les racines cédèrent brusquement, faisant tomber la jeune femme en arrière. Vers le vide. C’est dans ses conditions malchanceuses que la rouquine regrettait de ne pas être née aigle ou corbeau et à part attendre la fin de la chute, elle ne pouvait rien faire d’autre. À part peut-être crier pour extérioriser cette peur qui lui tenaillait l’estomac. Heureusement, dans son malheur, elle avait toujours une chance inouïe. Car au lieu de se briser la nuque sur le sol, elle se retrouva subitement engloutie par le liquide cristallin qui avait nettement amortis sa chute. Bon ça ne lui avait pas empêchée de boire la tasse, mais au fond, ce n’était pas aussi dramatique. La main hors de l’eau tenant fermement la plante, le reste du corps n’avait pas tardé à suivre, suivi d’une inspiration forte et d’une toux horrible ou les poumons essayaient de recracher l’eau qui s’était invitée en eux.

Reprenant rapidement ses esprits Reina se releva avec difficulté hors de l’eau, jusqu’à atteindre un point où elle avait pied. Sa respiration était difficile, mais elle reprenait peu à peu constance continuant à tousser de temps à autre. Ses vêtements étaient trempés et lourd à cause de l’eau qui s’était infiltrée. Ses cheveux étaient dans le même état, collant à son visage tout en lui bouchant parfois la vue. Passant rapidement une main dans sa chevelure humidifiée, pour mieux voir les environs, la renarde regarda attentivement la plante qu’elle tenait dans ses mains, avant d’afficher un sourire jovial.

« Eh tu as vu ça Polka ? J’ai réussie ! On va pouvoir ramener ça à… »

Sauf que Polka — sa monture — n’était plus vraiment seule à présent. Non loin d’elle, se tenait un homme, du moins, sa carrure laissait entrevoir que ce n’était pas une femme. Il était bien trop large d’épaule pour qu’on le confonde. Ses cheveux par contre étaient longs et flamboyant. Peut-être même aussi long que ceux de notre algiz ici présente. Surprise de voir une toute autre personne sur les lieux, la demoiselle se retrouva quelques peu gênée avant de réfléchir à la présence de cet étranger sur les lieux. Ses yeux s’écarquillèrent quelques instants avant que son index ne se lève pour pointer l’individu. Elle avait essayé d’avancer, mais elle préféra éviter pour ne pas se rendre plus ridicule.

« Eh ! Tu n’as pas l’intention de me piquer ma monture j’espère ? Je sais que c’est une belle jument, mais elle m’appartient ! T’avise pas à me la voler ! Sinon tu vas le regretter ! »

Au vu de son état, c’était tout sauf convainquant, mais autant prévenir que guérir n’est-ce pas ? Après tout, même s’il n’en avait pas l’air, le jeune homme pouvait très bien être un brigand. Après tout, l’habit ne fait pas le moine comme on dit.

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Kiréide
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MessageSujet: Re: Pif paf PLOUF ! [Pv: Warren]   
13.01.15 20:00

Les grandes étendues sauvages de Kiréïde. Sur ces vastes terres, les collines étaient couvertes de verdures, et les forêts assez denses pour conserver tout leur mystère. Cette terre était l’un des rares endroits du royaume encore épargné par le sable et les rocailles. Un lieu presque irréel, bien différent de toutes ces citadelles sculptées des doigts de l’Homme. Une vallée si paisible que, l’espace d’un instant, Warren retrouva une sensation longtemps oubliée : la liberté. Un instant, il oublia les chaînes nées de son ascendance illégitime. Un instant, il oublia que le monde était au bord du gouffre. Mais la réalité écarta cette éphémère ataraxie, accusant les heures écoulées. Le soleil était à son zénith, et il était grand temps pour le mercenaire de faire une halte. La route vers Ambriosa était encore longue, et il avait besoin d’eau. C’était d’ailleurs l’objet de sa venue ici, dans les vastes forêts. Les cascades apparaissaient comme l’endroit idéal pour prendre un peu de repos, et collecter un peu d’eau pure. Une récompense bien méritée, car emprunter ces routes escarpées étaient une tâche épuisante. Ses mains étaient couvertes d’éraflures, usées par un long voyage, et ses jambes commençaient à être douloureuses. Sur son épaule, une vieille sacoche de toile usée, renfermant quelques affaires d’ultime nécessité, ainsi que des vivres. Le fourreau de son épée était solidement accroché à  sa taille, à portée immédiate de sa main. Malgré les journées de voyage, Warren avait toujours cette allure de combattant. Son regard était droit, incisif et déterminé. Ses épaules étaient solides, et sa tête haute. Ses cheveux, rouges comme le carmin tombaient dans son dos, tandis que des mèches indomptables encadraient son front dégagé. La fine estafilade sur sa joue et sa pèlerine éventrée sur le flanc étaient les vestiges de sa dernière mésaventure. Les mauvaises rencontres étaient fréquentes, particulièrement depuis que les monstres et la misère rôdaient. Et cette situation n’allait pas s’améliorer. Le monde était déchiré, et la souffrance était en train de s’emparer des habitants de Meinarest. Le mercenaire avait constaté par lui-même les maux qui accablaient les habitants de Kiréïde, et il avait décidé de se battre. Renverser le cours injuste du destin, avec le fol espoir que l’étincelle d’une révolution puisse enflammer le monde. Ambriosa… Cette ville était-elle vraiment la réponse à ses attentes ? Partout, on racontait que les rebelles se regroupaient là-bas, loin du regard inquisiteur de la sorcière. Il avait besoin de le constater de ses propres yeux, avant de faire son choix. Les cascades étaient proches désormais, et après une brève inspiration, Warren s’enfonça d’avantage sur le sentier.

Les arbres s’écartèrent, révélant une petite étendue paisible et dégagée. Une petite rive en bordure d’une vaste étendue d’eau, elle-même surplombée d’une petite cascade naturelle. Juste en aval de cette source, un petit ruisseau sillonnait les plateaux, s’écoulant en direction de la vallée. Sur la rive opposée, de nombreux arbres s’agglutinaient, certaines racines effleurant même la surface de l’eau. C’était un spectacle pittoresque, et pourtant, un détail inhabituel frappa aussitôt le mercenaire. Un cheval, abandonné près de l’eau. Une selle était encore sur son dos, et Warren ne tarda pas à repérer la propriétaire de l’animal. C’était une jeune femme, trop occupée à escalader la paroi rocheuse pour remarquer l’intrusion de Warren. Le mercenaire croisa les bras, jaugeant la scène d’un sourire amusé. Il posa brièvement son regard sur le cheval, et préféra rester à une distance respectable pour ne pas apeurer la bête. Puis, il contempla cette drôle d’ascension. La mystérieuse acrobate sembla s’attarder sur un point précis de la paroi, gesticulant, et tirant comme pour arracher quelque chose. « Elle va tomber », murmura Warren à voix basse. Sans surprise, la jeune femme bascula en arrière, et poussa un cri. Puis, sa voix fut étouffée quand son corps percuta la surface de l’eau. Quand elle s’extirpa enfin de la source, Warren réprima un sourire. La jeune femme approcha, s’adressant à sa jument, avant de se figer quand elle remarqua l’inconnu. Ce fut l’occasion pour le mercenaire de remarquer les grands yeux rouges de la demoiselle. Puis, cette dernière darda un index accusateur en direction de Warren, lui déconseillant toute tentative répréhensible. Malgré le ridicule de la scène, c’était une crainte compréhensible. Le mercenaire montra ses mains vides, en gage de bonne foi.

« Je veux juste de l’eau. Pas la tienne, ajouta-t-il, sarcastique, avant de désigner les chutes. Celle de la source. »

Silencieux, une main contre sa hanche, Warren la regarda un instant. Cette fameuse inconnue était trempée jusqu’aux os, et malgré le soleil, la forêt était encore chargée de fraîcheur. Le mercenaire hésita un instant, posa sa main libre contre son front, puis soupira. Il planta finalement son regard dans celui de la jeune femme, sans trop se préoccuper de ses éventuelles jérémiades, et ôta négligemment sa pèlerine. Puis, sans cérémonie, il la lança à l’attention de sa nouvelle rencontre.

« Enfile ça, tu vas attraper froid. Je vais chercher de quoi faire un feu, pour que tu puisses te réchauffer et faire sécher tes vêtements. Il marqua un temps d’arrêt, et ajouta : sauf si tu as peur que je vole tes vêtements. »

Négligemment, Warren fouilla dans sa sacoche, et en extirpa un drap de laine. Il le posa au sol, à l’attention de la jeune femme, puis s’éloigna en direction des bois. Sans se retourner, il lui adressa un signe de la main, et s’enfonça sur le sentier. Il marcha quelques bonnes dizaines de mètres, avant de collecter le bois sec nécessaire pour faire un feu. Puis, il rebroussa chemin. Quand il arriva à ce camp de fortune, il ne se préoccupa pas de savoir si la demoiselle s’était enveloppée de la pèlerine, ni même du drap. Sans trop regarder la jeune femme, le mercenaire tira de sa sacoche le nécessaire pour faire flamber les branchages, puis s’attela à la tâche.. Si la conversation n’était pas le point fort de Warren, c’était une science encore plus difficile pour lui dans une situation aussi inconfortable. Et pourtant, il aurait été bien incapable de passer son chemin sans aider cette jeune femme.

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